Are you the publisher? Claim or contact us about this channel


Embed this content in your HTML

Search

Report adult content:

click to rate:

Account: (login)

More Channels


Showcase


Channel Catalog


Channel Description:

Il s'agit de la réflexion d'un peintre de 78 ans, au départ d'un territoire peint et sculpté par lui, au coeur de l'Ardenne et dans lequel il vit en solitaire, tout en y accueillant de nombreux visiteurs!

older | 1 | 2 | 3 | (Page 4) | 5 | 6 | .... | 83 | newer

    0 0

     

    Toujours pendant le tournage DU FILM "Homme de Boue"au mois de juin 2011et cette fois de tous gros plans impitoyables sur un vieux CheyenneMG 4213MG 4216MG 4218MG 4222MG 4225
    MG 4256MG 4253MG 4257MG 4258MG 4322MG 4310-copie-1MG 4263MG 4305


    0 0

     

    Photos prises pendant le tournage du film, en jjuin 2011, à Moircy,alors que la conversation bat son plein avec Hugo Horiot qui mitraille pendant que je parle ou joue de la guitare ou du piano, ou encore récite  des poèmes de Rimbaud, Verlaine, Apollinaire, Nerval, Hugo, Toulet etc....MG 3567MG 3665MG 3667MG 4066MG 4065MG 4067Là je joue une composition personnelle ce qui m'évite de devoir payer des droits d'auteur pour le filmMG 4169MG 3741MG 3744-1-copie-2Précision: je fume un cigarillos en fin de journée dehors et en été, c'est tout et je n'avale pas la fuméeMG 3739MG 3751MG 3754MG 3758MG 3763MG 3767MG 3769MG 3798-copie-1Je parle beaucoup avec les mains. Mon arrière grand-mère maternelle était italienne et s'appelait LAURA DELLA MORTE (sic). L'italien est ma langue préférée...MG 3799MG 3800MG 4056
     


    0 0

      Celine-Le-Figaro014-copie-1.jpg

     

    Louis-Ferdinand Céline

    Description de cette image, également commentée ci-après

    Louis-Ferdinand Céline. CELINE.Carte d'identité

     

    Données clés

    Nom de naissance Louis Ferdinand Destouches1
    Autres noms Céline
    Activités romancier, essayiste, médecin
    Naissance 27 mai 1894
    Courbevoie, France
    Décès 1er juillet 1961   (à 67 ans)
    Meudon,  France
    Langue d'écriture Français
    Genres roman, essai
    Distinctions Prix Renaudot 1932
     

     

    Louis Ferdinand Destouches, né le 27 mai 1894  à Courbevoie, département de la Seine, et mort le 1er juillet 1961 à Meudon, plus connu sous son nom de plume Louis-Ferdinand Céline (prénom de sa grand-mère et l'un des prénoms de sa mère), généralement abrégé en Céline, est un médecin et écrivain français, le plus traduit et diffusé dans le monde parmi ceux du XXe siècle après Marcel Proust.

    Sa pensée pessimiste est teintée de nihilisme. Controversé en raison de ses pamphlets antisémites, c'est un « écrivain engagé »2, d'une proximité coupable avec les collaborationnistes3. Il est cependant, en tant qu'écrivain, considéré comme l'un des plus grands novateurs de la littérature française du XXe siècle, introduisant un style elliptique personnel et très travaillé qui emprunte à l'argot et tend à s'approcher de l'émotion immédiate du langage parlé.Un Rabelais de l'Ere atomique

     

    Biographie

    Jeunesse en région parisienne

     

    Louis Ferdinand Auguste Destouches naît à Courbevoie, au 11, rampe du Pont-de-Neuilly (aujourd'hui chaussée du Président-Paul-Doumer). Il est le fils de Fernand Destouches (Le Havre 1865 - Paris 1932), issu du côté paternel d'une famille de petits commerçants et d'enseignants d'origine normande installés au Havre et bretonne du côté maternel, et de Marguerite Guillou (Paris 1868 - Paris 1945), propriétaire d'un magasin de mode, issue d'une famille bretonne venue s'installer en région parisienne pour travailler comme artisans, et de petits commerçants. Il est baptisé le 28 mai 1894 avant d'être confié à une nourrice. Son père est employé d'assurances et « correspondancier » selon les propres mots de l'écrivain et a des prétentions nobiliaires (parenté revendiquée plus tard par son fils avec le chevalier Destouches, immortalisé par Jules Barbey d'Aurevilly), et sa mère est commerçante en dentelles dans une petite boutique du Passage Choiseul, dont j'ai ramené les images suivantes en 2010.Choiseul10Passage Choiseul OldP1020119

    Choiseul4
      Choiseul283333-copie-1220px-64%2C_passage_Choiseul_%C3%A9tages
    Le no 64 du passage Choiseul où vécut Louis Destouches enfant.CELINE2

    Ses parents déménagent en 1897 et s'installent à Paris, d'abord rue de Babylone puis, un an plus tard, rue Ganneron et enfin, durant l'été 1899, passage Choiseul, dans le quartier de l'Opéra, où Céline passe toute son enfance dans ce qu'il appelle sa « cloche à gaz » en référence à l'éclairage de la galerie par la multitude de becs à gaz au début du XXe siècle.

    En 1900, il entre à l'école communale du square Louvois. Après cinq ans, il intègre une école catholique durant une année avant de revenir à un enseignement public. Il reçoit une instruction assez sommaire, malgré deux séjours linguistiques en Allemagne d'abord, à Diepholz pendant un an puis à Karlsruhe, et en Angleterre ensuite. Il occupe de petits emplois durant son adolescence, notamment dans des bijouteries, et s'engage dans l'armée française en 1912, à 18 ans, par devancement d'appel.

    Première Guerre mondiale et Afrique

    Il rejoint le 12e régiment de cuirassiers à Rambouillet. Il utilisera ses souvenirs d'enfance dans Mort à crédit Mort à Crédit251et ses souvenirs d'incorporation dans Voyage au bout de la nuit ou encore dans Casse-pipe (1949). Il est promu brigadier en 1913, puis maréchal des logis le 5 mai 1914.Le Cuirassier Destouches Quelques semaines avant son vingtième anniversaire, il est ainsi sous-officier.

    Trois mois plus tard, son régiment participe aux premiers combats de la Première Guerre mondiale en Flandre-Occidentale. Pour avoir accompli une liaison risquée dans le secteur de Poelkapelle au cours de laquelle il est grièvement blessé à l'épaule droite – et non à la tête, contrairement à une légende tenace qu'il avait lui-même répandue, affirmant avoir été trépané6 –, et dès l'automne 1914 avoir eu le tympan abîmé7, il sera décoré de la Croix de guerre avec étoile d'argent, et de la Médaille militaire, le 24 novembre 1914. Ce fait d'armes sera relaté dans L'Illustré national.

     

    Réopéré en janvier 1915, il est déclaré inapte au combat, et est affecté comme auxiliaire au service des visas du consulat français à Londres (dirigé par l'armée en raison de l'état de siège), puis réformé après avoir été déclaré handicapé à 70 % en raison des séquelles de sa blessure. L'expérience de la guerre jouera un rôle décisif dans la formation de son pacifisme et de son pessimisme. Il se marie, à Londres, avec Suzanne Nebout, le 19 janvier 1916, puis contracte un engagement avec une compagnie de traite qui l'envoie au Cameroun, où il part surveiller des plantations. Malade, il rentre en France en 19175.

    Rencontre importante qui complète sa formation intellectuelle : il travaille en 1917-1918 auprès du savant-inventeur-journaliste-conférencier Henry de Graffigny. Embauchés ensemble par la mission Rockefeller, ils parcourent la Bretagne en 1918 pour une campagne de prévention de la tuberculose.

    La formation du médecinCELINE à 21 ans (1915)

    Après la guerre, Louis-Ferdinand Destouches se fixe à Rennes. Il épouse Édith Follet, la fille du directeur de l'école de médecine de Rennes, le 10 août 1919 à Quintin (Côtes-du-Nord). Celle-ci donne naissance à son unique fille, Colette Destouches, le 15 juin 1920. Il prépare alors le baccalauréat, qu'il obtiendra en 1919, puis poursuit des études de médecine de 1920 à 1924 en bénéficiant des programmes allégés réservés aux anciens combattants. Sa thèse de doctorat de médecine, « La vie et l'œuvre de Philippe Ignace Semmelweis » (soutenue en 1924), sera plus tard considérée comme sa première œuvre littéraire.

     

    Il publie La Quinine en thérapeutique (1925). Après son doctorat, il est embauché à Genève par la fondation Rockefeller qui subventionne un poste de l'Institut d'hygiène de la SDN, fondé et dirigé par le Dr Rajchman. Sa famille ne l'accompagne pas. Il effectue plusieurs voyages en Afrique et en Amérique avec des médecins. Cela l'amène notamment à visiter les usines Ford au cours d'un séjour à Détroit qui dure un peu moins de 36 heures, le temps pour lui d'être vivement impressionné par le fordisme et plus largement par l'industrialisation. Contrairement à la légende souvent reprise, il n'a jamais été conseiller médical de la société des automobiles Ford à Détroit.

     

    Son contrat à la SDN n'ayant pas été renouvelé, il est engagé, après avoir envisagé d'acheter une clinique en banlieue parisienne et un essai d'exercice libéral de la médecine, par le dispensaire de Bezons (1940-1944) où il effectue quatre vacations de deux heures par semaine pour lesquelles il est payé 2 000 F par mois. Il y rencontre Albert Sérouille et lui fera même une fameuse préface à son livre Bezons à travers les âges. Pour compléter ses revenus, il occupera un poste polyvalent de concepteur de documents publicitaires, de spécialités pharmaceutiques et même de visiteur médical dans trois laboratoires pharmaceutiques.

    Elizabeth Craig 

     

    En 1926, il rencontre à Genève Elizabeth Craig (1902-1989), une danseuse américaine, qui sera la plus grande passion de sa vie. C'est à elle, qu'il surnommera « l'Impératrice », qu'il dédiera Voyage au bout de la nuit. Elle le suit à Paris, rue Lepic, mais le quitte en 1933, peu après la publication du Voyage. Le VOYAGE 001Il partira à sa recherche en Californie, mais ce sera pour apprendre qu'elle a épousé Ben Tankel qui se trouve être Juif ; après quoi on n'entendra plus parler d'elle jusqu'en 1988, date à laquelle l'universitaire américain Alphonse Juilland la retrouvera, quelques jours avant Jean Monnier, qui était sur sa trace également. Elle affirmera alors dans une interview qu'elle craignait qu'en perdant sa beauté avec l'âge, elle finisse par ne plus rien représenter pour lui.

    La formation de l'écrivain]

     

    Comme beaucoup d'écrivains, Céline a su habilement bâtir toute une série de mythes sur sa personnalité. En même temps que Voyage au bout de la nuit, Céline écrivait des articles pour une revue médicale (La Presse médicale) qui ne correspondent pas à l'image de libertaire qu'on s'est faite de lui. Dans le premier des deux articles publiés dans cette revue en mai 1928, Céline vante les méthodes de l'industriel américain Henry Ford, méthodes consistant à embaucher de préférence « les ouvriers tarés physiquement et mentalement » et que Céline appelle aussi « les déchus de l'existence ». Cette sorte d'ouvriers, remarque Céline, « dépourvus de sens critique et même de vanité élémentaire », forme « une main-d’œuvre stable et qui se résigne mieux qu'une autre ». Céline déplore qu'il n'existe rien encore de semblable en Europe, « sous des prétextes plus ou moins traditionnels, littéraires, toujours futiles et pratiquement désastreux ».

     

    Dans le deuxième article, publié en novembre 1928, Céline propose de créer des médecins-policiers d'entreprise, « vaste police médicale et sanitaire » chargée de convaincre les ouvriers « que la plupart des malades peuvent travailler » et que « l'assuré doit travailler le plus possible avec le moins d'interruption possible pour cause de maladie ». Il s'agit, affirme Céline, d'« une entreprise patiente de correction et de rectification intellectuelle » tout à fait réalisable pourtant car « Le public ne demande pas à comprendre, il demande à croire. » Céline conclut sans équivoque : « L'intérêt populaire ? C'est une substance bien infidèle, impulsive et vague. Nous y renonçons volontiers. Ce qui nous paraît beaucoup plus sérieux, c'est l'intérêt patronal et son intérêt économique, point sentimental. » On peut toutefois s'interroger sur la correspondance entre ces écrits et les réels sentiments de Céline, sur le degré d'ironie de ces commentaires « médicaux » (ou sur une éventuelle évolution) car, quelques années plus tard, plusieurs passages de Voyage au bout de la nuit dénonceront clairement l'inhumanité du système capitaliste en général et fordiste en particulier.

     

    C'est toute cette partie de sa vie qu'il relate à travers les aventures de son antihéros Ferdinand Bardamu, dans son roman le plus connu, le premier, Voyage au bout de la nuit (1932), pour lequel il reçoit le prix Renaudot, après avoir manqué de peu le prix Goncourt (ce qui provoquera la démission de Lucien Descaves du jury du Goncourt).

     

    Son éditeur esi le belge Robert DENOEL qui sera assassiné après la guerreRobert DENOEL


    Robert Denoël commence son activité éditoriale en juillet 1928 en s’associant à l'Américain Bernard Steele pour fonder à Paris les « éditions Denoël et Steele ». Durant les années 1930, il se fait connaître comme un éditeur de grand talent publiant des textes d'Antonin ArtaudRoger VitracLouis AragonElsa TrioletJean GenetNathalie SarrauteCharles BraibantPaul VialarSigmund FreudRené AllendyOtto Rank... et particulièrement Louis-Ferdinand Céline et divers auteurs d'extrême droite comme Lucien RebatetRobert Brasillach ou Adolf Hitler. Il dirige également de 1934 à 1939 la maison d'édition La Bourdonnais qui fera paraître une cinquantaine de titres. À partir de 1937, Steele, qui craint la montée de l'antisémitisme en France, part pour les États-Unis dans sa famille très aisée. Denoël poursuit sous le nom les éditions Denoël.

     Grand admirateur de Céline, il fait l'éloge, dans le cahier jaune, en novembre 1941, de la noblesse de la haine propre à l'auteur de Bagatelle pour un massacre1. Denoël est tué à la Libération, le 2 décembre 1945, dans des conditions troubles. Il est touché par une balle de revolver, au sortir de sa voiture garée à l'angle du boulevard des Invalides et de la rue de Grenelle à Paris. Des papiers importants - tel un dossier établissant le comportement collaborationniste de tous les éditeurs parisiens pendant la guerre, rédigé pour préparer sa défense dans un procès intenté à sa maison d'édition - et une valise contenant des pièces et des lingots d'or disparaissent de sa voiture. Il est accompagné de Jeanne Loviton. Ils vont au théâtre. Un pneu crève. Jeanne va chercher du secours. Quand elle revient, Denoël est mort..... et voyez ci-dessous

     

    Zones d'ombre autour de l'assassinat de Robert Denoël

     Sa maison d'édition est devenue la propriété de Jeanne Loviton, qui après avoir été l'épouse de Pierre Frondaie puis la maîtresse de Paul Valéry, était devenue la sienne. Cette dernière, moins d'un an après l'assassinat de Denoël, a revendu 90 % des parts à Gaston Gallimard, l'adversaire acharné de Denoël. Au cours des nombreux procès autour de l'assassinat et la succession de Denoël sont apparus les noms de personnalités entendues comme témoins tels l'avocat Pierre Roland-Lévy, proche du Parti communiste français, alors chef de cabinet du ministre du Travail,Ambroise Croizat, et qui a été promu en 1947 membre du Conseil supérieur de la magistrature ; Guillaume Hanoteau, avocat radié du Barreau de Paris, qui devint ensuite dramaturge puis journaliste à Paris-Match en 1952; Jeanne Loviton, écrivain sous le pseudonyme de Jean Voilier. Celle-ci est morte en 1996. Cécile Denoël, l'épouse est morte dans le Midi de la France en 1980. Son fils, Robert Denoël Jr, épousa Arlette Aubinière qui lui donna deux fils, Patrice et Olivier4.

     

    Le 1er octobre 1933, Céline prononce à Médan, sur l'invitation de Lucien Descaves, un discours intitulé « Hommage à Zola » lors de la commémoration annuelle de la mort de l'écrivain, qui demeure la seule allocution publique littéraire de sa carrière. À cette époque, en raison de la publication du Voyage, Céline est particulièrement apprécié des milieux de gauche qui voient en lui un porte-parole des milieux populaires et un militant anti-militariste.

    L'époque des pamphlets antisémites

     

    À la fin des années 1930, alors qu'il est en contact avec Arthur Pfannstiel, un critique d'art et traducteur travaillant pour le Welt-Dienst (service mondial de propagande nazi anti-maçonnique et antisémite), organe auprès duquel il se renseigne, Céline publie deux pamphlets fortement marqués par un antisémitisme virulent9 : Bagatelles pour un massacre (1937) et L'École des cadavres (1938).Bagatelle pour un massare

    CELINE6-1936.jpg

    Il présente lui-même ces ouvrages ainsi :

    « Je viens de publier un livre abominablement antisémite, je vous l'envoie. Je suis l'ennemi n° 1 des juifs ».

    Dès la fin des années 1930, Céline se rapproche des milieux d'extrême droite français pro-nazis, en particulier de l'équipe du journal de Louis Darquier de Pellepoix, La France enchaînée.    

    L'Occupation]

    Sous l'Occupation, Céline envoie des lettres aux journaux collaborationnistes, certaines y sont publiées. Il y fait preuve d'un antisémitisme violent. Par exemple, le 4 septembre 1941, le journal collaborateur Notre combat pour la nouvelle France socialiste publie un article intitulé « Céline nous parle des Juifs » : Céline y déclare

    « Pleurer, c'est le triomphe des Juifs ! Réussit admirablement ! Le monde à nous par les larmes ! 20 millions de martyrs bien entrainés c'est une force ! Les persécutés surgissent, hâves, blêmis, de la nuit des temps, des siècles de torture... »

    Visitant l'exposition « Le Juif et la France », Céline reproche à Sézille d'avoir éliminé de la librairie de l'exposition Bagatelles pour un massacre et L'École des cadavres. Ces ouvrages sont controversés jusque Bagatelle6568412094chez les nazis : si Karl Epting, directeur de l'Institut allemand de Paris décrit Céline comme « un de ces Français qui ont une relation profonde avec les sources de l'esprit européen », Bernard Payr, qui travaille au service de propagande en France occupée se plaint du fait que Céline « gâcherait » son antisémitisme par des « obscénités » et des « cris d'hystérique ».

    Durant cette période, Céline exprime ouvertement son soutien à l'Allemagne nazie. Lorsque celle-ci entre en guerre contre l'Union soviétique, en juin 1941, il déclare :

    « pour devenir collaborationniste, j’ai pas attendu que la Kommandantur pavoise au Crillon… On n’y pense pas assez à cette protection de la race blanche. C’est maintenant qu’il faut agir, parce que demain il sera trop tard. […] Doriot s’est comporté comme il l’a toujours fait. C’est un homme… il faut travailler, militer avec Doriot. […] Cette légion (la L.V.F.) si calomniée, si critiquée, c'est la preuve de la vie. […] Moi, je vous le dis, la Légion, c'est très bien, c'est tout ce qu'il y a de bien. ».

    Il publie alors Les Beaux Draps, son troisième et dernier pamphlet antisémite (Nouvelles éditions françaises, 1941), dans lequel il exprime clairement sa sympathie pour l'occupant :

    « C’est la présence des Allemands qu’est insupportable. Ils sont bien polis, bien convenables. Ils se tiennent comme des boys scouts. Pourtant on peut pas les piffer… Pourquoi je vous demande ? Ils ont humilié personne… Ils ont repoussé l’armée française qui ne demandait qu’à foutre le camp. Ah, si c’était une armée juive alors comment on l’adulerait ! »

    En 1943 Hans Grimm membre du SD à Rennes fournira à Louis Ferdinand Céline une autorisation pour se rendre en villégiature à Saint-Malo (zone d'accès limité à cette période du conflit). L’auteur lui offrira un exemplaire d'une première édition d'un de ses romans.

    L'exil : Sigmaringen, puis le Danemark 

    D-un-Chateau-l-Autre249.jpg

     

    Après le débarquement du 6 juin 1944, Céline, craignant pour sa vie, quitte la France le 14 juin 1944 et se retrouve d'abord à Baden-Baden, en Allemagne, avant de partir pour Berlin, puis pour Kraenzlin (le Zornhof de Nord), d'où il ne peut rejoindre le Danemark... Apprenant que le gouvernement français se forme à Sigmaringen, Céline propose alors à Fernand de Brinon, le représentant de Vichy pour la France occupée, d'y exercer la médecine ; celui-ci accepte. Céline gagne par le train Sigmaringen, voyage qu'il relate dans Rigodon ; là-bas, il côtoie le dernier carré des pétainistes et des dignitaires du régime de Vichy (D'un château l'autre)

     Ci-dessous le château de Sigmaringen où Céline fut emprisonné dès novembre 1944.Sigmaringen013 C'est seulement après, le 22 mars 1945, qu'il quitte Sigmaringen pour le Danemark, occupé par les Allemands, afin de récupérer son or, qui y est conservé.

    Chronologiquement, la « trilogie » allemande commence par D'un château l'autre, se continue par Nord NORD246

    et finit par le livre posthume Rigodon. Céline, dans Nord, fait plusieurs allusions à D'un château l'autre. Il atteint enfin le Danemark pour y vivre en captivité : près d'une année et demie de prison, et plus de quatre ans dans une maison au confort rudimentaire près de la mer Baltique.

    Il vit dans un taudis qu'il ne peut chauffer, et est boycotté par le monde littéraire. En 1950, dans le cadre de l'Épuration, il est condamné, pour collaboration, à une année d'emprisonnement (qu'il a déjà effectuée au Danemark), à 50 000 francs d'amende, à la confiscation de la moitié de ses biens et à l'indignité nationale. Raoul Nordling, consul général de Suède à Paris, serait intervenu en sa faveur auprès de Gustav Rasmussen, ministre danois des affaires étrangères, pour retarder son extradition et aurait écrit en sa faveur au président de la Cour de justice qui le jugeait par contumace

    Retour en France 

     

    En avril 1951, Tixier-Vignancour son avocat depuis 1948, obtient l'amnistie de Céline au titre de « grand invalide de guerre » (depuis 1914) en présentant son dossier sous le nom de Louis-Ferdinand Destouches sans qu'aucun magistrat ne fasse le rapprochement. De retour de Copenhague l'été suivant, Céline et son épouse - ils sont mariés depuis 1943- Lucette (née Almanzor, le 20 juillet 1912 à Paris) s'installent chez des amis à Nice en juillet 1951. Son éditeur Robert Denoël ayant été assassiné en 1945, il signe le même mois un contrat de cinq millions de francs avec Gaston Gallimard pour la publication de Féerie pour une autre fois, la réédition de Voyage au bout de la nuit, de Mort à crédit et d'autres ouvrages.

    CELINE Meudon 1959CELINE

    En octobre de la même année le couple s'installe dans un pavillon vétuste, route des Gardes, à Meudon, dans les Hauts-de-Seine (à l'époque, département de la Seine-et-Oise). Inscrit à l'Ordre des médecins, le Docteur L.-F. Destouches, docteur en médecine de la Faculté de Paris accroche une plaque professionnelle au grillage qui enclot la propriété, ainsi qu'une plaque pour Lucette Almanzor qui annonce les cours de danse classique et de caractère que son épouse donne dans le pavillon.Celine1266CELINE Meudon 1957Celine 2267c Il vit pendant plusieurs années des avances de Gallimard jusqu'à ce qu'il renoue avec le succès, à partir de 1957, grâce à sa « Trilogie allemande », dans laquelle il romance son exil.CELINE 1955CELINE en 1960 (66 ans.Un an avant sa Mort)

      CELINE Meudon 1959
    La tombe de Céline au cimetière de Meudon. Il voulait être jeté dans la fosse publique mais sa femme Lucette n'en a pas eu le couragetombe63593472

    tombe63593472

    Publiés successivement et séparément, D'un château l'autre (1957), Nord (1960) et Rigodon (1969) forment en réalité trois volets d'un seul roman. Céline s'y met personnellement en scène comme personnage et comme narrateur.

     

    Louis-Ferdinand Destouches décède à son domicile de Meudon, le 1er juillet 1961, vraisemblablement des suites d'une artériosclérose cérébrale - bien que d'autres pathologies soient parfois évoquées - laissant veuve Lucette Destouches. Il est enterré au cimetière des Longs Réages, à Meudon ; le pavillon qu'il occupait brûlera en mai 1968, détruisant alors ses lettres et manuscrits.

    Le style Céline]

     

    Le style littéraire de Louis-Ferdinand Céline est souvent décrit comme ayant représenté une « révolution littéraire ». Il renouvelle en son temps le récit romanesque traditionnel, jouant avec les rythmes et les sonorités, dans ce qu'il appelle sa « petite musique ». Le vocabulaire à la fois argotique et scientifique, familier et recherché, est au service d'une terrible lucidité, oscillant entre désespoir et humour, violence et tendresse. Révolution stylistique et réelle révolte (le critique littéraire

    Actualité > Bibliobs > Documents > Un témoignage inédit sur l'enterrement de Céline

    Un témoignage inédit sur l'enterrement de Céline

    PAR ROGER GRENIER. C'était il y a exactement cinquante ans. Début juillet 1961, ils étaient une poignée aux obsèques de Céline. Parmi eux se trouvait l'écrivain Roger Grenier, qui se souvient du Bas-Meudon, de Lucien Rebatet, de la pluie fine et du corbillard qui avance dans le petit matin.

    Mort le 1er juillet 1961, Louis-Ferdinand Céline fut enterré trois jours plus tard, dans la discrétion, à Meudon. La photographie qui le montre ici chez lui avait été prise l'été précédent, en juillet 1960, par Pierre Duverger. © collection Pierre DUVERGER / Fonds Louis-Ferdinand Celine / IMEC ImagesMort le 1er juillet 1961, Louis-Ferdinand Céline fut enterré trois jours plus tard, dans la discrétion, à Meudon. La photographie qui le montre ici chez lui avait été prise l'été précédent, en juillet 1960, par Pierre Duverger. © collection Pierre DUVERGER / Fonds Louis-Ferdinand Celine / IMEC Images

    D'UN ENTERREMENT L'AUTRE

    Quand André Gide est mort, en 1951, le seul journaliste disponible à «France-Soir» était un spécialiste du fait divers, d'ailleurs excellent. On l'expédia rue Vaneau. Il ne rappela que le soir:«Aucun intérêt, c'est une mort naturelle.» C'est sans doute pour éviter un tel malentendu que, pour l'enterrement de Céline, comme j'étais catalogué littéraire, c'est moi qui fus envoyé.

    Céline est mort le samedi 1er juillet 1961.Ses voisins ne l'ont su que lorsqu'ils ont vu apporter son cercueil. Lucette Almanzor aurait voulu un enterrement le plus intime possible, sans journalistes. Mais il a dû y avoir une fuite. Je pense que Roger Nimier a prévenu Pierre Lazareff. Bref, avec mon ami André Halphen, de «Paris-Presse», nous n'étions que deux reporters.

    Je revois le Bas-Meudon, sous une petite pluie, tôt le matin. Sortant de la villa Maïtou, pavillon vieillot, 23 ter route des Gardes, descendant le jardin banlieusard pour rejoindre le corbillard, le cercueil était suivi d'un tout petit nombre de personnes: la fille de Céline, née d'un premier mariage, Roger Nimier, Marcel Aymé, Claude Gallimard, Max Revol, Jean-Roger Caussimon et la comédienne Renée Cosima, qui était la femme de Gwenn-Aël Bolloré. J'ai reconnu aussi Lucien Rebatet. En novembre 1946, j'avais assisté au procès de «Je suis partout» et je l'avais vu condamner à mort.

    31 12 09 roger grenier camus
    Né en 1919, écrivain et éditeur chez Gallimard, Roger Grenier a été journaliste à "France-Soir" après avoir fait ses débuts, au côté d'Albert Camus, à "Combat". (DR)

    Suivi de quelques voitures, le corbillard entama la montée, à travers les rues de Meudon, vers le cimetière des Longs-Réages. Il continuait à pleuvoir. Le convoi n'est pas passé par l'église, et il n'y a pas eu de discours. A peine au cimetière, le cercueil a été glissé dans la fosse. Quelques fleurs et c'en fut fini à jamais du docteur Destouches, alias Louis-Ferdinand Céline, dont la vie fut si longtemps pleine de bruit et de fureur. Il était à peine 9 heures du matin. Dans mon reportage de «France-Soir», je m'étais permis d'écrire: «Il est toujours triste d'être obligé d'avoir honte d'un grand écrivain.»

    L'après-midi de ce mardi 4 juillet, je suis allé interviewer, dans un hôtel parisien, Karen Blixen, qui, dans son grand âge, ressemblait à la momie de Ramsès II.

    Céline est mort à Meudon le 1er juillet. Le 2, à Ketchum (Idaho), Ernest Hemingway mettait fin à ses jours. Une semaine après avoir assuré le reportage de l'enterrement de Céline, j'étais à Pampelune en train d'enregistrer pour la radio une messe que le matador Antonio Ordoñez faisait célébrer, dans la chapelle San Fermin de l'église San Lorenzo, à la mémoire de son célèbre afcionado. Orson Welles était là, ainsi que quelques vedettes du cinéma et de la littérature qui semblaient s'être donné le mot pour se retrouver à la Feria de Pampelune, en souvenir d'Ernesto.

    Roger Grenier

    Dernier livre paru: «le Palais des livres» 


    0 0

    Ma Bio 263-Septembre-Octobre 1995

    Vendredi 1er septembre

    De mauvaises nouvelles de Thierry qui se retrouve avec, sur les bras, la charge entière de la maison qu'il venait d'acheter à a Seyne-sur-Mer, en commun avec M-O, , qui, elle, est dans les Pyrénées

    Un mot de Michèle Laveaux. Je vais aller porter ma pierre peinte sur la tombe de son fils Ugo(voir ic-dessous)

    Roger Thumilaire est d'accord pour exposer dans les locaux d'Idelux, la peinture d'Eric Neuberg qui est chez moi

    Expo de Patrice Gaillet à la Maison de la Culture de Namur.(voir ci-dessous). Enelle me présente Guy Wéry. Je revois Lambotte, François etc..Eléonore est avec ses parents. Les Bertolaso sont là ainsi que Bernard Villiers dont je fais la connaissance

    Nous irons tous manger sur une péniche sur la Meuse. Lucile Bertolaso m'offre un beau dessin de ma maison(voir ci-dessous)

    Eléonore va prendre des cours avec Pascale Ravet

    Samedi 2 septembre

    Valérie et moi sommes invités à Anseremme(à côté de Dinant), à nouveau La Meuse, pour le mariage de ma cousine Florence. Il va falloir que je m'habille ce que je ne fais plus depuis des années. Je passe chez Valérie à 18h00. Philippe Autelet  et Renata la polonaise sont là. Nous sommes à Anseremme à 19h00. Un monde fou; On mange dans le parc de la villa des parents Brunin, sous chapiteau. Toutes les tables de 6, je crois, sont "composées" d'avance. On salue Isabelle de Cunchy et Jean-Louis Lahaye mais je me trompe et appelle Isabelle, Henriane et Valérie croit qu'elle esr Régine. Bref ça part très fort. C'est la première fois que Valérie, ma fille, vient dans ma famille paternelle qui est gantoise. Présentation des mariés. Je connais un peu Florence mais pas son mart qui s'appelle Rivalle

    Je me retrouve hélas à une autre table que celle de Valérie, en l'occurence avec les Lahaye. A mes côtés Françoise Prevost de Lasnes (la fille de Pierre Van Cauwenberghe, cousin germain de mon père) que je connais un peu et qui est charmante et de l'autre côré, une inconnue, très gitane qui tient une galerie à Bruxelles et qui s'appelle Marianne. Son mari est neuro-psychiatre

    On danse le Rock et je retrouve les amis de Fréderique qui sont venus à Moircy lors de leur stage de pilotage à St Hubert. Je suis à deux doigts de faire tomber le piquet principal, celui qui soutient tout le chapiteau. On imagine le spectacle de tous ces bourgeois empêtrés dans la toile de la  tente et moi disant à Valérie: "Allez viens, cette fois-ci on s'en va"

    Valérie et moi quittons à 3h00 et sommes rentrés à 4h15

    Lundi 4 septembre

    Discussion dans son officine avec le Pharmacien Charpentier qui peint dans ses loisirs et a vu le monde devant chez moi lors des portes ouvertes mais n'a pas osé entrer. Il viendra

    Ensuite je passerai à la Clinique voir Isabelle Toussaint et son bébé Jeanne

    Dans l'atelier, je travaille la pierre d'Ugo

    Mardi 5 septembre

    Je passe chez d'Eric Neuberg dans sa nouvelle maison que je découvre à Longwilly, ainsi que son atelier, près de Bastogne. Il me parle de son père, Jean Neuberg, Directeur du Musée diocésain à Bastogne. Il était au vernissage de mes portes ouvertes at a été très impressionné par mon travail et notamment par son côté méthodique et structuré. Avec Eric on reparle de notre passion commune pour Brando

    Le soir une soirée Thema sur Jean GIONO

    Et un article de journal sur la naissance du Centre culturel Hubert Grooteclaes à Aubel (Pays de Herve-région de Visé)

    Jeudi 7 septembre

    Je vais pointer au chômage et suis abordé par un autre artiste de Libramont, Raymond Adler. Il est photographe-animalier. On s'est rencontré jadis en forêt. Il me ramène chez lui à Libramont. Il peint aussi. A beaucoup filmé chez le Baron Coppée  sur la route de Libin-Ochamps

    Une émission sur Proust. Un magnifique texte adressé à son chien ZADIG qui est un basset à poils longs. Le voici

    A Zadig

    "Monsieur Proust n'est pas jaloux de toi. Et Monsieur Proust t'explique pourquoi, Zadig ! Parce que tu es plus malheureux et plus aimant. Voici comment je le sais: Quand j'étais petit et que j'avais du chagrin pour quitter maman ou pour partir en voyage, j'étais plus malheureux qu'aujourd'hui-d'abord parce que comme toi, je n'étais pas libre comme je le suis aujourd'hui, d'aller distraire mon chagrin et que j'étais renfermé avec lui mais aussi parce que j'étais attaché, aussi, dans ma tête, où je n'avais aucune idée, aucun souvenir de lecture, aucun projet où m'échapper-et tu es ainsi Zadig-tu n'as jamais fait lecture et tu n'as pas idée et tu dois être bien malheureux quand tu es triste.

    Cette liberté que l'intelligence donne à l'homme, Monsieur Proust voudrait te faire comprendre Zadig, que ce n'est pas du tout le rêve, écoute bien. Une intelligence ne nous sert qu'à remplacer ces émotions qui te font aimer et souffrir-par des facs-similés affaiblis qui font moins de chagrin et donnent moins de tendresse

    Tu comprends Zadig ce que te dit Monsieur Proust. Tu as pour toi comme richesse ces impressions qui te font aimer et souffrir-Ces impressions fortes, l'intelligence de l'homme les diminue et les réduit. Je vais citer Zadig pour ta gloire, écoute. Dans les rares moments où je retrouve toute ma tendresse, toute ma souffrance c'est que je n'ai plus senti d'après les fausses idées mais d'après quelquechose qui est semblable en toi et moi, mon petit chien et cela me semble tellement supérieur au reste qu'il n'y a que quand je suis redevenu chien, un pauvre Zadig comme toi, que je me mets à écrire et il n'y a que les livres écrits ainsi que j'aime"

    Marcel PROUST

     

     

    Anne Garnier me téléphone des Chiroux à Liège Viendra ici jeudi avec Evelyne Massart pour envisager une exposition aux Brasseurs à Liège. Anne Garnier est Directrice des Beaux-Arts de Verviers et membre de la commission d'acquisition à la Communauté française de Belgique. Elle organise aux Chiroux une exposition sur les quatre éléments

    Samedi 9 septembre

    Exposition à Bilsdorf (Grand Duché de Luxembourg-Esch-sur-Sûre)). Florence Freson et Anne-Marie Klenes notamment(voir ci-dessous les rochers de Florence et les stèles-ardoises d'Anne-Marie). Enelle est avec moi. Très belle expo. Ensuite au Chalet une algarade avec Alain Schmitz qui m'emmerde parce que j'ai accepté de figurer dans l'expo et le catalogue d'Idelux. Et quoi encore???. Je l'attaque de front en lui disant "si quelqu'un s'est mouillé tous azimuths au niveau des circuits de l'art, c'est bien moi. Même toi Alain Schmitz tu m'as tenu à l'écart de toutes tes expos pendant 7 ou 8 ans (jusqu'à Redu en 1991) et je dis que je ne continuerai pas à figurer dans un conseil culturel où figurent deux femmes arrivistes dont je cite les noms. Anne-Marie K. me soutient entièrement. Elle ne fait d'ailleurs pas partie de ce conseil culturel. Elle dit "Christian c'est bien, il dit toujours les choses en face". Et Alain encaisse et tout se passe bien. Faut pas emmerder Vancau. Juste après, Alain souriant me regarde et dit "Et il est intelligent en plus..." En plus de quoi? Je n'ai pas compris cette phrase

    Naissance d'une fille chez Jean-Pierre Ransonnet et Martine Doutreleau. Elle se prénomme CLARA (voir ci-dessous)

    Ma Bio 263-Septembre-Octobre 1995
    Ma Bio 263-Septembre-Octobre 1995
    Ma Bio 263-Septembre-Octobre 1995
    Ma Bio 263-Septembre-Octobre 1995
    Ma Bio 263-Septembre-Octobre 1995
    Ma Bio 263-Septembre-Octobre 1995
    Ma Bio 263-Septembre-Octobre 1995
    Ma Bio 263-Septembre-Octobre 1995
    Ma Bio 263-Septembre-Octobre 1995
    Ma Bio 263-Septembre-Octobre 1995
    Ma Bio 263-Septembre-Octobre 1995
    Ma Bio 263-Septembre-Octobre 1995
    Ma Bio 263-Septembre-Octobre 1995
    Ma Bio 263-Septembre-Octobre 1995

    Dimanche 10 septembre

    Voir ci-dessous les photos de mes ponts sur mon ruisseau ainsi que mes premiers tournesols

    Avec Enelle, qui n'en sort tujours pas à Bertrix, nous allons voir une expo PACOWSKA à St Hubert et ensuite en descendant la rue St Gilles, nous sommes hélés par Madame Felix qui noud fait monter à l'étage où se trouve Robert et Isabelle et le bébé Jeanne ainsi que Maryse. On rit beaucoup

    Lundi 11 septembre

    J'apprends qu"à La Courbeure, tous les travaux de finition promis par le propriétaire et évidemment non exécutés n'ont pas été répertoriés dans le bail mais sur un papier à part que Pol R.a mis dans sa poche et dont Enelle n'a même pas le double. Huit mois de négociations pour en arriver là. En plus sur le bail il est écrit qu'elle ne peut pas avoir d'animaux

    D'autre part son mari ne veut plus vendre la maison de Boignée...et j'en passe

    Voici la situation résumée dans un dessin de sa maison à La Courbeure (voir ci-dessous)

     

    Mardi 12  septembre

    Eric passe ici avec de magnifiques planches à pain, jaunes et blanches avec de la corde. Très beau

    Pascale Ravet me téléphone que la foudre est tombé sur l'Académie d'Arlon. Elle veut contacter Eléonore Gaillet. J'apprends que Laurent suit des cours de dessin chez Eric Muller

     

    Mercredi 13 septembre

    Dècès de la chienne "Caramel' de José Bedeur

    Un Siècle d'écrivains sur Agartha Christie (voir ci-dessous)

    Jeudi 14 septembre

    Visite à Moircy d'Anne Garnier et de Evelyne Massart. Visite du territoire. On prend l'apéro dehors. On parle de Miller et de James Joyce et je les invite à manger. Anne qui a vu la photo d'Enelle, me dit je la connais, je l'ai vue hier soir au vernissage de Christian ROLET. J'encaisse car je ne savais pas. Je leur raconte l'affaire Majewski du 340. On parle de Ransonnet (Paraît que ce n'est plus aussi authentique, qu'il joue la mode etc et aussi qu'il a eu une fille-content de le savoir) et de Devolder, de Maurice Pirenne et des Blavier. Bref excellent contact. Elles sont restées 5 heures

    Profondément outré par l'attitude d'Enelle de qui je supporte les emmerdes depuis des mois et qui me ment; J'essaie en vain de l'atteindre à Boignée. Elle me dira qu'elle aura appris ce vernissage juste après mon coup de fil.Mwais

    Visite d'Adler le photographe animalier de Libramont

     

    Vendredi 15 septembre

    Hier Evelyne Massart semblait très intéressée par le travail de danse "séquence d'Eau" de Marie-Odile qu'elle voudrait donner aux Chiroux. Seulement voilà M-O ne m'a pas écrit et je n'ai pas son adresse. Tant pis pour elle!!

    Enelle n'ira au mariage de la fille de Jacqueline qui se déroule à la Courbeure  demain que si elle reçoit signeé de Redant un écrit où il s'engage à faire les travaux rpomis dans la maison d'Enelle. Mais rien ne vient

     

    Samedi 16 septembre

    Enelle sans le papier promis n'ira pas au mariage et on part à Florenville, porter la pierre pour a tombe d'Ugo chez Michèle et on la dépose dans la ilbrairie (voir ci-dessous). Aucune trace du coupable, de l'écraseur

    Ensuite direction Jamoigne car vernissage encore de Jean-Claude Silbermann, artiste français, peintre et écrivain. Tout se passe bien jusqu'à ce que je tombe sur les deux arrivistes, Jeanine Descamps et Dominique Collignon. Je refuse de leur dire bonjour, à mes chères collègues du Conseil culturel. Tout cela va se terminer très mal au resto car Alain Schmitz la ramène à nouveau et Dominique Marx prend son parti et moi,sursaturé, je me tire sans dire au-revoir à personne et àpropos de leur animosité vis è vis d'Eric Neuberg, je dis à Marx "Je défends l'oeuvre d'Eric Neuberg, comme je défends la tienne depuis des années. C'est excatement la même chose et je ne crois pas que tu aies à t'en plaindre" (C'est grâce à moi qu'il a pu faire une splendide expos à La Seyne-sur-Mer). Et quand je pense que deux jours avant je racontais la façon dont il avait été floué par Wodek Majewski, à Anne Garnier et lui demandais d'aller rechercher le dossier de dominique Marx puisqu'elle était à la Commisiion d'acquisition et de revoir toute l'affaire

     

    Dimanche 17 septembre

    Eric Neuberg m'invite à une expo de Jephan de Villiers, à Cobru, près de Bastogne. Très belle expo et Eric nous ramène chez lui à Longwilly (Enelle est avec moi) pour nous montrer ses dernières peintures

     

    Lundi 18 septembre

    J'écris à Anne-Marie Klenes en souhaitant que notre amité ne souffre pas de ce qu'il s'est passé samedi. En plus j'ai appris samedi soir que son papa était décédé. Je la félicite pour son travail à Bilsdorf

    On parle de Libr'Art dans la presse. Le salon international" pour peintre" et sculpteurs reconnus", à Libramont. Ce salon auquel j'ai toujours refusé d'exposer. Cette foire agricole consacrée au bétail des artistes (voir ci-dessous)

    Ma décison est prise. Je me tire définitivement des circuits de l'art à la fin de l'année car j'ai encore deux expos à  faire, pour lesquelles je me suis engagé

    Décès du Ministre Jean GOL avec lequel j'avais fait mon droit à Liège. Né en 1942 en Angleterre où ses parents s'étaient réfugiés. Il avait donc 53 ans. Son père était chirurgien. Gol quiétaiy au Rassemblement wallon de Gendebien a quitté le RW en 1977 parce que Gendebien virait à gauche, alors que cette même année, entré au RW et présenté à Gendebien, j'acceptais de me présenter sur une liste de gauche, un cartel PS et RW dans la Province de Luxembourg. Très curieux quand je me rappelle que Gol était un étudiant de gauche, tendance André Renard, donc gauche-gauche,tout comme François Perin, mon professeur de Droit Public. A l'université j'ai été très ami avec Fernand Ringelheim (j'ai toujours eu beaucoup d'amis juifs-il y avait aussi le guitariste Guy Lukowski). Gol et Ringelheim, plus tard épouseront les soeurs Winkler et deviendront beaux-frères

    J'ai très mal au dos depuis plusieurs jours. Les travaux et déménagements chez Enelle y sont pour quelquechose ! Le seui ennui c'est que tout cela n'aura servi à rien

    Ma Bio 263-Septembre-Octobre 1995
    Ma Bio 263-Septembre-Octobre 1995
    Ma Bio 263-Septembre-Octobre 1995
    Ma Bio 263-Septembre-Octobre 1995
    Ma Bio 263-Septembre-Octobre 1995
    Ma Bio 263-Septembre-Octobre 1995
    Ma Bio 263-Septembre-Octobre 1995
    Ma Bio 263-Septembre-Octobre 1995
    Ma Bio 263-Septembre-Octobre 1995

     

    Mardi 19 septembre

    Je terrmine Hillermann "La voie du Fantôme". Pas enthousiasmé à part quelques belles descriptions de paysages

     

    Jeudi 21 septembre

    J'ai encore des visiteurs et des gens qui veulent revenir une deuxième fois et reviennent (le vétérinaire Dabeux et son beau-frère par exemple)

    Reçois l'initation pour cette inauguration d'IDELUX Arlon, leurs nouveaux locaux avec une grande exposition de peintures dont je fais partie. Ils ont simplement oublié d'indiquer la date. C'est le 29 septembre(voir ci-dessous)

    J'entends parler de Maurice DANTEC auteur de Science-fiction "Les Racines du Mal" "La puissance de l'Ordinateur" Série noire

     

    Vendredi 22 septembre

    Tiens Dominique Marx expose dans une Banque (Crédit Commnal) à Bertrix. Curieux???Alain Schmitz est-il d'accord???

    Visite du vétérinaire Dabeux et de son beau-frère Yves DE CRAYEYE de Braine-le-Château, photographe scientifique. ls resteront pendant 2 heures

    Je vais à Libr'art pour voir ce que ce marché devient mais je me tire rapidement. Ca ne sent pas bon !!!. Revois Maryse Legrand. Beau dialogue

     

    Samedi 23 septembre

    Une photo d la façade de ma maison

    Visite de l'avocat Daelemans de Bastogne. Quatre adultes et deux enfants. Avec Dalemans, Adrien Théatre, Diplomate à Bonn. Conseiller d'Ambassade qui a fait l'Ecole royale militaire

    Eric Neuberg vient me chercher pour aller à Libr'art. Le Directeur Antoine me fait apporter 4 invitations pour mes amis (Enelle est là). Au bar Antoine m'interpelle en nous offrant un verre et me dit"Il faut participer un peu plus avecnous (Libr'art) Et je lui réponds "et vous vous êtes venus à Moircy??"(Il avait annoncé sa visite). Il s'incline devant ce tac au tac et vient me serer la main

    Eric m'achète une pierre (voir ci-dessous)

     

    Dimanche 24 septembre

    Enelle a quitté sa maison de Boignée et pendant la semaine elle loge dans un kot à Tamines, près de son école mais elle ne connait pas le n° de sa maison ni le nom de sa propriétaire. Elle n'a toujours pas reçu l'engagement écrit de son propriétaire à Bertrix pour les travaux à effectuer

     

    Lundi 25 septembre

    IDELUX

    A Arlon avec Eric Neuberg pour monter mon échelle d'Anlier dans un des couloirs d'Idelux. Roger tHumilaire est là. Annie G qui travaille depuis peu dans cette société a son bureau tout près de mon échelle. Elle vient voir. Désintérêt de tous les employés qui passent et repassent sauf une dame atterrée "Et ça va rester ???" (Eric se marre derrière moi); Je lui réponds "vous verrez dans 15 jours, quand elle sera partie, elle vous manquera". Fernan Tomasi est en train d'installer sa pierre bleue en bas

    Thumilaire me demande si je suis allé à Libr'art ? Oui ! Et qu'en penses-tu???Moi "En fait une Foire à bestiaux, une deuxième Foire de Libramont mais pour les plasticiens"

    J'emmène Eric à BILSDORF. Et qui s'amène au chalet. Anne-Marie K. Je lui dis "Tu as reçu ma lettre?" "Oui!"Tu as l'intention d'y répondre "Oui". Ci-dessous quelque photos de Bilsdorf à nouveau

     

    Mardi 26 septembre

    Visite d'une caissière du Delhaize, Madame Houlmont et d'un ami garde-chasse, Dany Houmont de Resteigne. Ils prennent tous deux des cours de peinture à l'huile à Rochefort

    Un docu sur BEN JELLOUN. Il parle de l'absence d'harmonie entre l'homme et la femme méditerranéens. Rien que des rapports de force

    Ci-dessous ma petite Plume

     

    Mercredi 27 septembre

    Avec Eric à St Hubert à l'expo de livres de Pakowska(y suis déjà allé). Coup de théâtre:. Valérie Pasdeloup est là !!!. Francfort.Von Zigezar. Elle est persuadée que ZIQ m'a écrit une lettre. Elle en aurait vu le brouillon. Je lui dis que je n'ai jamais rien reçu

    Eric prend livraison de la pierre qu'il m'a achetée

    Jeudi 28 septembre

    Message téléphonique de Denyse W.;"Je n'ai toujours pas de nouvelles de toi, je ne sais pas où tu es. Téléphone-moi quand tu reviens" Délirant, elle n'a rien compris !

     

    Vendredi 29 septembre

    VERNISSAGE IDELUX à ARLON

    La toute grand foule. Il fait presque noir. Une colonne de visiteurs à l'entrée. Mais nous les peintres d'avant-garde nous ne sommes pas admis dans le bâtiment principal,.Nous devons aller dehors, dans une prairie sous un châpiteau; Je suis avec Eric Neuberg. Plus tard on nous dira que nous pouvons rentrer dans l'immeuble principal et visiter l'expo alors que tout est quasi-terminé et là ,je tombe sur Monique Bossicart, Marcel et les enfants Didier et Estelle. Nous faisons le tour de l'expo ensemble.Monique a toujours la peinture qu'elle a faite de mon atelier en 1976 et que j'avais exposée au Centre de Lecture Publique de Libramont lors de mon expo de 1976. Elle me dit que je l'ai ndégagée de l'influence de Marie Howet

    Eric a une peinture dans un couloir et moi mon échelle. Ensuite nous repassons au châpiteau. Les dictionnaires des peintres luxembourgeois sont arrivés. Eric l'ouvre et surprise. Ce n'est pas la photo de l'Antenne d'Anlier qui se trouve sur ma page mais celle de mon jardin prise jadis par Patrice Gaillet et que je n'ai en rien fournie à l'éditeur OMER MARCHAL. Au-dessus de la photo à droite, il est inscrit "Le Domaine du Peintre" 280 x 53, chiffres qui ne correspondent à rien du tout, mon territoire faisant 100 mètres sur 30. Et pas trace de l'Antenne photographiée par Yvan Thierry et placée dehors par moi, ce qui nous a pris une matinée à l'époque. Travail non-professionnele et pas sérieux du tout sans compter le mépris total de l'artiste, comme d'habitude (Voir les photos du catalogue ci-dessous). Pour obtenir des catalogues à l'oeil, une foule de costards-cravattes à l'affût car le prix de ce catalogue est tout de même de 60 euros la pièce (un exemplaire gratuit pour les artistes-tout de même). Je ne connais personne. Annie G. fait une irruption. Elle est très occupée, est invitée à dîner, bref aucun contact

    Eric m'interroge sur l'avenir de mon oeuvre. Il veut bien s'en occuper et que je l'autorise par testament

    J'en suis à ma 1700e page de journal depuis le 1er janvier 1995

    Je suis sélectionné pour une expo à Liège aux Brasseurs. Du 21 novembre au 22 décembre (voir ci-dessous)

    Une de mes oeuvres de 1975, une caisse avec des casiers à bouteilles , peinte et à l'intérieur des dents de sanglier, que je viens de rénover (voir ci-dessous)

    Ma Bio 263-Septembre-Octobre 1995
    Ma Bio 263-Septembre-Octobre 1995
    Ma Bio 263-Septembre-Octobre 1995
    Ma Bio 263-Septembre-Octobre 1995
    Ma Bio 263-Septembre-Octobre 1995
    Ma Bio 263-Septembre-Octobre 1995
    Ma Bio 263-Septembre-Octobre 1995
    Ma Bio 263-Septembre-Octobre 1995
    Ma Bio 263-Septembre-Octobre 1995
    Ma Bio 263-Septembre-Octobre 1995
    Ma Bio 263-Septembre-Octobre 1995
    Ma Bio 263-Septembre-Octobre 1995
    Ma Bio 263-Septembre-Octobre 1995
    Ma Bio 263-Septembre-Octobre 1995
    Ma Bio 263-Septembre-Octobre 1995
    Ma Bio 263-Septembre-Octobre 1995

    Dimanche 1er octobre.

    Coup de théâtre. Enelle me dit qu'elle est prête à acheter dans la région. On fait le tour des villages avoisinant Moircy. Son amie la coiffeuse Annie  se marie samedi prochain avec son courtier d'assurances Maurice

     

    Lundi 2 octobre

    Je vais voir mon ex-belle-mère Charlotte.dans son home, avec Plume qui a vécu chez elle. Cette femme veut mourir. Je vais la promener car elle ne le fait jamais. Elle est contente d'avoir vu Plume. Je pars à 17h30. Je pleure dans la voiture. En 1986 j'étais allé voir son mari, Louis Nassogne à Ste Ode et lui avais apporté de la Vieuxtemps; Il est mort peu après

    Articles sur James Dean et une publicité pour le dictionnaire d'Omer Marchal. Très comique car il fait une réduction pour les artistes qui y figurent alors que nous avons tous reçu ce catalogie gratuitement lors du vernissage

     

    Mardi 3 octobre

    Un article sur l'Inauguration d'Idelux à Arlon

    On joue L'ami américain de Wim Wenders avec Dennis Hopper et Lisa Kreuzer d'après un roman de Patricia Highsmith. La ressemblance de Dennis Hopper avec James Dean

    Et enfin un article sur l'expo de Jephan de Villiers que nous avons vue à Cobru, dans une chapelle

     

    Mercredi 4 octobre

    Coup de fil d'Enelle. Tout est remis en question à nouveau. Dans ces conditions je ne compte pas aller au mariage samedi

    Jeudi 5 octobre

    Rendez-vous avec Evelyne Massart aux Chiroux, à la Cafeteria. J'ai mis mon chapeau noir parce qu'il pleut mais elle me reconnait de loin "Impossible de ne pas te reconnaître" me dit-elle. Nous faisons le tour des pièces disponibles et je finis par choisir une petite cave et réfléchis sur le lieu où je pense construire une pièce d'eau. Je fais un croquis (voir ci-dessous). Je dis mes exigences. Elle est d'accord. Je viendrai installer le 17 novembre. Il y a une co-exposante qui écoute notre entretien et qui s'appelle Marianne PONLOT. Elle habite au Laveu et fait de la musique. A fait l'Aca en sculpture et y donne des cours du soir. Trente-cinq ans environ. Connaît Anne-Marie Klenes. Très bon contact.

    J'apprends que Jacques-Louis Nyst aurait un cancer du pancreas et va commencer une chimio. Il fait partie de l'expo des Chiroux. Quant à Jacques Lizène et sa fontaine polluante, ils veulent aller aux Brasseurs et non aux Chiroux

    La plus courte et la pire des histoires juives  "Que Dieu soit "loué" "

    Vendredi 6 octobre

    Enelle m'attend et me téléphone. J'attends le coup de fil d'Evelyne Massart et ne puis bouger avant de l'avoir reçu mais j'apprends qu'Anne-Julie vient ce soir et donc viendrait avec nous demain au mariage, car son père ne veut oas qu'elle aille chez sa grand-mère. Enelle ne me demande même pas comment cela s'est passé hier aux Chiroux. Elle retéléphone à midi et je n'ai toujours pas de nouvelles d'Evelyne. J'ai téléphoné mais personne. Je dis à Enelle que je ne viendrai pas ce soir ni demain, vu la présence d'Anne-Julie qui nous est hostile. Pas envie d'encaisser cela; Réponse d'NL"alors si tu ne veux pas comprendre, finissons-en". Je réponds "Bon je n'ai rien à dire, Salut" et je raccroche. Et on en reste là. Je suis ravi de ne pas être obligé d'aller au mariage de sa coiffeuse dont je n'ai rien à foutre

    Samedi 7 octobre

    Les Frères Neuberg viennent ici à midi (Eric et Luc) Après avoir mangé dehors, on rentre dans l'atelier et on chante et joue à trois guitares. Excellent moment

    Ensuite nous regardons un docu sur le peintre allemand BASELITZ

     

    Dimanche 8 octobre

    Visite d'Hélène Sélys de Libin avec sa fille Gwendoline, sa cousine sous-germaine de Calais et ses deux enfants; Moment très chouette

    J'apprends qu'Omer Marchal serait d'extrême droite, fan de Degrelle et oncle du fameux Olivier (libraire d'extrême droite à Redu que je n'ai pas voulu voir quand il est venu chez moi avec Bo SImon) qui serait parti en France dans les environs de Lectoure je crois, donc pas loin d'Henri Lambert (l'ex-patron du bâteau Livre à Redu)

    Un Thema sur Orson Welles à la télé (voirs ci-dessous)

     

    Lundi 9 octobre

    Je rencontre à nouveau Adler au pointage. Il est ami avec Omer Marchal. J'en profite pour lui dire que c'est un type d'extrême-droite et que son dictionnaire est plein de lacunes, dans l'espoir qu'il le répétera à Omer

    Je refais un plan de ma future cave aux Chiroux, mais à l'échelle cette fois (voir ci-dessous)

    Une émission sur BARTOK. Un très beau reportage. Né en 1881 en territoire hongrois mais roumain à l'époque. Une petite soeur Elsa. Sa mère lui apprend le piano à 5 ans. A une maladie de peau, très jeune. Collectionneur de papillons et d'insectes. Compose sa première valse à 9 ans. Sa mère est institutrice et son père meurt. A 14 ans, lui et sa mère emménagent à Bratislava. A 18 ans il fréquente l'Académie de Budapest. Ses mains ont un très grand écart (une octave entre le 1er et le 4e doigt). Rencontre de Kodaly en 1905. Epouse Marthe Ziegler qui a 16 ans et est enceinte. Il est rejeté par tous les musiciens hongrois à cause de son modernisme. Sa maîtresse est Clara Goldoni. En 1923, il divorce et épouse Dita Pastori. D'elle il aura un fils Peter. Part aux USA en octobre 1940 et y meurt en septembre 1945 des suites d'une longue maladie (voir ci-dessous)

    Eric Neuberg repasse à Moircy. On parle de son frère Luc. J'apprends qu'il est ingénieur civil avec une orientation en physique quantique et en plus il est licencié en sciences économiques. Il est aussi violoniste

     

    Ma Bio 263-Septembre-Octobre 1995
    Ma Bio 263-Septembre-Octobre 1995
    Ma Bio 263-Septembre-Octobre 1995
    Ma Bio 263-Septembre-Octobre 1995
    Ma Bio 263-Septembre-Octobre 1995
    Ma Bio 263-Septembre-Octobre 1995
    Ma Bio 263-Septembre-Octobre 1995
    Ma Bio 263-Septembre-Octobre 1995
    Ma Bio 263-Septembre-Octobre 1995
    Ma Bio 263-Septembre-Octobre 1995
    Ma Bio 263-Septembre-Octobre 1995

    Mardi 10 octobre

    Promenade avec Plume (voir photo)

    Une expo Tjienke DAGNELIE annoncée à Bertrix (voir ci-dessous)

    J'apprends par Dominique Marx qu'il aurait refusé d'être dans le dictionnaire d'Omer Marchal, si on le lui avait demandé. Facile à dire. En attendant on ne le lui a même pas demandé

    Une visite de Youki, frère de Plume et fils de Craquotte. une simple prairie à traverser pour nous rejoindre (voir photos)

     

    Mercredi 11 octobre

    Une carte des Blavier. Ils ne prennent que le train et pour venir de Verviers à ici c'est une véritable expédition. Ils ne viendront dionc jamais (voir ci-dessous)

    Je termine une souche de bois avec de la terre d'ombre brûlée (voir photo)

    Un reportage sur Rebecca HORN, l'artiste allemande que j'ai vue à Kassel pour la première fois. Elle a fait un moyen métrage qui s'appelle "Le Danseur mondain" et un  autre film "La chambre de Buster"

    Les expos de groupe m'énervent de plus en plus. Que d'investissement et de frais pour l'artiste. Aller monter l'expo, aller au  vernissage, aller démonter l'expo. Je ne puis continuer en étant  chômeur, complètement limité au niveau financier

    J'ai interrompu l'enregistrement du film de Rebecca Horn car on y voyait Donald Sutherland jeter des poussins dans un aquarium pour nourrir un Boa. Voilà bien le côté malsain des allemands. Un poussin, pourquoi pas un juif??. Me faire cela à moi qui ne dessinait que des poussins durant mon enfance (dont tous ne se prénommaient pas Nicolas)

    Une émision sur John IRVING (voir ci-dessous)

     

    Jeudi 12 octobre

    Eric et moi n'avons pas été prévenus que nous devions retirer nos oeuvres de l'expo à Idelux Arlon. Mon échelle d'Anlier est toujours à la sortie du bureau d'Annie qui ne m'a pas prévenu, quand à la peinture d'Eric qui m'appartient, elle traîne dans un autre bureau

    Je vais donc chercher Eric à Bastogne et nous plongeons sur Arlon à 17h30. Croisons Annie qui doit aller travailler. Je suis assez furibard de toute cette légèreté et de ce nouveau manque de professionnalisme

    On va prendre un verre à Saint-Donat et Gil Doms quitte sa boutique "La Fringomanie" et nous rejoint en terrasse. Elle fait la connaissance d'Eric

    Vendredi 13  octobre

    Dix-neuf Grooteclaes exposés à Liège(voir ci-dessous)

    Je commence à travailler le Brou de Noix

    Enelle me pose de plus en plus de problèmes

     

    Samedi 14 et dimanche 15 octobre

    Enelle qui est ici car nous allons à deux vernissages du Caclb (Jamoigne et Bertrix) auxquels finalement nous n'irons pas, me propose de cohabiter avec moi. Je refuse évidemment, pour des tas de raisons. Pas envie d'avoir sa fille ici tous les WE. Vais perdre une partie de mon chômage et tomber à sa charge. Où va t'elle faire son atelier etc...Et puis la cohabitation tue tout

    On parle aussi de sa situation financière qui est en or à côté de la mienne. Et elle a du travail en plus

    A Bertrix elle a dû mettre un blocage de la serrure de sa porte d'entrée car Monsieur R. rentre sans se gêner. Il est plus que temps d'en finir mais elle a versé ses loyers d'avance jusqu'en avril prochain. Il fallait le faire..

    Je renonce aux deux vernissages. Anne-Marie ne m'a jamais répondu, n'a pas visité l'atelier d'Eric comme promis, ne m'a pas amené son amie Florence Freson alors que moi je suis allé voir deux fois son travail à Bilsdorf en y emmenant Enelle et Eric. Le résultat c'est que nous n'irons aucun des trois à son vernissage

    On donne à la Télé "La splendeur des Amberson" de Welles

     

    Mardi 17 octobre

    Une lettre de Michèle Laveaux. Triste.( Voir ci-dessous)

    Un reportage sur Simenon l'africain

    Mercredi 18 octobre

    Ouverture du Parc à Conteneurs de Libramont (voir ci-dessous)

    Je continue à ficher mes K7 videos à savoir toutes les émissions que je n'arrête pas d'enregistrer à la télévision avec mon magnéto. J'en suis à 209 K7 de 300 minutes

    Eric vient ici et nous bricolons quelques encadrements de ses peintures (Moi je n'ai jamais eu d'encadrements). C'est probablement pour cela que "les gens du monde de l'Art (Alain Schmitz) ne peuvent pas m'encadrer

    Graham Greene à la télévison. Un siècle d'écrivains (voir ci-dessous). (1904-1991)Il a fait une psychanalyse à Londres et il inventait ses rêves. Il se convertit au catholicisme à cause de sa femme Viviane. A joié dans La Nuit  américaine de Truffaut Et le "Troisième Homme" c'est lui qui l'a écrit... A écrit un livre contre la Mafia Niçoise qui s'intitule "J'accuse" Voir ci-dessous "Graham Greene et la Salade niçoise" Assez fascinant comme reportage. L'histoire d'Agnès Le Roux qui vend ses parts du Casino de Nice à un ami de Jacques Médecin, un corse-Fratoni, et puis qui disparaît à jamais

     

    Affaire Le Roux

    L'affaire Le Roux est une affaire criminelle survenue à Nice en France en 1977, qui a pour point de départ la disparition de l'héritière du Palais de la Méditerranée, Agnès Le Roux, née le 14 septembre 1948, qui n'a plus donné signe de vie depuis le 26 octobre 1977. Son corps ne sera jamais retrouvé et aucun élément matériel ne viendra jamais démontrer sa mort. Le principal suspect, condamné pour assassinat par la cour d'assises de Rennes, le 11 avril 2014, après 31 années d'atermoiements et d'hésitations judiciaires, est l'ex-avocat niçois Jean-Maurice Agnelet (dit Maurice), ancien amant de la disparue, né le 10 février 1938. L'affaire a défrayé la chronique pendant une trentaine d'années et conserve encore une part de mystère.

     

    Willy CLAES renvoyé devant la Cour de Cassation par la Chambre pour son implication dans l'Affaire AGUSTA

     

    Ma Bio 263-Septembre-Octobre 1995
    Ma Bio 263-Septembre-Octobre 1995
    Ma Bio 263-Septembre-Octobre 1995
    Ma Bio 263-Septembre-Octobre 1995
    Ma Bio 263-Septembre-Octobre 1995
    Ma Bio 263-Septembre-Octobre 1995
    Ma Bio 263-Septembre-Octobre 1995
    Ma Bio 263-Septembre-Octobre 1995
    Ma Bio 263-Septembre-Octobre 1995
    Ma Bio 263-Septembre-Octobre 1995
    Ma Bio 263-Septembre-Octobre 1995
    Ma Bio 263-Septembre-Octobre 1995
    Ma Bio 263-Septembre-Octobre 1995
    Ma Bio 263-Septembre-Octobre 1995
    Ma Bio 263-Septembre-Octobre 1995
    Ma Bio 263-Septembre-Octobre 1995
    Ma Bio 263-Septembre-Octobre 1995

    Vendredi 20 octobre

    Je visite au Foyer culturel de Bertrix l'exposition Tjienke Dagnelie que je connais bien. Aucune indication. Porte de la salle fermée. Je trouve enfin quelqu'un pour m'ouvrir. L'exposition est consternante de par sa mise en place. Des amateurs une fois de plus. Si c'est cela le fruit de la collaboration entre Alain Schmitz et Dominique Marx....

    Willy Claes démissionne de l'OTAN.....

    Samedi 21 octobre

    Avec Enelle et Eric, nous sommes invités chez Luc qui a un Kot à Namur mais Enelle va de son côté  et moi du mien avec Eric. Beau petit appartement et très bien accueillis. Des tas de peintures d'Eric au mur y compris un brou de noix à moi, encadré (pas par moi). Luc prépare sa thèse de Doctorat sur tout ce qui concerne les marchés internationaux au niveau financier et c'est dans cette optique qu'il va passer deux semaines à Boston. Son but est de devenir professeur d'Economie. Voici son environnement photographié de l'intérieur (voir ci-dessous). Nous sommes à Namur, rue de l'Ouvrage

    Dimanche 22 octobre

    Avec Enelle on viite la Champignonière à Beauplateau, à deux pas de chez moi

    Mardi 24 octobre

    Je reçois une lettre assez douteuse de dominique Marx, une sorte d'avertissement"Ma carrière risquerait d'être brisée" Pas de chance je ne fais pas de carrière, j'ai horreur de ce terme

    J'écris une lettre de 10 pages à Alain Schmitz avant de répondre à Marx

    Mercredi 25 octobre

    Un changement d'adresse de Jean-Claude DERUDDER qui s'installe à HYON

    Enelle cherche vaguement une fermette dans la région. Il y en aurait une à Rossart???

    Le soir on joue" L'arrangement d'Elia Kazan" avec Kirk Douglas et Deborah Kerr (voir ci-dessous)

    J'ai deux autres oeuvres en cours; Un bois et une caisse avec des sachets de thé colorés suspendus (voir ci-dessous)

    Jeudi 26 octobre

    Je visionne une émisson sur Julien Gracq

    Julien Gracq, de son vrai nom Louis Poirier, né le 27 juillet 1910 à Saint-Florent-le-Vieil (Maine-et-Loire) et mort le 22 décembre 2007 à Angers, était un écrivain français.

    Si Au château d'Argol, son premier roman, fortement influencé par le romantisme noir et par le surréalisme, avait attiré l'attention d'André Breton, c'est avec Le Rivage des Syrtes, et surtout le spectaculaire refus de son auteur de recevoir le prix Goncourt en 1951, que Julien Gracq s'est fait connaître du public. Reconnaissance paradoxale pour cet écrivain discret qui s'est effacé derrière une œuvre protéiforme et originale, en marge des courants dominants de la littérature de son époque (voire en opposition), qu'il s'agisse de l'existentialisme ou du nouveau roman. Après avoir abandonné l'écriture de fiction, Julien Gracq publie à partir de 1970 des livres qui mélangent bribes d'autobiographie, réflexions sur la littérature et méditations géographiques.

    Traduites dans vingt-six langues, étudiées dans des thèses et des colloques, proposées aux concours de l'agrégation, publiées de son vivant dans la bibliothèque de la Pléiade, les œuvres de Julien Gracq ont valu à leur auteur une consécration critique presque sans équivalent à son époque.

    J'écris à Dominique Marx

    Vendredi 27 octobre

    Je viste la maison de Rossart avec Enelle. Ils en demandent 3millions 200.000 FBG. Elle en vaut 2 millions. Pas intéressant

    Et puis il faudra encore qu'Enelle puisse casser son bail à La Courbeure

    Samedi 28 octobre

    Je téléphone à Didier Anciaux pour qu'il nous arrange une rencontre avec Murielle Noiset. Elle me téléphone; C'est ok pour demain 17h00

    Dimanche 29 octobre

    Chez Murielle Noiset et Francis Dupont à Saint-Pierre-Libramont, à 17h00 avec Didier et Anne Anciaux. Anne est la soeur de Francis Dupont. Tout de suite dans l'atelier de Murielle et puis on visionne une de ses vidéos sur une chute à vélo(un  velo  bleu), l'apposition de baxters, des seringues, des femmes qui saignent. C'est assez perturbant. Surgit la soeur de Murielle, Isabelle, elle aussi peintre, tout comme Anne qui commence

    Mardi 31 octobre

    Nuit agitée pour Enelle. Allergies, éternuements. Elle quitte la chambre vers 1h30. Je la retrouve couchée dans le salon à 7h00 et la fais remonter se coucher jusqu'à 10h00

    Magnifique carte de Syrie de mon ex-épouse Céline (voir ci-dessous)

    Demain c'est mon anniversaire: 58 piges

    Ma Bio 263-Septembre-Octobre 1995
    Ma Bio 263-Septembre-Octobre 1995
    Ma Bio 263-Septembre-Octobre 1995
    Ma Bio 263-Septembre-Octobre 1995
    Ma Bio 263-Septembre-Octobre 1995
    Ma Bio 263-Septembre-Octobre 1995
    Ma Bio 263-Septembre-Octobre 1995

    0 0

     

    Je n'ai pas connu Borgès. Il est mort en 1986 (à 87 ans). Il avait progressivement perdu la vue et sur la fin de sa vie, les mots étaient devenus son unique lien avec le monde. Le voici à l'hôtel Villa Igica, à Palerme en 1984 . "Tu deviendras aveugle, écrit-il prophétiquement dans l'Autre. Mais ne crains rien, c'est comme  la longue fin d'un très beau soir d'été".

    Il ne pouvait plus lire, lui qui avait dirigé la Bibliothèque de Buenos Aires, lui dont les livres constituaient la seule passion. Il avait heureusment mémorisé ses auteurs préférés-Schopenhauer, Bloy, de Quincey, Kipling, qu'il convoquait dans sa tête pour de longs colloques à  bouche fermée.
     378px-Jorgeluisborges2

     

    Souvent j'imagine Borges à la nuit tombante, étendu sur une chaise longue, une couverture sur les genoux. Puis il ferme doucement les yeux. Son esprit est déjà ailleurs, dans un monde où les mots priment sur le réel et où les hommes sont des marionnettes aux mains des littérateursBORGESv

     

    Jorge Luis Borges, selon l'état civil Jorge Francisco Isidoro Luis Borges Acevedo est né à Buenos Aires le 24 août 1899 et mort à Genève le 14 juin 1986, est un écrivain argentin de prose et de poésie. Ses travaux dans les champs de l'essai et de la nouvelle sont considérés comme des classiques de la littérature du XXe siècle.

     

    Biographie

    Enfance

    Jorge Luis Borges est le fils de Jorge Guillermo Borges, avocat et professeur de psychologie féru de littérature et de Leonor Acevedo Suárez, à qui son époux a appris l'anglais et qui travaille comme traductrice. La famille de son père était pour partie espagnole, portugaise et anglaise ; celle de sa mère espagnole et vraisemblablement portugaise aussi. Chez lui on parle aussi bien l'espagnol que l'anglais et depuis sa plus tendre enfance, Borges est donc bilingue, même s'il dira toute sa vie qu'il ne maîtrise pas parfaitement l'anglais.

    Débuts littéraires

    Pendant la Première Guerre mondiale, la famille Borges habite durant trois années à Lugano puis à Genève où le jeune Jorge étudie au Collège Calvin. Puis après la guerre la famille déménage de nouveau à Barcelone, Majorque puis Séville et enfin Madrid. En Espagne, Borges devient membre d'un mouvement littéraire d'avant-garde ultraïste. Son premier poème, Hymne à la mer, écrit dans le style de Walt Whitman, est publié dans le magazine Grecia.

    Il retourne à Buenos Aires en 1921 et s'engage dans de multiples activités culturelles : il fonde des revues, traduit notamment Kafka et Faulkner, publie des poèmes et des essais.Borges 1921

    À la fin des années 1930, il commence à écrire des contes et des nouvelles et publie l'Histoire universelle de l'infamie, qui le fait connaître en tant que prosateur.

    Principalement connu pour ses nouvelles, il écrit aussi des poèmes et publie une quantité considérable de critiques littéraires. Il est également l'un des auteurs des récits policiers parodiques signés Bustos Domecq, écrits en collaboration avec son ami Adolfo Bioy Casares, et de chansons sur des musiques d'Astor Piazzolla.

    En 1938 il obtient un emploi dans une bibliothèque municipale de Buenos Aires. C'est à cette époque qu'il écrit Pierre Ménard, auteur du Quichotte, son premier conte fantastique.614px-JorgeLuisBorges Il perd cet emploi en 1946 en raison de ses positions contre la politique péroniste et devient inspecteur des lapins et volailles sur les marchés publics. En 1955, le gouvernement « révolutionnaire » militaire qui chasse Juan Perón du pouvoir, nomme Borges directeur de la bibliothèque nationale. Il devient également professeur à la faculté de Lettres de Buenos Aires. Comme son père avant lui, il souffre d'une grave maladie qui entraîne une cécité progressive, laquelle deviendra définitive en 1955.

    Reconnaissance internationaleJorge Luis Borges 1951, by Grete Stern

    C'est seulement dans les années 1950 que Borges est découvert par la critique internationale. L'écrivain Roger Caillois, qui avait proposé des nouvelles de lui dans la revue Lettres Françaises en octobre 1944 (numéro 14) à Buenos Aires, offre dans la collection "La Croix du Sud", chez Gallimard, Fictions en 1951. C'est une découverte pour le public français et européen. Après Drieu La Rochelle et l'importante action de Roger Caillois -reconnue par J.L Borges lui-même qui fait de lui son "inventeur"- c'est la revue Planète qui le fait connaître du grand public.

    La reconnaissance internationale de Borges commence au début des années 1960. En 1961, il reçoit le Prix international des éditeurs, qu'il partage avec Samuel Beckett. Alors que Beckett est bien connu et respecté dans le monde anglophone, Borges est inconnu et non traduit — ce qui ne manque pas de susciter la curiosité des locuteurs anglophones. Le gouvernement italien le nomma Commendatore et l'Université du Texas à Austin le recrute pour un an. La première traduction de son œuvre en anglais date de 1962, avec des lectures en Europe et dans la région des Andes les années suivantes.Jorge Luis Borges Hotel Paris 1969 Borgès à Paris en 1969

     

    Borges reçoit de nombreuses distinctions, telles que le Prix Cervantes en 1979, le Prix Balzan en 1980 (pour la philologie, linguistique et critique littéraire) ou la Légion d'honneur en 1983. Il est même nommé plusieurs fois pour le prix Nobel de littérature mais ne l'obtiendra jamais, pour des raisons inconnues qui ont donné lieu à de nombreuses spéculations.Borgesygroupies 1976

    Après la mort de sa mère (en 1975), Borges se met à voyager partout à travers le monde et ce jusqu'à la fin de sa vie.800px-Plaque Jorge Luis Borges, 13 rue des Beaux-Arts, Pari624px-Borges 001

    Borges se marie deux fois. En 1967, il épouse une vieille amie, Elsa Astete Millán, veuve depuis peu. Le mariage dure trois ans. Après le divorce, il retourne chez sa mère. Pendant ses dernières années, Borges vit avec son assistante, María Kodama, avec qui il étudie l'anglo-saxon pendant plusieurs années. En 1984, ils publient des extraits de leur journal, sous le nom d'Atlas, avec des textes de Borges et des photographies de Kodama. Ils se marient en 1986, quelques mois avant sa mort.

    Borges meurt d'un cancer à Genève en 1986 ; il avait choisi, à la fin de sa vie, de retourner dans la ville où il a étudié. Il est incinéré et ses cendres reposent au cimetière des Rois.401px-Tumba-de-Jorge-Luis-Borges-7430 10 Genève

    450px-Homenaje a Borges en Santiago de Chile450px-Borges Lisboa 1450px-Maria KodamaOpinions politiques

    Politiquement, il se définit volontiers comme un conservateur, ce qui est pour lui une manière d'être sceptique (cf. préface au Rapport de Brodie). Quand Juan Perón revient d'exil et est réélu président en 1973, Borges renonce à son poste de directeur de la bibliothèque nationale. Opposé à « l’abominable dictature du général Perón »3, il reste silencieux face aux crimes de la junte militaire au pouvoir en Argentine dans les années 1970 pendant la période qualifiée de « guerre sale », ce qui lui sera reproché.

    Plusieurs nouvelles de Fictions peuvent être lues comme des dénonciations du totalitarisme. Par exemple La Loterie à Babylone ou encore Tlön, Uqbar, Orbis Tertius, dont la spécialiste Annick Louis affirme dans le Magazine Littéraire qu'elle peut être lue « comme une réflexion sur un des paradigmes dominants de l'époque - celui qui postule le réel comme une forme de chaos régi par une vérité occulte »6.

    Œuvre

    Borges en 1963,
    photo de Alicia D'Amico

     

    Borges privilégie l'aspect fantastique du texte poétique, rejetant une écriture rationnelle qu'il juge insuffisante et limitée. Certains considèrent Borges comme l'une des influences majeures du réalisme magique latino-américain. D'autres y voient au contraire un écrivain universel dans lequel peut se reconnaître toute l'humanité.

    Son travail est érudit, et à l'occasion délibérément trompeur (Tlön, Uqbar, Orbis Tertius). Il traite souvent de la nature de l'infini (La Bibliothèque de Babel, Le Livre de sable), de miroirs, de labyrinthes et de dérive (Le Jardin aux sentiers qui bifurquent), de la réalité, de l'identité ou encore de l'ubiquité des choses (La Loterie à Babylone).

     

    « Jorge Luis Borges est l'un des dix, peut être des cinq, auteurs modernes qu'il est essentiel d'avoir lus. Après l'avoir approché, nous ne sommes plus les mêmes. Notre vision des êtres et des choses a changé. Nous sommes plus intelligents. » a dit à son propos Claude Mauriac.

     

    Des ouvrages comme Fictions ou L'Aleph contiennent des textes souvent courts et particulièrement révélateurs du talent de Borges pour l'évocation d'univers ou de situations étranges qui lui sont propres. Dans Le Miracle secret, un écrivain, face au peloton d'exécution, dans la seconde qui précède sa fin, se voit accorder la grâce de terminer l'œuvre de sa vie. Le temps se ralentit infiniment. Il peaufine mentalement son texte. Il retouche inlassablement certains détails… Il fait évoluer le caractère d'un personnage suite à l'observation d'un des soldats qui lui font face… Dans un autre récit, "histoire d'Emma Zunz" (Fuera de Emma Zunz), une jeune fille trouve un moyen inattendu, cruel et infaillible de venger son honneur et celui de sa famille…FictionsALEPH

    Homère surgit peu à peu d’un autre texte, L’immortel, après un extraordinaire voyage dans l'espace et le temps. Dans Pierre Ménard, auteur du Quichotte, Borges nous dévoile son goût pour l'imposture, et un certain humour littéraire souvent rare, mais qui dans l'ouvrage Chroniques de Bustos Domecq, écrit en collaboration avec Adolfo Bioy Casares, s'épanouira dans l'évocation d'une étonnante galerie de personnages artistes dérisoires et imposteurs.Jorge Luis Borges Color

    La concision, les paradoxes, les associations fulgurantes de mots comme « perplexes couloirs » sont typiques de son style unique.

    Borges est devenu aveugle assez jeune mais de façon progressive, ce qui eut une forte influence sur ses écrits. Dans une de ses nouvelles, L’Autre, il se rencontre lui-même plus jeune, sur un banc, et se livre à quelques prédictions : « Tu deviendras aveugle. Mais ne crains rien, c'est comme la longue fin d'un très beau soir d'été ». À ce sujet, il raconte dans l’Essai autobiographique que cette cécité était probablement d'origine héréditaire et que certains de ses ascendants avaient connu la même infirmité. N'ayant jamais appris le braille, il dut compter sur sa mère pour l'aider, puis sur son assistante Maria Kodama. Il se faisait lire journaux et livres et dictait ses textes.Borges y Sabato - 1Avec son ami Sabato

     

    Outre les fictions, son œuvre comprend poèmes, essais, critiques de films et de livres. On y trouve une sorte de réhabilitation du roman policier, plus digne héritier de la littérature classique à ses yeux, que le nouveau roman. Ce genre littéraire demeure seul, selon lui, à préserver le plan de la construction littéraire classique, avec une introduction, une intrigue et une conclusion.Jorge Luis Borges

    On trouve également parmi ses écrits de courtes biographies et de plus longues réflexions philosophiques sur des sujets tels que la nature du dialogue, du langage, de la pensée, ainsi que de leurs relations. Il explore aussi empiriquement ou rationnellement nombre des thèmes que l'on trouve dans ses fictions, par exemple l'identité du peuple argentin. Dans des articles tels que L’histoire du Tango et Les traducteurs des Mille et Une Nuits, il écrit avec lucidité sur des éléments qui eurent sûrement une place importante dans sa vie.

    Il existe de même un livre qui réunit sept conférences dans diverses universités, qu'on peut considérer comme sept essais, clairs, ordonnés, d'une simplicité dérivant de leur caractère oratoire. Dans ce petit recueil de savoir, Les Sept Nuits (Siete Noches), on trouve un texte sur les cauchemars, sur les Mille et une nuits, sur la Divine Comédie de Dante, sur le bouddhisme et d'autres thèmes que Borges exploite et nous fait partager avec l'autorité didactique et la simplicité pédagogique d'un véritable professeur, érudit de la littérature.

    Écrits entre 1923 et 1977, ses poèmes retrouvent les thèmes philosophiques sur lesquels repose la pluralité de l'œuvre de Borges. Des poèmes comme El Reloj de Arena (Le Sablier) ou El Ajedrez (Les Échecs) reconstruisent les concepts borgesiens par excellence, comme le temps, instable et inéluctablement destructeur du monde, ou le labyrinthe comme principe de l'existence humaine, mais d'un point de vue poétique, condensé dans des images surprenantes. Ces poèmes sont réunis dans Antologia Poética 1923-1977 (Recueil Poétique).

    Sous le pseudonyme de H. Bustos Domecq, il écrit en collaboration avec Adolfo Bioy CasaresSix problèmes pour Don Isidro Parodi, série d'énigmes mi-mondaines mi-policières. Le héros, Don Isidro Parodi, joue les détectives depuis la prison où il est enfermé et dans laquelle il est sollicité par une étrange galerie de personnages. L’isolement forcé semble stimuler sa clairvoyance, car sans quitter sa cellule il résout chaque énigme aussi facilement que les autres détectives de la littérature, tels Auguste Dupin, Sherlock Holmes ou Hercule Poirot.

    Publications

    Borges en 1969.
    • BIBLIOGRAPHIE
    •  
    • Ferveur de Buenos Aires (Fervor de Buenos Aires) (1923)
    • Lune d'en face (Luna de frente) (1925)
    • Inquisiciones (non traduit) (1925)
    • Cuaderno San Martín (traduit tel quel) (1929)
    • Evaristo Carriego (traduit tel quel) (1930)
    • Discussion (Discusión) (1932)
    • Histoire universelle de l'infamie (Historia universal de la infamia) (1935)
    • Histoire de l'éternité (Historia de la eternidad) (1936)
    • Six problèmes pour Don Isidro Parodi (1942)
    • Fictions (Ficciones) (1944) (recueil contenant « La Bibliothèque de Babel »)Fictions
    • L'Aleph (El Aleph) (1949)31ZFKTJSKZL. SY445
    • Enquêtes puis Autres inquisitions (Otras inquisiciones) (1952)
    • L'Auteur puis L'auteur et autres textes (El hacedor) (1960) (ISBN 2-07024-037-1)
    • L'Autre, le Même (El otro, el mismo) (1964)
    • Pour les six cordes (Para las seis cuerdas) (1965)
    • Le Livre des êtres imaginaires (El libro de los seres imaginarios) (1967) collab. Margarita Guerrero41V1F3HTZEL. SY445 -copie-1 (rééd. augm. du Manuel de zoologie fantastique, 1965, trad. de Manual de zoologiá fantástica, 1957)
    • Éloge de l'ombre (Elogio de la sombra) (1969)
    • Le Rapport de Brodie (El informe de Brodie) (1970)41KBSTT84VL. SY445
    • Essai d'autobiographie (An autobiographical essay) (1970) (traduit en 1980 avec Livre de préfaces)
    • L'Or des tigres (El oro de los tigres) (1972)
    • Livre de préfaces puis Préfaces avec une préface aux préfaces (Prólogos con un prólogo de prólogos) (1975)
    • Le Livre de sable (El libro de arena) (1975)51TZCT65BQL. SY445
    • La Rose profonde (La rosa profunda) (1975)
    • La Monnaie de fer (La moneda de hierro) (1976)
    • Libro de sueños (non traduit) (1976).
    • Qu'est-ce que le bouddhisme? (Qué es el budismo?) (1976) (ISBN 2-07032-703-5)
    • Histoire de la nuit (Historia de la noche) (1977)
    • Sept nuits (Siete noches) (1980)
    • Livre de préfaces, suivi de Essai d'autobiographie (1980) (ISBN 2-07037-794-6)
    • Le Chiffre (La Cifra) (1981)
    • Neuf essais sur Dante (Nueve ensayos dantescos) (1982)
    • Atlas (1984)
    • Les Conjurés (Los conjurados) (1985)Les conjures
    • Le Martin Fierro (1985) trad. Bernard Lesfargues - Éditions Curandera, (ISBN 2-86677-022-1), 1985
    • Conversations à Buenos Aires (Dialogos Jorge Luis Borges Ernesto Sábato) (1996) Jorge Luis Borges - Ernesto Sábato (ISBN 2-26404-042-4)
    • Ultimes dialogues (1996) Jorge Luis Borges - Osvaldo Ferrari (ISBN 2-87678-013-5)
    • La proximité de la mer, anthologie (2010) (ISBN 978-2-07-012842-6)la Proximité de la Mer

    Par ailleurs, Borges a publié un grand nombre de chroniques, notamment dans Proa (1924-1926), La Prensa (1926-1929), Sur et El Hogar (1936-1939)Pleïade.

    Dans une entrevue, à l'automne 2010, María Kodama7 suggère, à qui veut s'initier à l'œuvre de Borges, de commencer par Le livre de sable (1975), Les Conjurés (1985) et Le rapport de Brodie (1970), avant d'aborder Fictions (1944) et L'Aleph (1949).L'art de Poésie


    0 0

    Mon exposition aux Brasseurs à Liège en novembre 1995

    Mon exposition aux Brasseurs à Liège en novembre 1995

    xposit

    Mercredi 1er novembre 1995

    Mon Anniversaire. J 'ai 58 ans !!!

    Enelle est ici mais malade. A midi elle est toujours au lit. Je vais donc me souhaiter mon anniversaire tout seul et me verse un verre de Fitou. Je téléphone alors à ma fille. Messagerie: "Valérie, on est le 1er novembre, je ne sais pas si cela te dit quelquechose???" Décidément je suis gâté. Enelle doit être à Bertrix à 17h30 parce que son ex-mari doit lui amener leur fille Anne-Julie. Est-ce cela qui la rend malade???

    Murielle, Isabelle et Christine viennent me visiter à 15h00, en vélo. Ah tout de même. Je les reconduirai vers 19h00. Elles laissent leurs velos ici. On viendra les chercher demain à 11h00

    Enelle est partie, malade du foie entre autres. Tous nos projets pour ces vacances  de Toussaint sont en l'air

    Bel anniversaire !!!

    Jeudi 2 novembre

    . Aucune nouvelle d'Enelle. Nous devions continuer à visiter des maisons et j'ai repéré une possibilté dans le journal. Je lui téléphone donc. J'entends qu'elle n'a pas dormi, qu'elle a beaucoup réfléchi et qu'il vaut mieux en finir. Je lui dis d'aller voir un psy. Cette femme n'est décidément en rien fiable

    Francis, Murielle et Christine viennent chercher les vélos vers 11h00. On parle et je leur montre des tas de trucs. Christine LIGI, grande amie de Murielle est plasticienne, elle aussi. Région de Charleroi. Les filles repartent à vélo et Francis embarque le 3e vélo

    NL me retéléphone ce soir et me dit qu'elle m'aime. Vraiment n'importe quoi. Sans arrêt battre le chaud et le froid

    Vers 20h00 les frères Neuberg arrivent en chantant devant ma porte d'entrée "Bon anniversaire". Ils m'apportente une boite de cigarillos et une cassette de HILLER (Hilliard Ensemble). Luc part à Boston jeudi prochain

    Vendredi 3 novembre

    Je téléhone à Enelle. Elle a une crise ce matin et a téléphoné à un psy de Namur

    A 17h30, je suis chez Eric, sans Enelle évidemment. Eric me fait entendre sa trompette sur cassette, dans son groupe "Let's have fun" avec Bernard Castelloes à la Batterie et Fontaine au saxo

    Comme Eric me doit de l'argent pour ma dernière sculpture qu'il a achetée, je lui propose de le faire quitte s'il me donne ses 6 planches à pain. Il est d'accord mais n'en revient pas et on conclut le marché. Il m'avertit "Tu vas le regretter"

    Du verglas à mon retour de Longwilly

    Samedi 4 novembre

    Comme moi Enelle trouve que l'expo de Dajnelie à Bertrix esr une véritable catastrophe (voir ci-dessous)

    A Redu l'après-midi. Allons chez Pierre Dailly qui nous emmène chez lui à 18h00. Je suis avec Enelle et Anne-Julie. J'achète Bertolucci pa Bertolucci, un superbe bouquin.

    Pierre me parle d'un graveur, un ceratin Eric SCHWARZ, professeur à l'Aca de Charleroi et qui habite une très belle maison à Villers-les-deux-Eglises

    Assassinat d'ISAAC RABIN

    Dimanche 5 novembre

    Une expo Henri MICHAUX à Namur et à Bruxelles (voir ci-dessous)

    Lundi 6 novembre

    Les Chiroux m'annoncent le transport de mes pierres pour le jeudi 16 novembre et le montage de mon étang aux totems, pour le vendredi 17 (voir ci-dessous)

    Je reçois aussi les invitations qui sont assez minables

    Mon frère a été viré du Petit Séminaire de Florence, m'annonce ma tante qui me demande si je n'ai pas de photo de mon père pour la faire figurer dans l'album de famille qui va être sorti par nos cousins les Rolin; Non je n'ai rien de valable

    .Patrice GAILLET au téléphone. Je lui raconte ma bagarre avec Alain S. Lui non plus ne l'aime pas. On parle ensuite d'Omer Marchal dont la mère était rexiste (tout se confirme) et que son père, était agronome et agent territorial au Congo et Mc Carthyste après la guerre, à savoir férocement anti-communiste

    Patrice et revenu du Congo en 1960. Il avait 13 ans; Il est donc né en 1947

    Un thema sur PASOLINI, l'Homme du Frioul, né en 1922. Publie en 1942 des poèmes en Frioulan. Arrive à Rome en 1950. Ecrit la Ragazza en 1955. Premier procès. De nombreux films. A commencé à peindre avec Robert Longhi (voir ci-dessous)

    Pier Paolo Pasolini est un écrivain, poète, journaliste, scénariste et réalisateur italien, né le 5 mars 1922 à Bologne et assassiné dans la nuit du 1er au 2 novembre 19751 sur la plage d'Ostie, à Rome.

    Son œuvre artistique et intellectuelle, politiquement engagée, a marqué la critique. Doué d'éclectisme, il se distingue dans de nombreux domaines. Connu notamment pour son engagement à gauche, mais se situant toujours en dehors de l'institution, il est un observateur des transformations de la société italienne de l'après-guerre, et ce, jusqu'à sa mort en 1975. Son œuvre suscite souvent de fortes polémiques (comme à son dernier opus, Salò ou les 120 Journées de Sodome, sorti en salles l'année même de sa mort), et provoque des débats par la radicalité des idées qu'il y exprime. Il se montre très critique, en effet, envers la bourgeoisie et la société consumériste italienne alors émergente, prenant très tôt ses distances avec un certain esprit contestataire de 1968.

    Avec plus de quatorze prix et neuf nominations, l'art cinématographique de Pier Paolo Pasolini s'impose dès 1962 avec notamment L'Évangile selon saint Matthieu, puis avec Les Contes de Canterbury.

    Mardi 7 novembre

    Le père d'Eric est en clinique pour un pontage. Il a 60 ans

    Pascale R. au téléphone. Lui raconte. Elle me confirme que personne n'aime Alain S.

    J"écris à Dominique Marx une lettre qui pourrait être définitive

    Une soirée sur le BLUES

     

    Mercredi 8 novembre

    Je visionne John Lee Hooker ! Superbe

    Jean-Pierre Devresse viendra m'aider à installer mon expo le 17 novembre (Il travaille à Liège)

     

    Jeudi 9 novembre

    J'achète de grandes feuilles de papier écru chez l'imprimeur Maziers avenue d' Houffalize à Libramont. pour faire des broux de noix.

     

    Vendredi 10 novembre

    Je mets mes pierres dans des caisses pour mon exposition à Liège. J'ai Evelyne au téléphone. On soupera aux Brasseurs après l'expo. Voudrait que je vienne à l'autre vernissage, le mercredi aux Chiroux. Mais je lui dis que je n'ai pas les moyens financiers de me taper Liège, deux fois en une semaine; On discute de la technique de remplissage du bassin avec de l'eau. Il faut un tuyau et non des seaux à la chaine car le plastic de fond doit se remplir lentement pour de déplisser progressivement

    "L'humour n'est rien s'il n'est au service d'une révolte totale"

    Dimanche 12 novembre

    Une émission à la télé sur Joseph ROTH (voir ci-dessous)

    Je visionne aussi Metropolis

    Lundi 13 novembre

    Le Prix Goncourt à Andreï MAKINE pour le Testament français; Le Goncourt des Lycéens à Franz Olivier Giesbert. Le Reanudot à Patrick Besson

    Ma Bio 264  Novembre et Décembre 1995
    Ma Bio 264  Novembre et Décembre 1995
    Ma Bio 264  Novembre et Décembre 1995
    Ma Bio 264  Novembre et Décembre 1995
    Ma Bio 264  Novembre et Décembre 1995
    Ma Bio 264  Novembre et Décembre 1995
    Ma Bio 264  Novembre et Décembre 1995
    Ma Bio 264  Novembre et Décembre 1995
    Ma Bio 264  Novembre et Décembre 1995

    ion au

    Mardi 14 novembre

    Je peins quatre" broux de noix"

    Mercredi 15 novembre

    J'attends toujours le dossier de presse d'Annie Gaspard (Dossier Idelux)

    Annie et Maurice nouveaux propriétaires de la maison d'Enelle à Boignée, occupent déjà les  lieux

    Ennelle a commencé ses séances de psychothérapie au Centre de Guidance

     

    Jeudi 16 novembre

    Je visionne ITALO CALVINO (voir ci-dessous)

    La camionnette des Chiroux a embarqué mes pierres et mes totems. En route pour Liège

    Coup de fil de JP Devresse. Il vient demain. Il m'apprend que JP Collignon s'est séparé de Catherine Peccio et habite dans la même rue que lui, rue Coremelin, dans le quartier Ste Marguerite

    Vendredi 17 novembre

    A 9h00, je suis à Liège devant les Brasseurs, pour monter mon exposition. Les Brasseurs c'est à côté de l'Eglise Saint-Barthélémy (voir ci-dessous)/ Porte fermée. J'attends pendant un quart d'heure. Une belle dame arrive "Monsieur Vancau,,".(Dominique van Zuylen je crois, la nièce du collectionneur Graindorge) Elle m'ouvre la porte. Pas de JP Devresse. Je commence donc à disposer mes blocs. La cave est inondée. Je fais donc un pont avec une vieille porte, pose mes blocs, nettoie le plafond, installe le plastic, amène le tuyau d'arrosage (Jean-Pierre est arrivé) et on commence le remplissage. Evelyne arrive. Il me faudrait de la lumière pour pouvoir faire l'installation. Evelyne va acheter des spots sur pied

    Apéro. Anne Garnier arrive et nous invite Evelyne et moi à manger chez elle mais je lui explique que je vais manger avec Jean-Pierre, qui est venu m'aider et que je n'ai plus vu depuis des années. Je croise Dellaleau, prof à l'Aca.

    Après le repas avec JP, dans un café espagnol de la rue Féronstrée, retour à la cave. J'ai trouvé de vieux carrelages en terre cuite que j'ai pu poser sur les blocs. Dominique adore. On commence à placer les totems; Mais il en manque un??? Je quitte vers 17h15 et reconduis Jean-Pierre

     

    Samedi 18 novembre

    Divers coups de fil. Il y a un spectacle demain soir aux Brasseurs dans ma cave. Je demande à Evelyne qu'on respecte mon installation surtout avecune pièce d'eau. D'autre part un paquet de cartes postales de mon territoire, déposé hier dans ma cave est introuvable. Ah oui il me faudrait une pompe à eau...

     

    Lundi 20 novembre

    Toujours aucune nouvelle de mon totem disparu, ni de mes cartes postales. J'en avais laissé environ trois cents aux bons soins des organisateurs

     

    Mardi 21novembre

    C'est le jour du vernissage. J'arrive à 16h00 à Liège et passe d 'abord voir l'autre expo aux Chiroux. Suis aux Brasseurs à 17h00. Mon étang est plein de mégots, de boites, d'emballages. La fameuse soirée de samedi...;. Personnen'a rien vu, évidemment, comme toujours. Panique, on nettoie. je suis évidemment totalement mécontent de ce manque d'organisation et de respect. Ensuite je fais le tour de l'expo. les peintures de Nyst c'est catastrophique et en plus il va très mal. Vandeloise c'est nul aussi.Les premiers arrivent vers 18h30. Collignon JP, José Bedeur et Enelle venue de son côté. Dominique Marx est passé dans l'après-midi On se retrouve tous au bar. Céline arrive avec J;P Devresse. Marie-Henriette, sa soeur avec son ami. Voici les trois Gaillet, puis le couple Rikkers; La table s'aggrandit. Les Vandeloise qui disent bonjour de loin. Et Anne-Marie K, qui en fait n'a jamais lu ma lettre à Alain, lettre à laquelle il ne répond pas. Je lui en révèle le contenu.La conversation s'envenime. Enelle prend le parti d'Anne-Marie qui n'a rien compris car elle ne connait rien du passé. Je me tire et indique la route du retour à Enelle qui est toute perdue dans Liège

    Ce vernissage est complètement raté mais mon installation est magnifique  (voir ci-dessous)

    Ouf j'en ai fini avec ce merdique monde de l'art

    Ce fut une épouvantable soirée

     

    Mercredi 22 novembre

    Reçois une courte lettre de Marie-Eau, pas du tout ce que j'attendais mais elle me donne sa nouvelle adresse à Toulon

    Eric passe en fin d'après-midi

    Le soir on donne ce magnifique film de Joseph Mankiewicz avec Clift et Taylor et Catherine Hepburn "Soudain l'été dernier" d'après Tennessee Williams. Un chef d'oeuvre

     

    Jeudi 23 novembre

    Passage d'Olivier Dacremont. Son employeur à Bastogne est en faillite. Il a 26 ans et me dit que mon travail l'émeut car il procède directement de la nature et de ses matériaux de base et qu'il laisse passer le sacré, ce qui n'est pas le cas avec des matériaux manufacturés. Il veut qu'on refasse une soirée ensemble avec nos deux guitares

    Je remercie par lettre Dominique Marx de son passage à Liège

     

    Vendredi 24 novembre

    Samedi dernier je n'ai pas été invité au vernissage à Bertrix des 10 ans du Centre d'art contemporain. La rupture est consommée. Tous ces gens ne sont pas clairs

    Louis MALLE est mort

     

    Samedi 25 novembre

    Avec Enelle je vais à Florenville voir le tombe d'Ugo Lahaye avec ma pierre qui a été installée par Michèle je suppose mais on met du temps car il s'agit d'un 2e cimetière, plus petit, non éloigné du premier et on doit le chercher (voir photos de la tombe et de la pierre)

    Ensuite on part à Villers-dvt-Orval, passer la soirée chez Gaillet

    J'offre de petits broux de noix et Patrice m'offre une photo à lui "Les Pluies" 50 sur 70

    Les Bertolaso sont là

    Ensuite tous au concert d'Iva Bittova, une superbe violoniste moravienne. Cela se passe dans l'Eglise de Rossignol

     

    Dimanche 26 novembre

    Je prends deux photos de mon grand étang (voir ci-dessous)

     

    Lundi 27 novembre

    Coup de fil d'Evelyne Massart. Très embêtée par l'affaire du totem perdu (Et moi donc !!!). Il faudrait faire une déclaration à la Gendarmerie. Elle craint des emmerdes avec son entourage progfessionnel (Tiens, tiens...)Je lui dis que je vais réfléchir. Elle me dit que mon installation aux Brasseurs a beaucoup de succès (Oh la belle revanche). En fait je renoncerai à faire marcher leur assurance. On ne dira pas que je ne suis pas conciliant à mes heures. Quant à mes 300 cartes postales de Patrice Gaillet, on n'en parle même plus

    Une réflexion d'Enelle assez symptômatique "Si le prix de vente de la maison est consigné, les enfants n'auront pas de Saint-Nicolas". Pour info, ils ont 22-21 et 16 ans. On a dû arrêter mes Saint-Nicolas quand j'avais 8 ans

     

    Mardi 28 novembre

    Un mot de Michèle Laveaux "Bien bonjour à toi, Vital me dit qu'il est très ému pour la pierre. Il a un problème au genou-rotule. Bonjour Christian? Je t'embrasse; A un jour ?"

    Bernard Tapie condamné en appel à 8 mois de prison ferme

     

    Mercredi 29 novembre

    Message téléphonique de Mireille Rainchon. Elle n'était pas libre le jour de mon vernissage. Elle habité à côté. Waf, waf !!!. Elle ne me dit même pas qu'elle va y aller. C'est là qu'on voit les vrais !!!

    Un Siècle d'écrivains sur Karen BLIXEN (voir ci-dessous)

    La baronne Karen von Blixen-Finecke, née Karen Christentze Dinesen, et connue sous son nom de plume d'Isak Dinesen (17 avril 1885 à Rungstedlund dans la commune de Hørsholm7 septembre 1962 à Rungstedlund) est une femme de lettres danoise, célèbre pour avoir écrit La Ferme africaine dont est tiré le film Out of Africa : Souvenirs d'Afrique et Anecdotes du destin dont une nouvelle sert de base au film Le Festin de Babette.

     

    Un Thema sur André Malraux également enregistré

     

    Jeudi 30 novembre

    Communication téléphonique avec Murielle Noiset. Elle me dit qu'elle a un projet sur l'eau à me soumettre et ajoute que, depuis qu'elle est venue à Moircy au mois d'août, elle pense à moi tous les jours. Longue conversation

    Un article sur L'Harpagophytum -(voir ci-dessous)

    Un Thema sur FRANCO (idem)

    Ma Bio 264  Novembre et Décembre 1995
    Ma Bio 264  Novembre et Décembre 1995
    Ma Bio 264  Novembre et Décembre 1995
    Ma Bio 264  Novembre et Décembre 1995
    Ma Bio 264  Novembre et Décembre 1995
    Ma Bio 264  Novembre et Décembre 1995
    Ma Bio 264  Novembre et Décembre 1995
    Ma Bio 264  Novembre et Décembre 1995
    Ma Bio 264  Novembre et Décembre 1995
    Ma Bio 264  Novembre et Décembre 1995
    Ma Bio 264  Novembre et Décembre 1995
    Ma Bio 264  Novembre et Décembre 1995
    Ma Bio 264  Novembre et Décembre 1995
    Ma Bio 264  Novembre et Décembre 1995
    Ma Bio 264  Novembre et Décembre 1995
    Ma Bio 264  Novembre et Décembre 1995
    Ma Bio 264  Novembre et Décembre 1995
    Ma Bio 264  Novembre et Décembre 1995
    Ma Bio 264  Novembre et Décembre 1995
    Ma Bio 264  Novembre et Décembre 1995
    Ma Bio 264  Novembre et Décembre 1995

    x

    Vendredi 1er décembre 1995

    Tout d'abord, une liste de la progression du nombre de pages écrites depuis la naissance de mon journal en fin 1980. De 43 pages par an en 1981, je suis passé à 2280 en 1995, nombre qui passe à 2380 en 1996

    Le 31 décembre 1995, j'en serai à la translation sur Internet de la page 15.312 de ce journal manuscrit, avec 49 tomes. Nous sommes le 27 décembre 2014 et j 'en suis à environ 53.500 pages avec 178 tomes. C'est dire si la route est encore longue, mais bien sûr je ne publie sur Internet, que des extraits de ce journal avec le plus de documents possible

    Néanmoins ma biographie sur mon blog débute bien le jour de ma naissance, le 1er novembre 1937 et couvre donc actuellement mes 58 premières années. Ayant 77 ans, je n'ai plus que 19 ans à écrire pour rejoindre mon âge actuel. Je doute que j'y arrive car c'est un travail de bénédictin

    Ma Bio 264  Novembre et Décembre 1995

    Vendredi 1er décembre

    Toujours à la recherche d'une maison dans les environs de Libramont pour ma compagne Enelle. Prix quelle est prête à mettre: 50;000 euros maximum. Ce jour même Enelle passe l'acte de vente de la maison conjugale à Boignée et doit en retirer environ 50.000 euros

    Dominique Marx expose à Huy à partir de ce 1er décembre, au Foyer culturel

    Le soir Enelle me téléphone. Tout s'est bien passé. Nous irons visiter une maison à Vesqueville vendredi prochain

     

    Samedi 2 décembre

    Je fais la dictée finale du DiCO D'OR de PIVOT:" La décennie mot à mot". Il y a deux dictées et sur l'ensemble je fais 17 fautes Pivot a dit "Si vous n'avez que 20 fautes, vous êtes champions" Enelle en fait 33

     

    Dimanche 3 décembre

    Visite de mon expo à Liège aux Brasseurs

    Les frères Neuberg viennent me cherher pour aller voir mon expo à Liège et aussi celle de Ransonnet (Sur les Outils). Arrivés aux Brasseurs c'est à nouveau la consternation. Le projecteur est complètement dévié sur la gauche. La pompe ne fonctionne pas et je la rebranche. Il y a des tas de crasses et de vidanges sur les pierres qui entourent l'étang. Je m'aperçois qu'Evelyne n' a pas mis la pancarte signalant l'existence d'une video. Je la lui fais mettre, devant moi cette fois. Tout cela est extrêmement déplaisant et on quitte. Le reste de l'expo ne plaît pas du tout aux Neuberg qui contre ont apprécié l'expo de Ransonnet;

    Nous allons au resto en Féronstrée Mais l'athmosphère de Liège ne plaît pas à Luc. Il l'a trouve poisseuse. Eric et moi aussi d'ailleurs. Nous rentrons donc à Moircy. Eric adore mes grands broux de noix. Eric part pour Ambly et moi je passe chez Nicole, à Bertrix, pour voir comment elle a installé les 3 tronçons de totems, que je lui ai donnés. Elle les a mis sous une table vitrée et cela a de la gueule (voir photo)

     

    Lundi 4 décembre

    Visite chez Pascale Ravet à 16h00, à Arlon. Elle m'offre le cataloque de Louise BOURGEOIS

    Sa jambe droite plus courte que l'autre lui provoque une scoliose. Elle reprend des cours de chant

    Elle fait descendre de l'appartement au-dessus, une allemande sudète, une certaine Tania Peikert-Gillett qui a habité Kiel, puis Paris et Bruxelles. En fait c'est une amie de Sabine Peiffer dont elle a repris l'apart. Elles travaillent toutes deux aux Communautés européennes mais Sabine a été transférée à Bruxelles et Tania à Luxembourg. On parle de la guerre et d'Hitler.

    Un souper "spaghettis"

    On parle de Laurent Antonnelli, l'ami de Pascale qui va enfin quitter ses parents et est au chômage en attendant de lancer son magasin de CD rom avec Fred. Il paraît que Laurent est fou de Delleuze

    Je lesquitte à minuit et en arrivant à Moircy, j'essuie les premiers flocons de neige

     

    Mardi 5 décembre

    Il neige

    Eric passe le matin, revenant de son examen médical. Je lui montre les poèmes de Murielle Noiset

    Lui et Luc trouvent que ma cave et mon étang aux Brasseurs sont les seuls trucs intéressants de l'exposition

    Resté seul, enfin, je visonne "La Marche de Radetsky" de Joseph ROTH (voir ci-desous)

    Moses Joseph Roth (2 septembre 1894, Brody, Galicie - 27 mai 1939, Paris) est un écrivain et journaliste autrichien.

    Josef Roth est né en Galicie, aux confins de l'empire Autrichien (aujourd'hui en Ukraine) sous le règne de l' empereur François-Joseph, dans une famille juive modeste de langue allemande.

    Il poursuit des études littéraires.

    Âgé de 20 ans au début du premier conflit mondial, il participe à l"effort de guerre dans des unités non combattantes comme le service de Presse des armées impériales.

    Il devient après la guerre journaliste et chroniqueur à Vienne et à Berlin et écrit ses premiers textes publiés à partir de 1918 après la chute de la monarchie et le démembrement de l'empire Austro-Hongrois, notamment Hôtel Savoy (1924), Le poids de la grâce (1930), La Crypte des Capucins (1938).

    Ses textes, nombreux et divers, sont marqués par un regard particulièrement lucide sur son époque et ses contemporains et le regret d'un monde qui disparaît. Son œuvre est marquée par la nostalgie des villages juifs du « yiddishland » qui disparaissent avec le XXe siècle, alors que se remodèle l'Europe centrale et orientale. Son roman le plus connu demeure La Marche de Radetzky publié en 1932 qui raconte le destin d'une famille sur quatre générations sous la Monarchie austro-hongroise finissante et où transparaît la nostalgie monarchiste de l'auteur.

    Joseph Roth s'exile en France dès l'arrivée au pouvoir des nazis - qui détruisent ses livres : il s'installe à Paris en 1934 et, malade, alcoolique et sans argent, il meurt le 27 mai 1939.

    Il est inhumé au cimetière parisien de Thiais.

     

    Mercredi 6 décembre

    Une soirée spéciale BEATLES et  une émission sur Fernando PESSOA (voir ci-dessous)

    Fernando António Nogueira Pessoa est un écrivain, critique, polémiste et poète portugais trilingue (anglais, dans une faible mesure français, et principalement portugais). Né le 13 juin 1888 à Lisbonne, ville où il meurt des suites de son alcoolisme le 30 novembre 1935, il a vécu une partie de son enfance en Afrique du Sud.

    Théoricien de la littérature engagé dans une époque troublée par la guerre et les dictatures, inventeur inspiré par Cesário Verde du sensationnisme, ses vers mystiques et sa prose poétique ont été les principaux agents du surgissement du modernisme au Portugal.

    « ... est-ce que je sais que je vis, ou bien seulement que je le sais ? »

    "Nous avons tous deux vies. La vraie qui est celle que nous avons rêvé dans notre enfance et que nous continuons de rêver, adultes, sur un fond de brouillard. La fausse qui est celle que nous vivons dans le commerce des autres, celle où nous finissons dans un cercueil" Fernando PESSOA

     

    Jeudi 7 décembre

    Un 4e Brou de Noix géant et 4 autres ce 8 décembre (voir ci-dessous)

    De Louise BOURGEOIS :" L'art est une garantie de santé mentale" (J'ajouterais "...et physique"). Son pouvoir d'exorcisme lui confère des vertus thérapeuthiques. L'art c'est la ré-expérience d'un traumatisme "

     

    Lundi 11 décembre

    Mort de Robert Manuel à 79 ans

    On joue Rocco et ses frères de Visconti (voir ci-dessous)

    Ma Bio 264  Novembre et Décembre 1995
    Ma Bio 264  Novembre et Décembre 1995
    Ma Bio 264  Novembre et Décembre 1995
    Ma Bio 264  Novembre et Décembre 1995
    Ma Bio 264  Novembre et Décembre 1995
    Ma Bio 264  Novembre et Décembre 1995
    Ma Bio 264  Novembre et Décembre 1995
    Ma Bio 264  Novembre et Décembre 1995
    Ma Bio 264  Novembre et Décembre 1995

    Mardi 12 décembre

    Lettre de Danielle Van Meerbeek qui m'envoie un article sur l'Art Brut (voir ci-dessous)

    Frank Sinatra a 80 ans

     

    Mercredi 13 décembre

    J'écris à Minique pour lui demander des nouvelles de son cancer

    AG n'a rien fait au niveau de son dossier de presse Idelux. Décidément.! Elle a fait un accident de voiture et a passé une semaine en clinique-Commotion cérébrale

    A la télé on joue le film de Remy Belvaux avec Benoit Poelvoorde "C'est arrivé près de chez vous"

    Egalement un reportage sur ELUARD. Fils unique. Refus du père. Né en 1895-Tuberculose en 1912. Rencontre une russe de 19 ans appelée GALA. Ils ont une fille, Cécile. En 1929 Gala quittera Paul Eluard et s'en ira avec Dali.

    Eluard drague avec René Char à la sortie des grands magasins. Il y rencontrera Maria Benz, qui sera plus connue sous le nom de NUSCH

     

    Jeudi 14 décembre

    Un étonnant film de Peter Greenaway avec John Gielgud. Baroque et ultra esthétique. Images picturales remarquables (voir ci-dessous) PROSPERO'S BOOKS. Scénario d'après "La Tempête" de Shakespeare

    Les fameux "amis" d'Enelle font de la pub pour leur lieu maudit "La COURBEURE" Collette sprl

    (voir ci-dessous)

     

    Vendredi 15 décembre

    Avec Enelle retrouver Valérie au Miami tard le soir

     

    Dimanche 17 décembre

    Un reportage sur Selim SASSON, le Monsieur Cinema en Belgique

     

    Lundi 18 décembre

    J'ai accepté d'apporter au parking du Delhaize, à 13 Kms de chez moi, les vêtements qu'Enelle a oubliés, ici. J'Y suis à 8h45. A 9h20, personne. Je reviens chez moi pour 10h00 et croise Ennelle qui fait demi-tour. Elle croyait que j'allais lui apporter ses vêtements à Bertrix, tout simplement. Nous avions 13 Kms à parcourir chacun de notre côté mais il aurait été plus logique que je m'en tape 52 aller-retour...No comment

    Evelyne Massart me téléphone, me confirme le gros succès de mon installation . On viendra me rapporter mes oeuvres le 28 décembre, je n'ai pas à aller démonter mon expo. Elle me pressent pour une deuxième expo sur le Feu, après celle sur l'Eau. Ce serait en mai 1996. Je ne m'engage pas

    On donne Le Guêpard de Visconti (voir ci-dessous)

     

    Mardi 19 décembre

    Je pars pour Huy voir l'expo de Dominique Marx. Quitte Moircy à 8h30.Brouillard. Au Centre Culturel, Dominique n'est pas là et il n'y a pas un chat. Les prix sont inabordables.Quant à la salle, elle est dégueulasse... Je laisse une trace de mon passage dans le livre d'Or "Salut Dominique on en reparlera" et à 10h30, je prends la route de Liège pour y faire des courses, notamment acheter des Paul Auster à la Fnac et passer chez IPL pour acheter des classeurs pour mes Magazines Littéraires. Place Saint-Denis je suis accosté par une femme bien mise, une bonne bourgeoise moyenne. Je crois qu'elle veut me demander son chemin, mais elle me dit "Tu te promènes?". Je ris, la prends par le bras et lui dis "oui je me promène mais tout seul si vous le voulez bien". Elle me regarde pétrifiée et a l'air vexé. Je la plante là.

    De rerour à 14h00.après 223 kms dans le brouillard. Des messages téléphoniques, Eric Neuberg qui me dit que Christiane Gillardin voudrait que je repasse chez elle. Elle le demande chaque fois qu'elle va chez Eric. Pourquoi ne passe t'elle pas ici, elle??? Et il paraît que Murielle Noiset m'appelle TARZAN ??

    Eric lit "Les années Lula" de Rezvani. Il adore

    A nouveau je ne suis pas invité à l'anniversaire de Renaud, demain

     

    Mercredi 20 décembre

    Je commence Paul Auster "L'invention de la solitude"

    Pourquoi suis-je le seul à ne pas être invité à l'anniversaire de mon petit-fils???? Ma récompense sans doute d'avoir été aux côtés de ma fille dans ses ennuis matrimoniaux de ces derniers mois. Je pourrais ajouter aussi que je m'occupe de ma belle-mère en lui rendant visite et que ces deux filles sont présentes à l'anniversaire mais neviennent même pas me dire bonjour au téléphone. A moins que ce ne soit carrément un coup monté. J'ai téléphoné et ai parlé à mon ex belle-mère pour lui dire que je lui apporterai Plume prochainement. Mais il y a eu des remarques au Home. Pas d'animaux. "C'est bon pour une fois". Oh le joli monde. Je rappelle que ma chienne est toute petite.

    Heureusement Eric Neuberg passe avec sa nouvelle guitare Folk et ses nouvelles peintures. Je lui montre Louise Bourgeois et on regarde une K7 de Brigitte Fontaine. Eric aime mes Broux de Noix." Si Luc voyait ça....".

     

    Jeudi 21 décembre

    Je passe porter mon cadeau à Renaud. Je suis bien bon ! !. Je vois un poisson rouge dans un bocal. J'ai horreur de cela. J'explique à Renaud qui accepte que je libère cette pauvre bête dans mes étangs. Il y a 5 mois que je n'avais plus mis le pied dans cette maison. Je retrouve le petit chat noir Figaro qui vient se coucher sur moi. En rentrant je mets le poisson rouge dans un petit étang

    Une soirée Hugo CLAUS, Prince des Lettres flamandes (voir ci-dessous) "Le  chagrin des belges"

    Hugo Claus, né le 5 avril 1929 à Bruges et mort le 19 mars 2008 (à 78 ans) à Anvers, est un écrivain, poète, dramaturge scénariste et réalisateur belge d'expression néerlandaise.

    Biographie

    Fils d'un imprimeur, Hugo s'enfuit de la maison paternelle et devient ouvrier saisonnier dans le nord de la France.

    À Paris, Antonin Artaud devient pour lui un second père. Il participe à la révolution avant-gardiste de l'art d'après-guerre et fait partie du mouvement Cobra (1948-1951). Après un séjour en Italie où il apprend à connaître le milieu cinématographique, il retourne en Flandre et commence une carrière de romancier, poète, auteur dramatique, cinéaste et peintre.

    À la fin des années 1960, Claus joue un rôle important dans le mouvement contestataire qui veut réformer la politique sociale et culturelle en Flandre. Au Festival expérimental de Knokke, en 1967, il choque l'opinion publique en faisant paraître sur scène trois hommes nus dans le rôle de la sainte Trinité.

    En 1971, il est fait chevalier de l'ordre de la Couronne.

    Hugo Claus, atteint de la maladie d'Alzheimer, a choisi la date de sa mort et a demandé, comme la loi belge l'y autorisait, à subir une euthanasie

    Vie privée

    Pendant une dizaine d'années, Hugo Claus fut le compagnon de l'actrice Sylvia Kristel. Ils ont eu un fils, Arthur, né le 10 février 1975, qui est comédien.

     

    Un article sur Jean-Pierre Ransonnet (voir ci-dessous)

    Ma Bio 264  Novembre et Décembre 1995
    Ma Bio 264  Novembre et Décembre 1995
    Ma Bio 264  Novembre et Décembre 1995
    Ma Bio 264  Novembre et Décembre 1995
    Ma Bio 264  Novembre et Décembre 1995
    Ma Bio 264  Novembre et Décembre 1995
    Ma Bio 264  Novembre et Décembre 1995
    Ma Bio 264  Novembre et Décembre 1995
    Ma Bio 264  Novembre et Décembre 1995
    Ma Bio 264  Novembre et Décembre 1995
    Ma Bio 264  Novembre et Décembre 1995
    Ma Bio 264  Novembre et Décembre 1995

    Vendredi 22 décembre

    Je commence " Moon Palace" de Paul Auster

    Des nouvelles de Thierry D. Il va mieux et a une compagne. A La Seyne, le Maire Scaglia a été balancé et Quiviger aussi. Tant mieux et c'est un écolo qui remplace Quiviger. Thierry est dans le comité d'experts de la FRAC. Jean Blanc est à nouveau en chimiothérapie. Minique semble s'en sortir. Il va venir à Nancy au théâtre de la Manufacture. Sa fille Aurelia va vers son bac. Elle compte faire les "Economiques" dans le domaine maritime

    Enelle téléphone. Rien que des emmerdes. Redant a mis un sèche-linges sur le pont pour bien lui montrer qu'elle ne pouvait pas le traverser. Elle ne sait rien pour le réveillon

    Du coup j'improvise un réveillon de Noël avec Eric Neuberg qui logera ici demain

     

    Samedi 23 décembre

    Eric Neuberg, ici à 16h00. Il se met au piano et joue "La Pathétique" de Beethoven. On parle de Boltanski dont je lui montre un reportage. Aussi de Rezvani. Puis c'est Giacommeti. On vide 4 bouteilles de vin. On écoute Springsteen

     

    Dimanche 24 décembre

    A 17h00 je suis à la porte d'entrée d'Enelle à La Courbeure avec Plume. La porte est bloquée, la serrure est foutue. Je vais appeler NL par le garage. Anne-Julie devant la télé

    Je ne parviens pas à me détendre dans ce lieu hostile. J'ai même la colique et vais me coucher à 23h00

     

    Lundi 25 décembre  NOEL

    La chasse ne fonctionne plus. Je démonte et répare. J'essaie en vain de réparer une vanne thermostatique mais Enelle n'a pas la clé adéquate. Ensuite je dois vider les lieux car ce midi elle reçoit ses enfants. Je me retrouve donc seul à la maison. Heureusement que j'ai Plume avec qui je vais me promener.Je mange des galettes de riz que je me prépare, car je n'ai rien d'autre. Un Noël mortel

    Je me couche avec Moon Palace

     

    Mardi 26 décembre

    Anniversaire de Ransonnet mais qu'il aille se faire foutre. Je suis allé voir son expo à Liège, y ai amené les Neuberg, lui ai écrit, n'a même pas répondu et je suppose qu'il n'est pas allé voir mon expo aux Brasseurs puisqu'il ne m'en dit rien

    Je suis dans une veine Jackson Pollock, sur papier

    Ma poêle prend feu avec l'huile qu'elle contenait. J'avais allumé la plaque vitro-céramique sans m'en rendre compte. Fumée, flammes. Obligé d'ouvrir la porte d'entrée et la fenêtre de l'atelier tant il fait tout bleu et irrespirable

     

    Mercredi 27 décembre

    Aucune nouvelle d'Enelle qui est pourtant bien en vacances à 26 Kms de chez moi. Et en plus je n'ai pas de quoi terminer mon mois.(Ai eu de gros ennuis avecma chaudière et ça m'a coûté un os. Irrécupérable pour un chômeur). Alors les fêtes et les ripailles...

    Mais ça ne m'empêche ni de peindre, ni de lire

    Marianne Poncelet au téléphone mais elle n'est pas du tout disponible, même si elle est à Carlsbourg pour quelques jours

    Michel LEIRIS le soir (voir ci-dessous)

    Biographie

    Michel Leiris est né au sein d'une famille bourgeoise cultivée habitant au 41 rue d'Auteuil dans le 16e arrondissement de Paris. Sa famille le pousse contre son gré à faire des études de chimie alors qu'il est attiré par l'art et l'écriture. Il fréquente les milieux artistiques après 1918, notamment les surréalistes jusqu'en 1929. Il se lie d'amitié avec Max Jacob, André Masson, Picasso, etc. Son œuvre a marqué les recherches ethnographiques et ethnologiques.

    En 1935, dans L'Âge d'homme, voici comme il se décrit :

    « Je viens d’avoir trente-quatre ans, la moitié de la vie. Au physique, je suis de taille moyenne, plutôt petit. J’ai des cheveux châtains coupés court afin d’éviter qu’ils ondulent, par crainte aussi que ne se développe une calvitie menaçante. Autant que je puisse en juger, les traits caractéristiques de ma physionomie sont : une nuque très droite, tombant verticalement comme une muraille ou une falaise, marque classique (si l'on en croit les astrologues) des personnes nées sous le signe du Taureau ; un front développé, plutôt bossué, aux veines temporales exagérément noueuses et saillantes. (...) Mes yeux sont bruns, avec le bord des paupières habituellement enflammé ; mon teint est coloré ; j'ai honte d'une fâcheuse tendance aux rougeurs et à la peau luisante (...). »

    — Je viens d'avoir trente-quatre ans, §1 in Michel Leiris, L'Âge d'homme, Gallimard, 1939.

     

    Jeudi 28 décembre

    Il gèle à moins dix degrés

    Je reçois une carte de Mart MÄGER, de Thallin (Esthonie)

    La camionnette de la ville de Liège me ramène tout sauf mon 14e totem. On en parle. Mystère total????.

    Quant à la maison d'Enelle, que nous devions chercher ensemble pour elle dans les environs, il n'en est plus question

    Enelle pour justifier son absence totale me dit qu'elle est à Bertrix, aussi pour s'occuper d'elle. Bizarre elle ne peint plus depuis longtemps. S'occuper d'elle,  c'est faire les lessives, les repassages, les repas et les vaisselles des enfants. Quant à cette maison qu'elle a installée, elle va devoir la quitter. Elle me dit qu'elle lit, c'est faux elle ne lit rien du tout, ne me demande jamais un livre alors qy'il y en a ici plus d'un millier. On peut dire d'elle que sa grande occupation est de pédaler dans la purée

    C'est la femme du Docteur Noël qui a installé un magasin concurrent à La Courbeure, à Bertrix. Anciens locataires de La Courbeure ayant été en bagarre avec  Le propriétaire. Ca n'étonnera personne

    Auster habite Park Slope à Brooklyn. Da,ns le livres d'Auster, il y a des chutes, des gens qui tombent. Son père est tombé d'un toit

    Je commence "L'Os de Dyonisos" de Christian Laborde, édité par Régine Desforges et prêté par Eric Neuberg

    Christian Laborde, né en 1955 à Aureilhan dans les Hautes-Pyrénées, est un écrivain, poète, chroniqueur et pamphlétaire français.

    « Christian Laborde est mon frère de race mentale. C’est un poète, c’est-à-dire un homme qui parle une langue de couleurs à délivrer les grands baisers de l’âme.» — Claude Nougaro.

    L’œuvre

    L’Os de Dionysos et les censeurs

    Christian Laborde est célèbre pour avoir subi la dernière censure littéraire en France. En 1987, son roman L'Os de Dionysos est interdit pour

    « … trouble illicite, incitation au désordre et à la moquerie, pornographie et danger pour la jeunesse en pleine formation physique et morale »

    — jugement du 12 mars 1987 du tribunal de grande instance de Tarbes]

    et

    « blasphème, lubricité, provocation, paganisme, […] et contenu incompatible avec le projet éducatif d'une école vouée au rayonnement de la parole du Christ »

    — arrêt du 30 avril 1987 de la cour d’appel de Pau[2].

    Le jugement de Tarbes cassé par la Cour de cassation, L'Os de Dionysos sera réédité en 1989 et deviendra un roman culte.

    L'Idiot, l'ours et Nougaro

    Il a collaboré à L'Idiot international de Jean-Edern Hallier, journal dans lequel il tirait "sur tout ce qui ne bouge pas". C'est dans l'Idiot International qu'il a pris la défense de l'ours des Pyrénées, le dernier fauve d'Europe. Mais, s'il aime l'ours, les paysages et le vent, Christian Laborde déteste les « ismes » : régionalisme, occitanisme… Il cite volontiers Miguel Torga : « L’universel, c'est le local moins les murs ». Ami de Claude Nougaro, il a consacré quatre livres à l'auteur de "Locomotive d'or".

    "Le maillot jaune de la page blanche"

    C'est dans la cuisine de son enfance, à Aureilhan, que Christian Laborde a découvert l'épopée du Tour de France. L'hiver, dans la cuisine, son père lui parlait de Charly Gaul et l'été, toute la famille allait applaudir Anquetil et Poulidor dans les Pyrénées. CHristian Laborde a consacré plusieurs livres aux héros du Tour, écrivant aussi bien sur les champions du passé - L'ange qui aimait la pluie, Charly Gaul - que sur les Géants d'aujourd'hui: Le Roi Miguel ouvrage racontant les exploits de Miguel Indurain, ou Champion, hymne à la pédalée de Lance Armstrong Christian Laborde est l'auteur, chez Plon, du Dictionnaire amoureux du Tour de France

    Liste des œuvres

    • Claude Nougaro, l'homme aux semelles de swing, préface de Kenneth White, percussions graphiques de Claude Nougaro, menteries biographiques, éd. Privat, 1984 (1re éd.), grand prix de littérature musicale de l'académie Charles Cros ; éd. Régine Deforges, 1992
    • Les Soleils de Bernard Lubat, ill. de Frans Masereel, éd. Eché, 1987 (1re éd.) (ISBN 2-86513-062-2) ; éd. Princi Négué, 1996
    • L'Os de Dionysos, roman, éd. Eché, 1987 (1re éd.) ; éd. Régine Deforges, 1989 (ISBN 2-905538-43-0) ; éd. Le Livre de poche, 1991 ; éd. Pauvert, 1999
    • Congo, poèmes, éd. d'Utovie, 1987
    • Lana Song, poème, éd. La Barbacane, 1988
    • Nougaro la voix royale, éd. Hidalgo, 1989
    • Aquarium, éd. Régine Deforges, 1990 (ISBN 2-905538-54-6)
    • L'Archipel de Bird, roman, éd. Régine Deforges, 1991 (ISBN 2-905538-79-1)
    • Danse avec les ours, pamphlet, éd. Régine Deforges, coll. « Coup de gueule », 1992
    • Pyrène et les vélos, éd. Les Belles Lettres, Paris, 1993 (ISBN 2-251-44008-9)
    • L'ange qui aimait la pluie, éd. Albin Michel, Paris, 1994 (ISBN 2-226-06977-1)
    • Le Roi Miguel, éd. Stock, 1995 (ISBN 2-234-04544-4)
    • Indianoak,roman, éd. Albin Michel, 1995 (ISBN 2-226-07849-5)
    • La Corde à linge, roman, éd. Albin Michel, 1997 (ISBN 2-226-08926-8)
    • Duel sur le volcan, éd. Albin Michel, 1998
    • Flammes, éd. Fayard, 1999 (ISBN 2-213-60439-8)
    • Le petit livre jaune, éd. Mazarine, 2000
    • Gargantaur, roman, éd. Fayard, 2001
    • Collector, éd. Bartillat, 2002 (ISBN 2-84100-283-7)
    • Soror, roman, éd. Arthème Fayard, 2003 (ISBN 2-312-61637-X[à vérifier : ISBN invalide])
    • Fenêtre sur Tour, éd. éd. Bartillat, 2004
    • Mon seul chanteur de blues, récit, éd. de La Martinière, 2005 (ISBN 2-84675-168-4)
    • Percolenteur, éd. du Panama, 2005
    • Champion, éd. Plon, 2006
    • Pension Karlipah, roman, éd. Plon jeunesse, 2007
    • Dictionnaire amoureux du Tour de France, ill. d'Alain Bouldouyre, éd. Plon, 2007 (ISBN 978-2-259-20433-0)
    • Chicken, récit, éd. Gascogne, 2007
    • Renaud, briographie, éd. Flammarion, 2008
    • Corrida, basta !, pamphlet, éd. Robert Laffont, 2009
    • Le Tour de France dans les Pyrénées, éd. Le Cherche-midi
    • Le soleil m'a oublié, roman, éd. Robert Laffont, 2010
    • Diane et autres stories en short, nouvelles, éd. Robert Laffont, 2012
    • Tour de France, nostalgie, éd. Hors-Collection, 2012, Prix Louis Nucéra 2013
    • Claude Nougaro, le parcours du cœur battant, éd. hors-Collection, 2014

    "Pourquoi Laure n'est-elle pas encore ma femme? Pourquoi touujours ces deux solitudes parallèles que nous brisons à chaque rencontre, à chaque étreinte, et chaque fois que mon regard plonge dans ses yeux mouillés.

    Pourquoi Laure n'est-elle pas encore à ma fenêtre? Pourquoi cette distance entre ces deux moitriés d'orange? Je ne suis pas de nature à chercjher l'explication dans les contingences sociales et quotidiennes. L'emploi du temps ne parle pas de la vraie vie. La mise à plat explicative passe à côté de l'essentiel qui se défend"

     

    Vendredi 29 décembre

    Une carte de voeux d'Anne-Marie Klenes. Son travail (voir ci-dessous)

    Un reportage de Frédéric Mitterrand sur Bogart et Bacall "Les amants du Siècle"

    Enelle devrait résilier son bail à Bertrix avant le 31 mars pour en finir le 30 juin. Elle devrait trouver rapidement une maison nouvelle dans la région afin pouvir l'aménager et y entrer pour le 1er juillet puisqu'elle n'aura plus de logement. Et voilà qu'elle me parle d'aller passer des vacances en Espagne chez sa soeur en juillet alors qu'aucun de ses problèmes n'est résolu

    De plus elle tient beaucoup aux vacances dans le futur et moi je n'en ai pas les moyens et cela la tracasse. Si j'ai été 5 fois en France en 91-92 c'est parce que j'y allais pour travailler et que tous mes frais étaient payés. Fini tout cela

     

    Samedi 30 décembre

    Un reportage sur le couple FELLINI

    (voir ci-dessous) et sur Marilyn Monroe

    Verglas sur tout le pays

     

    Dimanche 31 décembre

    Contre toute attente, nous passerons le réveillon ensemble et cela se passera bien. Mais aucun problème n'est résolu. Echanges téléphoniques avec les Gaillet pendant la soirée. Patrice Gaillet est déprimé. Il me demande quelle marque de cigares, je fume?? Enelle va voir car je n'en sais rien. Elle apporte la boite "Ce sont des BALMORAL! ! !

    Enelle m'offre un livre sur CHRISTO par Jeanne-Claude

    Minique a répondu à ma lettre (voir ci-dessous)

    Bilan  2280 pages de journal en 1995. Record absolu. Plus de 6 pages par jour en moyenne et 190 pages par mois

    8 tomes sur l'année

    Cette année sera marquée par ma rupture avec le monde de l'Art. Je continuerai néanmoins à peindre jusqu'en 2002 (35 ans en tout puisque j'ai commencé en 1967). Je réaccepterai une seule expo en 2005, à cause le la Fondation Vancau que je viens de créer mais qui tournera en eau de boudin, fin 2006. Jamais je n'aurais dû commencer à exposer (en 1976). Ca ne m'a apporté que des emmerdes. Seules mes portes ouvertes, il y en aura encore deux, en 2003 et en 2005, m'auront apporté quelquechose sur le plan humain

    Ma Bio 264  Novembre et Décembre 1995
    Ma Bio 264  Novembre et Décembre 1995
    Ma Bio 264  Novembre et Décembre 1995
    Ma Bio 264  Novembre et Décembre 1995
    Ma Bio 264  Novembre et Décembre 1995
    Ma Bio 264  Novembre et Décembre 1995
    Ma Bio 264  Novembre et Décembre 1995
    Ma Bio 264  Novembre et Décembre 1995

    0 0

    Et soudain je vis apparaître l 'Everest et l'Anapurna, en revenant de ma promenade sur les plateaux d'en haut et je me suis dit "Pourquoi Voyager ???"
    "
    VOYAGER C'EST PERDRE DES PAYS" (Fernando PESSOA)

    Regardez avec moi, j'aperçois l'Everest (le Sagarmatha dit le Toit du monde), à 8848 m., Le Chogo Gangri, dit le K2 à 8611 m., le Khangcheng Dzö-nga "Les 5 trésors et la Neige éternelle", à 8586 m, le Lhotse dit le Pic Sud à 8501 m., le Daulaghiri, "la Montagne blanche à 8167 et l'Anapurna "La déesse des Moissons   à 8091 m.
    IMGA0795 edited
    IMGA0798 editedIMGA0796 editedIMGA0795 editedPIECES JOINTES 182HIMALYA800px-HimalayasIMGA0791 edited


    0 0

    Emile Verhaeren, immense poète belge
    Emile Verhaeren, immense poète belge

    Émile Verhaeren

     
    Page d'aide sur l'homonymie

    Émile Verhaeren

    alt=Description de cette image, également commentée ci-après

    Portrait, c 1910-1916N 1

     
    Nom de naissance Émile Adolphus Gustavus Verhaeren
    Activités Poète, dramaturge
    Naissance 21 mai 1855
    Saint-Amand, Province d’Anvers Drapeau de la Belgique Belgique
    Décès 27 novembre 1916 (à 61 ans)
    Rouen
    Mouvement Symbolisme

    Émile Adolphe Gustave Verhaeren, né à Saint-Amand dans la province d'Anvers, Belgique, le 21 mai 1855 et mort à Rouen le 27 novembre 1916, est un poète belge flamand, d'expression française. Dans ses poèmes influencés par le symbolisme, où il pratique le vers libre, sa conscience sociale lui fait évoquer les grandes villes dont il parle avec lyrisme sur un ton d'une grande musicalité. Il a su traduire dans son œuvre la beauté de l'effort humain.

     

     

    Biographie

    Verhaeren est né à Saint-Amand (en néerlandais : Sint-Amands) en Belgique, au bord de l'Escaut, dans une famille aisée où on parlait le français, tandis qu'au village et à l'école régnait le flamand. Il fréquenta d'abord l'internat francophone Sainte-Barbe, tenu par des jésuites à Gand, puis il étudia le droit dans la vieille université de Louvain. C'est là qu'il rencontra le cercle des écrivains qui animaient La Jeune Belgique et il publia en 1879 les premiers articles de son cru dans des revues d'étudiants.

     
    La Lecture (1903) par Théo van Rysselberghe. Verhaeren est représenté en veston rouge.

     

    Chaque semaine, l'écrivain socialiste Edmond Picard tenait à Bruxelles un salon où le jeune Verhaeren put rencontrer des écrivains et des artistes d'avant-garde. C'est alors qu'il décida de renoncer à une carrière juridique et de devenir écrivain. Il publiait des poèmes et des articles critiques dans les revues belges et étrangères, entre autres L'Art moderne et La Jeune Belgique. Comme critique d'art, il soutint de jeunes artistes tels que James Ensor.

     

    En 1883, il publia son premier recueil de poèmes réalistes-naturalistes, Les Flamandes, consacré à son pays natal. Accueilli avec enthousiasme par l'avant-garde, l'ouvrage fit scandale au pays natal. Ses parents essayèrent même avec l'aide du curé du village d'acheter la totalité du tirage et de le détruire. Le scandale avait été un but inavoué du poète, afin de devenir connu plus rapidement. Il n'en continua pas moins par la suite à publier d'autres livres de poésies. Des poèmes symbolistes au ton lugubre caractérisent ces recueils, Les Moines, Les Soirs, Les Débâcles et Les Flambeaux noirs.

     

    En 1891, il épousa Marthe Massin, peintre connue pour ses aquarelles, dont il avait fait la connaissance deux ans plus tôt, et s'installa à Bruxelles. Son amour pour elle s'exprime dans trois recueils de poèmes d'amour : Les Heures claires, Les Heures d'après-midi et Les Heures du soir.

     

    Dans les années 1890, Verhaeren s'intéressa aux questions sociales et aux théories anarchistes et travailla à rendre dans ses poèmes l'atmosphère de la grande ville et son opposé, la vie à la campagne. Il exprima ses visions d'un temps nouveau dans des recueils comme Les Campagnes hallucinées, Les Villes tentaculaires, Les Villages illusoires et dans sa pièce de théâtre Les Aubes. Ces poèmes le rendirent célèbre, et son œuvre fut traduite et commentée dans le monde entier. Il voyagea pour faire des lectures et des conférences dans une grande partie de l'Europe. Beaucoup d'artistes, de poètes et d'écrivains comme Georges Seurat, Paul Signac, Auguste Rodin, Edgar Degas, August Vermeylen, Henry van de Velde, Maurice Maeterlinck, Stéphane Mallarmé, André Gide, Rainer Maria Rilke, Gostan Zarian et Stefan Zweig l'admiraient, correspondaient avec lui, cherchaient à le fréquenter et le traduisaient. Les artistes liés au futurisme subissaient son influence. Émile Verhaeren était aussi un ami personnel du roi Albert et de la reine Élisabeth ; il fréquentait régulièrement toutes les demeures de la famille royale.

     
    Transfert des restes d'Émile Verhaeren en Belgique, 1927.

     

    Quand en 1914 la Première Guerre mondiale éclata et que, malgré sa neutralité, la Belgique fut occupée par les troupes allemandes, Verhaeren se réfugia en Angleterre. Il écrivit des poèmes pacifistes et lutta contre la folie de la guerre dans les anthologies lyriques : La Belgique sanglante, Parmi les Cendres et Les Ailes rouges de la Guerre. Sa foi en un avenir meilleur se teinta pendant le conflit d'une résignation croissante. Il n'en publia pas moins dans des revues de propagande anti-allemandes et tenta dans ses conférences de renforcer l'amitié entre la France, la Belgique et le Royaume-Uni. Le 27 novembre 1916, il alla visiter les ruines de l'abbaye de Jumièges. Le soir, après avoir donné une nouvelle conférence à Rouen, il mourut accidentellement, ayant été poussé par la foule, nombreuse, sous les roues d'un train qui partait.

     

    Le gouvernement français voulut l'honorer en l'ensevelissant au Panthéon, mais la famille refusa et le fit enterrer au cimetière militaire d'Adinkerke. En raison du danger que représentait l'avancée des troupes, ses restes furent encore transférés pendant la guerre à Wulveringem avant d'être en 1927 définitivement enterrés dans son village natal de Saint-Amand où depuis 1955 un musée, le musée provincial Émile Verhaeren, rappelle son souvenir.

    Dans un champ d'orge

     
    Portrait par Théo van Rysselberghe

    Poème autographe paru dans La Plume en février 1904.

    Emile Verhaeren - Dans un champ d'orge.jpg

     

    Œuvres

    Principaux recueils
     
    Portrait d'Émile Verhaeren
    par Félix Valloton
    paru dans Le Livre des masques
    de Remy de Gourmont (1898).
    Œuvre critique
    • James Ensor
    • Rembrandt
    • Monet
    • Impressions (3 volumes) recueils de textes et d'articles critiques sur des écrivains.
    Théâtre
    • Le cloître (drame en quatre actes).
    • Philippe II
    • Hélène de Sparte
    • Les Aubes
    Prose

    Correspondance

    Reconnaissance, honneurs

    Le roi Albert Ier de Belgique a donné le titre honorifique de Poète national à Émile Verhaeren en 1899.

    Emile Verhaeren, immense poète belge
    Emile Verhaeren, immense poète belge
    Emile Verhaeren, immense poète belge
    Emile Verhaeren, immense poète belge
    Emile Verhaeren, immense poète belge
    Emile Verhaeren, immense poète belge
    Emile Verhaeren, immense poète belge
    Emile Verhaeren, immense poète belge
    Emile Verhaeren, immense poète belge
    Emile Verhaeren, immense poète belge
    Emile Verhaeren, immense poète belge
    Emile Verhaeren, immense poète belge
    Emile Verhaeren, immense poète belge
    Emile Verhaeren, immense poète belge
    Emile Verhaeren, immense poète belge
    Emile Verhaeren, immense poète belge
    Emile Verhaeren, immense poète belge
    Emile Verhaeren, immense poète belge
    Emile Verhaeren, immense poète belge
    Emile Verhaeren, immense poète belge
    Emile Verhaeren, immense poète belge
    Emile Verhaeren, immense poète belge
    Emile Verhaeren, immense poète belge
    Emile Verhaeren, immense poète belge
    Emile Verhaeren, immense poète belge
    Emile Verhaeren, immense poète belge
    Emile Verhaeren, immense poète belge
    Emile Verhaeren, immense poète belge
    Emile Verhaeren, immense poète belge
    Emile Verhaeren, immense poète belge
    Emile Verhaeren, immense poète belge
    Emile Verhaeren, immense poète belge

    LES HEURES D'APRÈS-MIDI (1905)

    À celle qui vit à mes côtés

    I.

    Ô la splendeur de notre joie
    Tissée en or dans l'air de soie!

    Voici la maison douce et son pignon léger;
    Et le jardin et le verger.

    Voici le banc, sous les pommiers
    D'où s'effeuille le printemps blanc,
    À pétales frôlants et lents.

    Voici des vols de lumineux ramiers
    Planant, ainsi que des présages,
    Dans un ciel clair du paysage.

    Voici, pareils à des baisers tombés sur terre
    De la bouche du frêle azur,
    Deux bleus étangs simples et purs,
    Bordés naïvement de fleurs involontaires.

    Ô la splendeur de notre joie et de nous-mêmes,
    En ce jardin où nous vivons de nos emblèmes.

    Émile Verhaeren, Les Heures d'Après-Midi,
    Paris, Mercure de France,
    XXVI, rue de Condé

        Emile Verhaeren  (1855-1916)
     

     

    Sa vie

    Son oeuvre


    Lire Verhaeren

     

     

     

     

     

       

    Poète belge. Après des études à Gand et à l'Université de Louvain, Verhaeren se voue aux lettres; s'il s'installe comme avocat stagiaire à Bruxelles, il fréquente aussi Rodenbach, le peintre Théo van Rysselberghe et James Ensor et débute déjà dans la critique d'art.

    C'est vers le naturalisme qu'il paraît s'orienter d'abord, dans ses premières poésies, Les Flamandes (1884). Mais aussitôt après avoir ainsi restitué la Belgique sensuelle, Verhaeren se retourne vers la Belgique mystique avec Les Moines (1886) après un séjour à la trappe de Notre-Dame de Chimay.
    Cependant Verhaeren traverse bientôt une grave crise spirituelle et donne des recueils d'une morbidité exaspérée et fiévreuse, véritable «trilogie de la neurasthénie», ce seront Les Soirs (1887), Les Débâcles (1888) et Les Flambeaux noirs (1889). Il a voyagé en Espagne et en Allemagne et séjourné à Londres.

    L'année de son mariage, Les Apparus dans mes chemins (1891) sont publiés; malgré le pessimisme qui l'habite on y reconnaît aussi les premiers signes de la guérison. Verhaeren se tourne résolument vers les problèmes contemporains et publiera Les Villes tentaculaires (1895), Les Visages de la vie (1899), Les Forces tumultueuses (1902), La Multiple Splendeur (1906) et Les Rythmes souverains (1910). Verhaeren découvre déjà les promesses d'un avenir meilleur et il exprime sa foi toute profane en l'Homme.

       

     

    Sa renommée s'étend. Le «Mercure de France» réédite ses premières oeuvres. Il écrit aussi Les Heures claires (1896-1905-1911), qui diront le charme du foyer et l'amour pour Marthe Massin, qui a rendu à Verhaeren le goût de vivre après la grande crise morale de sa jeunesse. Jamais la mélancolie, même à l'approche de la mort, ne pourra atteindre cette joie profonde de la vie secrète.

    Dans les cinq recueils de Toute la Flandre (1904-1911), Verhaeren exprime son amour pour le pays natal et ses éléments : la plaine, le vent, les digues, le calme des petites villes flamandes...

    Et en 1916 Verhaeren voulut encore lier son destin à celui, douloureux, de sa patrie. Venu à Rouen pour y faire une conférence, il allait connaître une mort tragique en roulant sous un train.
    Outre les oeuvres déjà mentionnées, Verhaeren a également écrit Les Contes de minuit (1885), Les Bords de la route (1895), Petites légendes (1900), Le Cloître (1909), Les Blés mouvants (1912) et Quelques chansons de village (posthume, 1924).

     

     

     

     

    retour aux poètes


    0 0

    Rappelons tout de même que c'est Pétrarque en avril 1336 , un philosophe, qui aurait franchi le Ventoux, sans velo
    Le Ventoux m'aspire depuis 1973.. donc depuis 40 ans
     
     
     Du VIRTUEL au REEL  
     
    Nous aurons donc mis 3 ans et demi à nous rencontrer, Nic en faisant à moto avec Jean, au départ de Toulouse, les 450 Kms les séparant d'Aubignan-Vaucluse et Danielle et moi les 830 Kms nous séparant d'Aubignan au départ de Libramont-Belgique. Il fallait le vouloir. Alors c'est rien que de la merde Facebook???? 
       
    Voici comment tout a commencé sur Facebook  ......
     
    • Conversation démarrée 14 mai 2010
     
    Christian Vancau
     -PAXP-deijE.gif 14/05/2010 16:39
             
          
    Christian Vancau
    Ah voilà une petite soeur toulousaine
    Toute ma sympathie, Nic
     
    • 15 mai 2010
     
    Nic Du
    Bonjour et merci pour ce clin d'oeil amical ... Ce matin , je suis allée me promener dans les pages colorées du blog , quel plaisir, quelle jubilation, un régal de tous les sens ! Merci Christian pour cette sincérité , ce franc parler, qui me rafraichit "heureusement" les neurones ... Demain , je continuerai ma promenade plus en avant ...dans ce foisonnement coloré et créatif qui m'enchante ! Cette nouvelle "amitié virtuelle" en ce wkd gris d' Ascension , est un cadeau du ciel ... pfffff le gris, le froid, la pluie , les griffures au cœur et à l'âme ... Mon espace intérieur vient à nouveau de se recolorer , de se revivifier ... ce blog , c'est une petite tape sympathique sur l'épaule pour me rappeler qu'il existe encore quelques belles personnes sur cette planète ... à plus , pour d'autres partages et d'autres découvertes ! Bien belle journée ...^^ Nicole
     
     
     
     
     Et ce vendredi 13 septembre, à Aubignan où je réside une fois de plus, amoureux que je suis du Vaucluse, il est 19h40, voici Nic et son chevalier motard, débarquant chez nos propriéraires et amis, Eddy et Mimi Thelen  P1150601Une soirée superbeP1080341rredLP1150603-copie-1, un dîner sous la Pergola et après le dîner, un long dialogue passionnant entre Nic et moi. Nic et Jean ont loué une chambre chez nos proprétaires
    Et le lendemain matin sous la pergola, la journée s'annonce superbeP1080352redLP1080353rredLP1150610P1150614P1150616
         
    . Et le lendemain matin au petit-déjeuner P1080352redL
     
    P1150613 On leur montre notre cabanon à l'arrière ainsi que la piscine DSCN1624AUBIGNANN2572.jpg P1080393credL
     Voici Nic. Un bain avant de gravir le Ventoux?????P1080401credL P1080397redLEt aussi le Ventoux, visible de notre jardin par-dessus le toit  P1150626
     Pris au Zoom évidemmentP1150595 Au cabanon je joue quelques chansons à la guitare, du Brassens notamment, pour Nic et  pour Jean  P1080379racredL
     P1080365rredLP1080366redL
    P1080387redL
     Et puis il y a les cadeaux apportés par Nic et Jean, cousu mains, fabriqués par eux avec étiquettes d'origine. Et des terrines, du Magret séché et autres agapes du Sud-OuestP1150682
      P1150629Sans oublier l'alcool de Prune, Réserve Christian VancauP1150627 P1080361rcredL
     P1080380acGredLEt cette fois en avant toutes sur le Ventoux. Il est 10h00 ce samedi 14 septembre 
     
      P1150630
      Aubignan est en bas et à gauche de cette carte 
          Ascension du Mont Ventoux007
     Notre trajet en bas de cette carte en partant d'Aubignan à gauche, Caromb, St Pierre de Vassols, Modène Bédoin, Sainte-Colombe, le Chalet Reynart et enfin la dernière côte du sommet. Une foire invraissemblable sur la route. Deux courses cyclistes organisées ainsi qu'une course de randonneurs. Quelle Kermesse et comment ne pas renverser tous ces coureurs roulant souvent de front. Tout le temps obligés de nous remettre en première avec notre break Opel Kadett
     
    Ici nous quittons Caromb en direction de Bedoin. C'est Nic qui nous photographie de l'arrière de la moto (Une BMW) 
      DSCN7059rredLc-copie-1
    Nous traversons St Pierre de VassolsDSCN7069 ST Pierre de Vassols credL-copie-1
     Nous apercevons déjà le Ventoux en roulant vers BEDOIN
    Le voici !DSCN7053credLL.jpgDSCN7073credLL-copie-1 sAprès Bedoin, voici les premiers cyclistes. Jean et sa moto s'apprêtent à nous dépasser et à rouler vers le sommetDSCN7081redLDSCN7089redL
    Ca y est nous sommes largués avec notrs cercueil sur le toit. Cette ascension va devenir un cauchemar. De plus en plus de coureurs roualnt de front !DSCN7090rcedL-copie-1Coups d'avertisseur. Comment ne pas les renverser. C'est une véritable corrida, sans compter les randonneur et les cyclistes et voitures qui descendent en sens inverse. Je vais monter le Ventoux en Zig-zag et repasser continuellement en première les-cyclistes-qui-grimpent-le-ventoux-heureux-de-pouvoir 58
    L'arrivée au Chalet ReynardDSCN7091tredL
    Et voici la dernière côte après Le Chalet Reynard51cd4e71357032c1416d6d01
    Et nous voici arrivés au Chalet VENDRANVENTOUXN3387.jpg

    Brasserie Le Vendran BEDOIN

    RESPAC084CDT0000503_1.jpg © Brasserie Le Vendran
    © Brasserie Le Vendran© Brasserie Le Vendran© Brasserie Le Vendran© Brasserie Le Vendran

    CONTACT

    Le Sommet du Ventoux
     
    84410   BEDOIN
    T. 04 90 60 29 25

    www.brasserielevendran.e-monsite.com

     

    SItué au sommet du
    Mont-Ventoux, le restaurant Vendran bénéficie d'une
    situation privilégiée et d'un panorama unique. Le
    restaurant, outre ses menus et sa carte, propose le soir un
    menu composé de plats régionaux. Pour les randonneurs qui
    sont venus admirer le lever du soleil, le Vendran propose à
    partir de 7 heures du matin des petits-déjeuners (sur
    réservation). 15 avril au 15 octobre 1996 terrasse
    panoramique uniquement le soir
    loeb-sur-le-ventoux-2
          84---ventoux5
    DSCN1729Et curieusement Nic et Jean ne sont là que depuis un quart d'heure  P1150641
      DSCN7135rcredL-copie-1
      Nic Dulong et Jean Dumons, au sommet du VentouxVentoux Nic et Jean en moto
      Jean DUMONSDSCN7157redL
    Et Nic DuDSCN7161redL
    Le mont Ventoux est un sommet français culminant à 1 911 mètres. Il fait environ 25 kilomètres de long sur un axe est-ouest pour 15 kilomètres de large sur un axe nord-sud. Surnommé le Géant de Provence ou le mont Chauve, il est le point culminant des monts de Vaucluse et le plus haut sommet de Vaucluse. Son isolement géographique le rend visible sur de grandes distances. Il constitue la frontière linguistique entre le nord et le sud-occitan.
    Avant d'être parcourue par trois routes principales, ce qui a permis le développement du tourisme vert et des sports d'hiver ainsi que l'organisation de grandes courses cyclistes, de bolides motorisés ou autres défis, la montagne était sillonnée de drailles tracées par les bergers à la suite de l'essor de l'élevage ovin entre le XIVe siècle et le milieu du XIXe siècle. Ces chemins ont désormais été transformés en sentiers de randonnée, à l'instar du GR 9.
    Sa nature essentiellement calcaire  est responsable de sa vive couleur blanche et d'une intense karstification due à l'érosion par l'eau, avec la présence de nombreux pierriers dans la partie sommitale.DSCN1745 Les précipitations sont particulièrement abondantes au printemps et à l'automne. L'eau de pluie s'infiltre dans des galeries et rejaillit au niveau de résurgences au débit variable telles la Fontaine de Vaucluse. Le mont Ventoux est soumis à un régime méditerranéen dominant, causant parfois l'été des températures caniculaires, mais l'altitude offre une grande variété de climats, jusqu'au sommet à l'influence continentale de type montagnard, en passant par un climat tempéré à mi-pentes. En outre, le vent peut être très violent et le mistral souffle pratiquement la moitié de l'année. Cette géomorphologie et ce climat particuliers en font un site environnemental riche et fragile, constitué de nombreux étages de végétation, comme en témoigne son classement en réserve de biosphère par l'UNESCO et en site Natura 2000.
    Si des peuplements humains sont avérés au niveau des piémonts durant la Préhistoire, la première ascension jusqu'au sommet serait l'œuvre, le 26 avril 1336, du poète Pétrarque . Il ouvre la voie, plus tard, à de nombreuses études à caractère scientifique. Par la suite, pendant près de six siècles, le mont Ventoux va être intensément déboisé, au profit des constructions navales à Toulon, des fabricants de charbon de bois et des éleveurs ovins. Durant la Seconde Guerre mondiale, la montagne abrite le maquis Ventoux. Depuis 1966, le sommet est coiffé d'une tour d'observation de plus de quarante mètres de haut surmontée d'une antenne.
    Alors que l'élevage ovin a presque disparu, l'apiculture, le maraîchage et la viticulture, la récolte des champignons parmi lesquels la truffe, ainsi que la culture de la lavande sont toujours pratiqués.
    En raison de ces particularités, le mont Ventoux est une figure symbolique importante de la Provence ayant alimenté récits oraux ou littéraires, et représentations picturales artistiques ou cartographiques.
     
     
    J'avais retenu une table par mail, envoyé de Belgique, à la nouvelle patronne, Sylvie
    BRUSSET. Nic s'est renseignée au resto..."Ah oui c'est pour le peintre belge !!!" (je fréquente cet établissement depuis longtemps mais l'ancienne patronne Martine a remis son commerce il y a 3 ans et habite Flassan). Bref la table est dressée en terrasse et Sylvie Brusset, amie Facebook vient nous installer. Voici la rencontre1044741 655490647808480 2060909488 n
    Et quel temps magnifique!!

    1235464 655490654475146 773401439 n-copie-1xP1150632b1236068 655490811141797 814127301 nNic est en train de me photographier puis elle s'éloigne au bord du gouffre sud1157749 655490727808472 1344466235 nP1080431aaredLalors c'est moi qui dégaîne et qui zoome, plus rapide que mon ombre...et cette photo est magnifique...un vrai coup de bolP1150639Et les vélos n'en reviennent pasP1150648Danielle et Nic, complicesP1150642sP1150643Et ce repas alors putaigne, visez mon assiette..c'est galèreDSCN1731DSCN1732Et cette plage de sable fin à 1900 mètres d'altitude1238036 655490771141801 1048894135 n,

    Le Mont Ventor : un mont qui "se voit de loin"

     

    Un Géant dressé au milieu de la Provence

    ventoux-randonnee.jpg Surgissant de nulle part au milieu de la Provence qu’il relie aux Alpes, culminant à 1912 mètres d’altitude, le Mont Ventoux porte bien son autre nom de « Géant de Provence ». Son nom viendrait de l’occitan provençal « Mont Ventor » qui signifie « qui se voit de loin ». Son ancien nom, « Ventour », dériverait des mots vent et venteux, tout à fait appropriés au fort mistral qui y souffle régulièrement. D’ailleurs ce n’est pas pour rien que le col situé à un kilomètre du sommet a été appelé « col des tempêtes ».

    Le Mont Ventoux s’étend sur vingt cinq kilomètres d’Ouest en Est et sur 8 kilomètres du Nord au Sud. Une forêt de Mélèzes, de cèdres et de sapins le couvre jusqu’à 1500 mètres d’altitude. Au-delà, la végétation disparaît pour donner place à un sommet aride de couleur blanche, fait de casses de pierres plates appelées lauzes. D’où son autre nom, le Mont Chauve.

    Des vents de plus de 300 km/h

    Vérifiez bien toujours la météo avant de vous aventurer sur les pentes du Géant. Des rafales peuvent parfois souffler violemment et déstabiliser le cycliste. Le site est connu pour ses forts coup de vents, jusqu’à 300 km/h. Le dernier record fut de 320 km/h observés en 1967. Des lunettes de cyclistes sont indispensables pour vous protéger du sable charrié.

     

    « Les épreuves que tu as endurées tant de fois, aujourd'hui, dans l'ascension de cette montagne, sache bien que tu les rencontres aussi, toi-même comme tant d'autres, dans la recherche du bonheur....nombre d'escarpements coupent cette route et fait avancer de vertu en vertu, par des degrés éminents. Sur le sommet et le but suprême, le terme de la route vers lequel tend notre voyage. »

     

    Pétrarque, « L’ascension du Mont Ventoux », 1336

      

    Avec Danielle vers 16h00, nous monterons à pied jusqu'a belvédère et sa vue sur les Baronnies, les Alpes et autre Montagne de Lure et nos amis viendront nous dire adieu la-bas en redescendant par la Foce Nord, direction Malaucène
     
    DSCN1746 
    DSCN1749xP1150670cP1150671dP1150672ADIEU LES AMIS   !!!1240331 655490557808489 1123766939 nx14501 655490541141824 750368810 nxP1150663xP1150664

    L'ascension du Ventoux à vélo, un véritable challenge

    ventoux-velo.jpg L’ascension à vélo peut s’effectuer au départ de Bédoin, de Sault ou de Malaucène. La montée depuis Bédoin est de loin la plus difficile, la plus renommée aussi. Le Mont Ventoux est un col dur de par sa pente mais également du fait de l’aridité de son sommet qui expose le cycliste au soleil en été, au froid rude en hiver et aux vents parfois très violents, le rendant ainsi bien souvent peu convivial. Le Géant ne se laisse par dompter facilement. Le cycliste averti le montera après une préparation sérieuse et ne devra jamais sous estimer la difficulté de ses pentes et son climat très changeant et souvent agressif.

    «Etranger qui, pour la première fois ose fouler les pentes du Géant, viens humble et armé de courage car tu en auras grand besoin. Et si tu as le moindre doute, alors passe ton chemin et oublie à jamais ton projet insensé…»
    P. Baudoin

    Le Mont Ventoux et le Tour de France

    Le Mont Ventoux figure régulièrement au programme du Tour de France. La Grand Boucle l’emprunte pour la première fois de son histoire en 1951. Cette année-là, le Français Lucien Lazarides franchira le sommet en tête dans l'étape Montpellier-Avignon, épreuve remportée par Louison Bobet. Le col est classé Hors Catégorie en 1987. En 62 ans (1951-2013), le Tour l’aura gravi 15 fois incluant 9 arrivées au sommet dont 8 ascensions par Bédoin, le versant le plus difficile.

    9 arrivées d'étape au sommet

    Le Mont Ventoux figure régulièrement au Tour de FranceLe Mont Ventoux fait son apparition au Tour en 1951. Il a été gravi en 2013 pour la 15ème fois avec 9 arrivées d'étape.

    C’est en effet en 1958 qu’une étape du Tour arrive pour la première fois au sommet du Géant. Il s’agit d'un contre-la-montre Bédoin - Mont Ventoux où Charly Gaul remporte la victoire avec une ascension réalisée en 1 heure 2 minutes et 9 secondes. En 1965, c’est au tour de Raymond Poulidor de conquérir le sommet. Il change de monture en cours de parcours, optant pour un vélo ultra léger. Eddy Merckx, en 1970, est le premier à vaincre le Ventoux en jaune, un record inégalé jusqu'au Tour 2013. Epuisé, le Belge est victime d’un léger malaise qui, dira-t-il plus tard, était une tactique pour échapper aux journalistes et rentrer plus vite à son hôtel ! En 1972, Bernard Thévenet remporte la victoire juste devant Merckx dans une ascension depuis Malaucène. En 1987, c’est le Français Jean-François Bernard qui remporte le deuxième contre-la-montre de l’histoire du Tour organisé au Mont Ventoux. Marco Pantani, en 2000, gagne l’étape. Après une longue ascension accroché au petit groupe de tête Armstrong, l’Italien attaque dans les derniers kilomètres mais est vite rattrapé par le Texan. Ce dernier le laisse néanmoins franchir en premier la ligne d’arrivée. Richard Virenque est le prochain à inscrire son nom sur les pentes du Mont Chauve. Une avance de près de 8 minutes sur le peloton lui permet de remporter l’étape Lodève - Mont Ventoux en 2002. Lance Armstrong, lancé à ses trousses, tente de le rattraper mais n’arrive qu’en troisième position avec 2 minutes 20 secondes de retard. En 2009, Juan Manuel Gárate est le premier Espagnol à gagner au Mont Ventoux. Enfin, le 14 juillet 2013, Christopher Froome domine le Géant dans une étape éprouvante Givors - Mont Ventoux longue de 242 kilomètres.Le Britannique, dont les équipiers se retrouvent progressivement tous en difficulté, fait un coup de théâtre au niveau du chalet Reynard en lâchant Alberto Contador, alors placé dans sa roue, par une accélération spectaculaire réalisée assis. Rien ne l'arrête jusqu'au sommet. Il est le premier Britannique à gagner au Ventoux.

    Un col redoutable

    La chaleur qui règne bien souvent sur les pentes du Ventoux en été quand passe le Tour, la difficulté de sa pente et le fait que son ascension soit placée en fin d’étapes généralement longues font du Mont Ventoux un défi redoutable. Ce n’est pas pour rien qu’il est surnommé par les spécialistes le « chaudron de l’enfer » ou « chaudron des sorcières ». Le Géant rend modeste les plus ambitieux. De nombreux champions cyclistes ont su le dominer mais d’autres y ont perdu leur illusion voire la vie, tel le Britannique Tom Simpson victime d’une crise cardiaque lors du Tour de France de 1967.

    23 km/h de moyenne depuis Bédoin !

    Le record actuel de l’ascension à vélo du Mont Ventoux par Bédoin a été établi en 2004 par Iban Mayo Diez lors du Critérium du Dauphiné Libéré. L’Espagnol a atteint le sommet en 55 minutes et 51 secondes lors d’un contre la montre Bédoin-Mont Ventoux, soit une moyenne de 23,2 km/h ! Hamilton, Sevilla, Mercado et Lance Armstrong arrivent juste derrière avec des temps supérieurs de 36 secondes à 1 minute 57 secondes.  

         

     


    0 0

    La Cathédrale végétale de Giuliano Mauri

    Cette majestueuse cathédrale végétale est un véritable lieu de recueillement pour les amoureux de la nature

     
     
     
    1 100
    partages

    Giuliano, un artiste italien, a lancé un projet architectural des plus incroyables : la construction d’une cathédrale entièrement végétale, utilisant la subtile technique du tissage d’antan. DGS vous présente cette somptueuse bâtisse florale d’une beauté à couper le souffle ! 

     

    Décédé au printemps 2009, c’est en 2002 que Giuliano Mauri a eu l’idée de lancer un projet d’architecture fantastique en construisant une cathédrale entièrement végétale, dans le nord de l’Italie. Hébergeant pas moins de 5 nefs et 42 colonnes, la cathédrale a été construite à partir de bois de sapin, de châtaignier et de noisetier. Construite sur une colline isolée et uniquement entourée d’arbres, la bâtisse offre une vue spectaculaire sur les sommets de Pizzo et Arera dell’Aben.

    « Quatre rangées d’arbres formeront cette cathédrale dont j’ai toujours rêvé. Dans une vingtaine d’années, les gens s’apercevront qu’il y a eu une création par un dialogue entre la nature et l’homme », a déclaré Giuliano avant son décès. On vous laisse admirer…

    La Cathédrale végétale de Giuliano Mauri
    La Cathédrale végétale de Giuliano Mauri
    La Cathédrale végétale de Giuliano Mauri
    La Cathédrale végétale de Giuliano Mauri
    La Cathédrale végétale de Giuliano Mauri
    La Cathédrale végétale de Giuliano Mauri
    La Cathédrale végétale de Giuliano Mauri
    La Cathédrale végétale de Giuliano Mauri
    La Cathédrale végétale de Giuliano Mauri
    La Cathédrale végétale de Giuliano Mauri
    La Cathédrale végétale de Giuliano Mauri
    La Cathédrale végétale de Giuliano Mauri
    La Cathédrale végétale de Giuliano Mauri
    La Cathédrale végétale de Giuliano Mauri
    La Cathédrale végétale de Giuliano Mauri

    Nous avons été fascinés par la beauté de cette construction. Les décors végétaux sont vraiment envoûtants. Nous aimerions beaucoup voir ça de nos propres yeux, cet endroit semble très apaisant. A la rédac, certains trouvent que les cathédrales sont les plus belles constructions qui soient. Aimeriez-vous parcourir les allées végétales de cette bâtisse ?

     

    0 0

    Ma Bio n°265 1996-1er Trimestre

    Lundi 1er janvier 1996

    Enelle a t'elle oui ou non l'intention d'acheter une maison dans ma région ou alors dans la sienne, à savoir dans le Namurois?? Dois-je continuer à éplucher les journaux? A t 'elle l'intention de prendre sa pension ou pas, à 55 ans??(Elle va avoir 50 ans). L'inertie des gens me rend fou, leur incapacité à faire des choix

    Mardi 2  janvier

    Ma chienne Plume est en âge de se faire couvrir. Il ne faut surtout pas que ce soit son frère, qui habite tout près qui s'en charge

    Eric Neuberg ici le soir

    Mercredi 3 janvier*

    Invitation du Collège Saint-Servais à Liège. Banquet pour mes 40 ans de Rétho. J'y suis allé il y a 20 ans et ça m'a profondémenr déplu (voir la convocation ci-dessous, écrite par un de mes anciens condisciples, devenu Jésuite, André Pirard, qui était aussi dans ma patrouille ax Scouts et que j'ai sauvé de la noyade, quand nous étions scouts)

     

    Jeudi 4 janvier

    Une lettre de Dominique Bechet (voir enveloppe ci-dessous)

     

    Vendredi 5 janvier

    Les vacances d'Enelle se sont très mal passées. Enelle s'en va, c'est un échec complet "On s'est trompé d'histoire d'amour" à t'elle écrit dans le livre sur Christo qu'elle m'a offert "Christo et Jeanne-Claude" (voir ci-dessous)

    Une émission sur la Yougoslavie et le début de cette guerre, au printemps 1987 (Voir ci-dessous). Il y aura une série d'émissions télé dans les semaines qui suivront "Yougoslavie, suicide d'une nation européenne". Tout est bien parti d'une volonté d'autonomie et de suprématie des Serbes dans toutes les républiques yougoslaves. Et tout a commencé au Kosovo en 1987, lors de la viste de Milosevic, Président du PC serbe, les Serbes du Kosovo se prétendant persécutés par les albanais majoritaires

     

    Samedi 6 janvier

    Verglas généralisé. Arlon est paralysé

     

    Dimanche 7 janvier

    Je subis mon 1er alcootest à Transinne, en revenant de Redu. Pas de problèmes. Négatif ! Le gendarme m'a demandé "Vous avez déjà passé le test ?"et moi comme un innocent "Non c'est pourquoi faire?? Pour savoir si on est séro-positif???" Le flic semble estomaqué...

    Je termine "L'os de Dyonisos" de Christian Laborde, prêté par Eric

    A Redu, chez Pierre Dailly, j'ai acheté plusieurs Rezvani, Victor Hugo peintre, Maurice Sachs, Vincent Van Gogh: Lettres à Théo. Carson Mc Cullers: Reflets dans un oeil d'or, La Modification de Butor, Melville (Herman) par lui-même ainsi que Montherlant, Le Passage de Jean Reverzy, Rainbow pour Rimbaud de Jean Theulé

     

    Lundi 8 janvier 1996

    Mort de François MITTERRAND-Cancer de la Prostate

    Mitterrand, l'ancien anti-militariste (Désarmement nucléaire) et socialiste agnostique, sortant de l'Eglise de Jarnac, porté par des militaires....C'est tout lui..

    J'écris à Marie-Odile et à Anne-Marie K.

    On joue Apocalypse Now

     

    Mardi 9 janvier

    Avec Plume, visite à ma belle-mère

    Coup de fil avec Gil Dons où il est question de son amie Annie Lambert que j'ai déjà croisée à plusieurs reprises

     

    Mercredi 10 janvier

    Je termine " Le Passage" de Reverzy. Très bien écrit. Reverzy est né en 1914 à Lyon, de mère irlandaise. Père médecin tué à la guerre. Ami avec Charles Juliet. Son état naturel était le désarroi. Grand, très maigre, triste. Admirait Sade et Joyce d'avoir rabaissé l'homme à ce qu'il est. Mort en 1959, à 45 ans d'une crise cardiaque. N'a écrit que pendant 6 ans (Place des Angoisses-Le corridor-Le Silence de Cambridge...)

    Je commence "J'avais un ami" de Rezvani. "Pour que je communique avec vous, il faut que soit exclu cet informe, ce brouillage, ce social. Il faut donc à priori, qu'il y ait un point de rencontre, un accord, le refus ou au moins le doute sur le monde et la société, sur leurs valeurs "

    Albert Cohen avait la hantise d'être enterré vivant. Il aurait voulu être enfermé dans une petite cabane avec le téléphone au cas où....

     

    PPDA condamné à 15 mois avec sursis (Affaire Michel Noir et Botton)

     

    Jeudi 11 janvier

    Je visionne Albert Cohen; "J'ai été un enfant, je ne le suis plus et je n'en reviens pas". Il est resté à Corfou jusqu"à l'âge de 5 ans. Il y retournera à 13 ans, après Marseille

    Biographie

    Né dans l'île grecque de Corfou en 1895, Francis Albert Cohen a un père d'origine juive romaniote et une mère juive de langue italienne. Son grand-père préside la communauté juive locale.

    Issus d'une famille de fabricants de savon, les parents d'Albert décident d'émigrer à Marseille après un pogrom, alors qu'Albert n'a que 5 ans. Ils y fondent un commerce d'œufs et d'huile d'olive. Il évoquera cette période dans Le Livre de ma mère. Albert Cohen commence son éducation dans un établissement privé catholique. C'est le 16 août 1905 qu'il se fait traiter de « youpin » dans la rue par un camelot de la Canebière, événement qu'il racontera dans Ô vous, frères humains. Le jeune garçon court à la gare Saint-Charles. Il s'enferme dans les toilettes, faute de pouvoir s'enfuir. Sur le mur, il écrit : « Vive les Français ! ». En 1904, il entre au lycée Thiers, et en 1909, il se lie d'amitié avec un autre élève, Marcel Pagnol. En 1913, il obtient son baccalauréat avec la mention « assez bien ».

    En 1914, Albert Cohen quitte Marseille pour Genève. Il s'inscrit à la faculté de droit de la ville en octobre. Dès lors, il s'engage en faveur du sionisme mais n'ira jamais en Israël. Il obtient sa licence en 1917 et s'inscrit à la faculté des lettres où il restera jusqu'en 1919. En 1919, il obtient la nationalité suisse (il était ottoman). Il tente sans succès de devenir avocat à Alexandrie. Il épouse cette même année, Élisabeth Brocher. En 1921, sa femme donne naissance à Myriam, leur fille. En 1924, sa femme meurt d'un cancer. En 1925, Albert prend la direction de la Revue juive à Paris, qui compte à son comité de rédaction Albert Einstein et Sigmund Freud. De 1926 à 1931, il occupe un poste de fonctionnaire attaché à la Division diplomatique du Bureau international du travail, à Genève. Il trouvera dans cette expérience l'inspiration qui lui permettra de construire l'univers d'Adrien Deume et de Solal des Solal pour Belle du Seigneur. En 1931, il se marie en secondes noces avec Marianne Goss dont il divorcera.

    En 1941, il propose de regrouper les personnalités politiques et intellectuelles européennes réfugiées à Londres dans un comité interallié des amis du sionisme qui aidera la cause d'un État juif, une fois la paix revenue. En effet, les dirigeants sionistes choisissent de porter tous les efforts sur le sauvetage des Juifs d'Europe quitte à sacrifier l'avenir politique. La stratégie de « propagande » de longue haleine de Cohen n'est donc plus d'actualité. De plus, avec l'entrée en guerre des États-Unis, l'Agence juive comprend que l'avenir du sionisme dépendra plus de l'Amérique que de l'Europe. Cohen est alors chargé par l'Agence juive pour la Palestine d'établir des contacts avec les gouvernements en exil. Il s'irrite vite de la méfiance de ses supérieurs de l'Agence juive. Il démissionne en janvier 1944 très déçu par la cause sioniste.

    Le 10 janvier 1943, la mère de Cohen décède à Marseille. Cette même année il rencontre sa future troisième épouse, Bella Berkowich, En 1944, il devient conseiller juridique au Comité intergouvernemental pour les réfugiés dont font partie entre autres la France, le Royaume-Uni et les États-Unis. Il est chargé de l'élaboration de l'accord international du 15 octobre 1946 portant sur le statut et la protection des réfugiés. En 1947, Cohen rentre à Genève. Il est directeur d'une des institutions spécialisées des Nations unies. En 1957, il refuse d'occuper le poste d'ambassadeur d'Israël, pour poursuivre son activité littéraire.

    Dans les années 1970, Albert Cohen souffre de dépression nerveuse et manque de mourir d'anorexie en 1978. Cette mort qu'il attend à chaque instant depuis toujours, ne veut pas de lui. Il change alors radicalement de vie (à plus de 80 ans…) et va employer ses dernières années à faire ce que son grand ami Marcel Pagnol avait fait toute sa vie : la promotion de son œuvre. Sortant de l'ascèse, il publie ses Carnets 1978 et répond aux demandes d'interviews. Une interview télévisée exclusive de Bernard Pivot, réalisée depuis son domicile genevois situé 7, avenue Krieg, pour Apostrophes le propulse sur le devant de la scène littéraire. Un numéro du Magazine littéraire lui est enfin consacré.

    Il publie son dernier texte dans Le Nouvel Observateur en mai 1981 en forme de dernière glorification de l'amour de sa femme pour sa personne.

    Albert Cohen décède à 86 ans, le 17 octobre 1981 (très tôt après la publication de son texte), des complications d'une pneumonie. Il est enterré au cimetière israélite de Veyrier, près de Genève. Bella Cohen est décédée le 1er décembre 2002, à 83 ans.

    Son œuvre

    En 1921 il publie Paroles juives, un recueil de poèmes. Il publie ensuite un roman, Solal (1930), premier volume d'un cycle que Cohen a pensé un temps intituler « La geste des juifs », ou « Solal et les Solal ». Le roman, préfigurant en quelque sorte Belle du seigneur, raconte la jeunesse du jeune grec sur l'ile de Céphalonie, ainsi que ses premières amours. Le livre bénéficie en France d'une critique exceptionnelle. Il est traduit dans de nombreuses langues et le succès du roman devient universel : « Une œuvre stupéfiante », écrit le New York Herald Tribune ; pour le New York Times, Cohen, c'est James Joyce, Erskine Caldwell, Rabelais réunis, avec en plus la magie des Mille et Une Nuits. Les critiques anglaise, autrichienne, italienne ou helvétique s'expriment sur le même ton.

    Vient ensuite Mangeclous en 1938. Aux analyses sentimentales s'ajoutent l'observation amusée de la gent S.D.N.. Après seize ans de silence, Cohen publie Le Livre de ma mère en 1954, poignant portrait d'un être à la fois quotidien et parfaitement bon qu'il évoquera une nouvelle fois dans ses Carnets (1978).

    Belle du Seigneur

    1968 est l'année de consécration pour Albert Cohen qui publie son œuvre majeure: Belle du seigneur. L'œuvre reçoit le Grand Prix de l'Académie Française. Il est fait chevalier de la Légion d'honneur en 1970. Belle du Seigneur, considéré par certains dont Joseph Kessel comme un roman central de la littérature française, est un hymne éternel à la femme, objet de fascination et de désespoir pour l'auteur. La leçon de séduction de Solal, donnée à Ariane au Chapitre XXXV, détruit plus vite et brutalement encore que Les Liaisons dangereuses l'espoir d'un amour qui ne serait pas basé sur une stratégie guerrière. Le livre est un succès public.

    Œuvres

    Sont parus en volume du vivant de Cohen les ouvrages suivants :

     

    J'entame "Mille aujourd'hui" de Rezvani, né en 1928 de mère russe et de père perse. A été peintre à Paris pendant 20 ans, compose et écrit des chansons sous le nom de Cyril Bassiak. Après un premier mariage, épouse Danièle avec laquelle il s'installe, vers 1957, à la Garde-Freinet (voir mes articles à son sujet sur http://www.christianvancautotems.org )

    Ma Bio n°265 1996-1er Trimestre
    Ma Bio n°265 1996-1er Trimestre
    Ma Bio n°265 1996-1er Trimestre
    Ma Bio n°265 1996-1er Trimestre
    Ma Bio n°265 1996-1er Trimestre
    Ma Bio n°265 1996-1er Trimestre
    Ma Bio n°265 1996-1er Trimestre
    Ma Bio n°265 1996-1er Trimestre

    Vendredi 12 janvier

    Je visionne Jamon Jamon de Bigas Luna avec Pénélope Cruz et Javier Bardem (voir ci-dessous). C'est nul et vulgaire

    Eric Neuberg ici avant et après un passage à Paliseul. Soirée épique. Il restera loger

     

    Samedi 13 juin

    Enelle m'annonce par téléphone qu'elle s'est décidée à chercher une maison dans sa région. J'aurais passé 3 mois à chercher cette maison dans ma région avec elle...pour rien; J'encaisse en pleine gueule. Je suis justement en négociation avec le Notaire De Maré pour lui acheter une maison à Bras qui va être vendue en surenchère

    Son amie Franciane Lhost a vu mon installation aux Brasseurs à Liège. Elle en a parlé élogieusement à Enelle, sans savoir que j'en étais l'auteur

     

    Dimanche 14 janvier

    Enelle passe ici avec sa fille en allant faire des courses à Bastogne. Anne-Julie monte dans l'atelier. Je lui montre comment marche ma chaîne, elle met des disques. Devant Enelle, je lui dis que je l'aime beaucoup et c'est vrai. Je viens de l'écrire dans une longue lettre que je remets à Enelle et qu'elle lira plus tard, que c'est elle qui a gâché le contact entre moi et ses enfants et qu'il n'y a donc de problèmes d'enfants que posés par elle

    Et elles s'en vont. Enelle m'a enfin apporté l'article sur Rezvani avec une photo de lui et de Danièle à La Béate

    (Voir ci-dessous)

     

    Lundi 15 janvier

    Une lettre de Mireille Rainchon(voir ci-dessous) totalement typique d'elle

    Une autre carte de José Strée

     

    Mardi 16

    Un carte du couple Blavier, invitant à l'amour dans les bois. Pas un mot sur mon expo à Liège. Pas un mot de José Strée non plus d'ailleurs

    J'écris à Anne Garnier pour qu'elle prenne Eric Neuberg dans son expo sur le Feu, en préparation et à laquelle je dois participer

    J'aborde le 50e tome de mon journal à la page 15.333

    Madame H., caissière au Ddelhaize m'apprend que son ami, le garde-chasse de Resteigne, avec lequel elle était venue visiter le territoire ici et qui devait revenir à Moircy avec une châtelaine qui s'intéressait à l'art contemporain- a été assassiné avec une femme, par un mari jaloux vers Noël- Nouvel-an

     

    Mercredi 17 janvier

    Une émission sur Heinrich Böll (voir c-dessous)

    Heinrich Böll, né à Cologne le 21 décembre 1917, mort le 16 juillet 1985 à Kreuzau-Langenbroich, est un écrivain allemand. Il est considéré comme l'un des plus grands auteurs allemands de la période de l'après-guerre.

    Il reçoit le prix Nobel de littérature en 1972. L'Académie de Stockholm le distingue pour une poésie qui, par la synthèse de sa description clairvoyante des courants de son temps et la puissance créatrice et attentive, a contribué au renouveau de la littérature allemande. Ses romans, ses nouvelles, ses essais et ses déclarations publiques ont connu une répercussion importante dans le monde littéraire et dans la société de la République fédérale d'Allemagne d'après-guerre.

     

    Vendredi 19 janvier

    Je lis "Maîtres anciens" de Thomas Bernhard, mort à 58 ans (1931-1989), né à Heerlen aux Pays-Bas

    Décès de Leonr FINI

    Photos de Moircy. Paysages gelés (voir ci-dessous)

     

    Dimanche 21 janvier

    Enelle de passage ici le matin, ébauche deux peintures dans l'atelier avec mes pigments. Je fais semblant de ne rien voir car je peins à l'autre bout de l'atelier; C'est la première fois qu'elle peint ici. Ca va durer une heure. Elle me dit que Ransonnet revient comme professeur à l'Académie d'Eté

    Elle continue à fréquenter son psy et commence enfin à noter ses rêves.

    Une soirée Michelangelo ANTONIONI (voir ci-dessous)

     

    Lundi 22 janvier

    Une lettre de Murielle Noiset (voir ci-dessous)

     

    Mercredi 24

    Je suis invité à participer à une expo à Vresse sur Semois au Centre culturel. C'est un vériatable gag. L'animatrice Johanne Courtois veut que j'expose l'oeuvre qui figure dans le catalogue d'Omer Marchal, or c'est une photo de mon jardin qui y figure et sans doute pense t'elle que c'est une peinture...

    Ma Bio n°265 1996-1er Trimestre
    Ma Bio n°265 1996-1er Trimestre
    Ma Bio n°265 1996-1er Trimestre
    Ma Bio n°265 1996-1er Trimestre
    Ma Bio n°265 1996-1er Trimestre
    Ma Bio n°265 1996-1er Trimestre

    Je lui réponds ceci car tout cela devient de plus en plus grotesque

     

    "Chère Madame,

    Je suis assez surpris de votre lettre; L'oeuvre dont vous me parlez c'est mon jardin, ici à Moircy. Elle fait 3000 m2 et je me vois mal la transporter et la faire entrer dans votre Centre culturel de Vresse-sur-Semois. Il ne s'agit donc pas d'une peinture. Ce territoire a d'ailleurs fait l'objet d'une porte ouverte tout l'été et les gens y sont venus par centaines.

    Mon travail est essentiellement tri-dimensionnel. J'avais proposé pour le dictionnaire, une oeuvre constituée des déchets peints et mis en scène sur une échelle noire, de l'Antenne d'Anlier qui avait explosé avec la tornade de Léglise. Cette oeuvre avait été longuement photographiée, ici à Moircy, par Yvan Thierry, photographe officiel du dictionnaire et exposée dans les locaux d'Idelux. Quelle ne fut pas ma surprise de réaliser qu'elle n'avait pas été reprise dans le dictionnaire et cela sans que j'aie été contacté. Et vous êtes un bel exemple du malentendu que peut provoquer un tel manque de rigueur professionnelle.
    Je vous propose donc de  venir me voir ainsi que mon travail et que sur cette base, nous choisissions éventuellement ensemble, une oeuvre qui puisse rentrer valablement dans l'espace de votre exposition.

    Je préciserai encore que mon nom de peintre est VANCAU, que tout le monde me connait sous ce nom, et que le nom de VAN CAUWENBERGHE n'avait pas à figurer dans le dictionnaire, pas plus que le fait que j'étais "Docteur en Droit en recherche d'emploi". Ceci n'a rien à voir avec la peinture

    Mais bien sûr vous n'êtes en rien responsable de ces légèretés professionnelles

    PS L'article de La Libre Belgique d'août 1992 que je vous envoie a été fait par Colette BERTOT, qui n'est autre que la fille de Stephane REY, critique d'art bien connu, et non par Colette BARTOT, comme indiqué dans ledit dictionnaire, autre bévue. Stephan BERTOT, c'est aussi le véritable nom de l'écrivain fantastique belge, Thomas OWEN

     

     

    Eh bien cette pauvre dame, ne me répondra jamais et ne viendra pas à Moircy. Bravo Johanne COURTOIS !!!

    Ma Bio n°265 1996-1er Trimestre
    Ma Bio n°265 1996-1er Trimestre
    Ma Bio n°265 1996-1er Trimestre
    Ma Bio n°265 1996-1er Trimestre
    Ma Bio n°265 1996-1er Trimestre
    Ma Bio n°265 1996-1er Trimestre
    Ma Bio n°265 1996-1er Trimestre
    Ma Bio n°265 1996-1er Trimestre
    Ma Bio n°265 1996-1er Trimestre
    Ma Bio n°265 1996-1er Trimestre
    Ma Bio n°265 1996-1er Trimestre

    Mercredi 24 janvier (suite)

    En fin de matinée je vais chez Valérie m'occuper de Renaud et fais la connaissance de ses ouvriers polonais qui sont de CZESTOCHOWA. On parle en allemand de Witkacy, de Wajda, de Polanski etc....

    500 Poids lourds bloqués sur l'A 411 par le Verglas, la nuit dernière, entre Neufchâteau et Léglise

     

    Jeudi 25 janvier

    Je reçois une lettre de dominique Marx avec une reproduction de Gaston CHAISSAC

    Aussi une lettre des Chiroux d'Evelyne Massart et d'Anne Granier, me remerciant et m'annonçant leur visite en prévison de l'expo FEU (voir ci-dessous)

    A la télé, un film d'Elia Kazan "La Fièvre dans le sang", un docu sur Nathalie Wood

    Je lis René ALLENDY, psychanalyste de Maurice Sachs et d'Anaïs Nin

    Sa thèse : "Notre destin trouve ses causes dans des sources inconscientes qui nous poussent à reproduire sans cesse les mêmes errements, les mêmes échecs, à revivre les mêmes situations de souffrance. Notre vie alors, ressemble fort à une roue, au Karma des philosophies orientales, à quoi seule la connaissance de notre inconscient peut mettre un terme en nous révélant les motivations en dernière analyse de nos faits et gestes les plus destructeurs"

     

    Vendredi 26 janvier

    De J.J Rousseau "Je sais bien que le lecteur n'a pas besoin de savoir tout cela, mais j'ai besoin moi, de le lui dire" . Ceci pourrait s'appliquer à mon journal

    Ou alors cette phrase-ci de Zola "Nulla Dies sine Linea"

     

    Dimanche 28 janvier

    Un article sur Dubuffet et une émission sur Philippe Soupault

    Philippe Soupault, né à Chaville le 2 août 1897 et mort à Paris le 12 mars 1990, est un poète français, cofondateur du surréalisme. Il est inhumé au cimetière de Montmartre (17e division).

    Biographie

    Famille

    Il est le 3e enfant du docteur Maurice Soupault, gastro-entérologue, médecin des hôpitaux de Paris, riche propriétaire terrien en Beauce et de Cécile Dancongnée, fille de Victor Léon Dancongnée, célèbre avocat au Conseil d'État dont la famille originaire du Puy-en-Velay avait fait fortune dans la dentelle. La sœur de sa mère, Louise, épouse Fernand Renault, frère aîné de Louis Renault. Philippe Soupault portera un jugement très dur sur son oncle par alliance1. Il le décrit dans Le Grand Homme ou Histoire d'un Blanc2.

    Il est également l'oncle de Brigitte Sabouraud, qui est une auteur-compositrice-interprète de chanson française et la cofondatrice du cabaret L'Écluse.

    Il est le père de deux filles : Nicole, de son premier mariage (1918) avec Suzanne Pilliard (1895-1980), et Christine, de son second mariage (1923) avec Marie-Louise Le Borgne (1894-1955).

    Du dadaïsme au surréalisme

     
    Philippe Soupault (à gauche) et Vítězslav Nezval, Prague, 1927.

    Avec ses amis André Breton et Louis Aragon, il participe à l'aventure Dada, qu'il considère comme une « table rase nécessaire », pour ensuite se tourner vers le surréalisme, dont il est un des principaux fondateurs avec André Breton. Avec ce dernier, ils ont en effet écrit le recueil de poésie Les Champs magnétiques en 1919, selon le principe novateur de l'écriture automatique. Ce recueil de poésie peut être considéré comme une des premières œuvres surréalistes, alors que le mouvement ne sera lancé effectivement qu'en 1924 avec le premier Manifeste du surréalisme d'André Breton.

    Soupault est cependant exclu du mouvement surréaliste en 1926, avec le motif « trop de littérature », alors que le mouvement surréaliste s'engage dans la cause communiste.

    L’amour fou

    Le 7 novembre 1933, lors de la « fête de la Révolution » à l’ambassade soviétique où se retrouve le Tout-Paris intellectuel, Philippe Soupault fait la rencontre d’une Allemande, Ré Richter. Ils se marient en 1937. Ré Soupault fait déjà partie du cercle d’artistes parisiens qui évolue autour de Man Ray, Fernand Léger, Elsa Triolet, Max Ernst, Kiki et bien d’autres. Cette ancienne élève du Bauhaus et amie des dadaïstes berlinois, leur fait découvrir l’avant-garde allemande jusque-là peu connue en France. Le couple qu’elle forma avec Philippe Soupault concrétise ce fructueux partage artistique.

    Le journalisme

    Depuis la fin des années 1920, Philippe Soupault est devenu un journaliste français très célèbre. Il travaille notamment pour VU, Excelsior ou L’Intransigeant. Il croit au talent de sa femme qui a étudié l’art et il la convainc donc d’illustrer ses reportages.

    Dès 1934, le couple Soupault sillonne le monde, voyageant en Allemagne, en Autriche, en Suède, en Angleterre puis aux États-Unis. Lui écrivant, elle photographiant. Comme il le racontera dans ses entretiens sur France Culture, il rencontra même par hasard dans un ascenseur Hitler et son aide de camp. Il regrettera de ne pas avoir eu un revolver à ce moment-là. De même, il croisa un jour Staline et fut surpris par l'expression cruelle de son visage. Ce jour-là, il le vit boire 24 vodkas dans une réception mais on lui affirma que Staline les jetait discrètement sans les boire. En 1935, ils font ensemble une série de reportages en Norvège, de nouveau en Allemagne, en Tchécoslovaquie, en Angleterre, en Espagne (1936) et enfin en Tunisie. Philippe Soupault est chargé par Léon Blum, alors président du Conseil du Front populaire, de lancer une nouvelle station antifasciste Radio Tunis, qu’il dirigea de 1937 à 1940. En 1941, ils voyagent à travers tout le pays à vélo. Ils veulent rencontrer la population, voir de leurs propres yeux la réalité et en faire part : « nous voulions parler au peuple » racontera-t-elle dans un entretien pour Libération en 1994. Pourchassés tant par la police de Vichy que par la dictature nazie – Philippe Soupault est emprisonné durant six mois – ils parviennent, par un heureux concours de circonstances et sans pouvoir rien emporter, à fuir clandestinement hors de Tunisie en novembre 1942, un jour avant que les troupes allemandes de Rommel n’envahissent Tunis. Leur maison de la rue el Karchani sera plusieurs fois pillée. Ils passent par l’Algérie et vont se réfugier sur le continent américain.

    Durant l’année 1943, Philippe Soupault est chargé de nombreuses missions en Amérique du nord, centrale et du sud, où il travaille à reconstruire le réseau des agences de presse françaises pour le gouvernement de Charles de Gaulle. Ils retrouvent à New York leur groupe d’amis parisiens, Walter Mehring, Man Ray, Fernand Léger, Marcel Breuer, Herbert Bayer, Kurt Weill, Max Ernst. Ré accompagne Philippe dans tous ses voyages. Ils rencontrent Gisèle Freund et Victoria Ocampo en Argentine. Ils font de nombreux voyages en Amérique du sud durant l’année 1944 : Mexique, Bolivie, Colombie, Guatemala, Chili, Argentine, Brésil. Ils rentrent aux États-Unis en passant par Haïti, Cuba et un bref séjour à Swarthmore en Pennsylvanie, où Philippe enseigne à l’Université. L’année 1945 marque la séparation du couple Soupault.

    Sa poésie est depuis le début très cosmopolite et ouverte aux mouvements d'avant-garde. Soupault fut aussi journaliste, critique, essayiste, producteur à la radio (en compagnie de Paul Gilson) et l'auteur de nombreux romans.

     

    Lundi 29 janvier

    A la télé "L'odeur de la Papeye verte" de Tran Ahn Hung et un reportage sur MISHIMA.

    Aussi un article sur Eric ORSENNA

     

    Mardi 30 janvier

    Le soir une émission sur François PERIN qui fut mon professeur de Droit public international au début des années soixante à l'Université de Liège et fondateur avec Gendebien du Rassemblement Wallon

    Je commence "Le Chevalier et la Mort" de Leonardo SCIASCIA

     

     

     

    Mercredi 31 janvier

    Rezvani répond à ma lettre (voir ci-dessous) et me renvoie tout ce que je lui ai envoyé. Je n'admets pas et lui répond illico en lui renvoyant uniquement la photo de mon territoire

    Cher ami,

    Je vous comprends très bien, suivant exactement la même évolution que vous car pour moi aussi le temps se rétrécit.

    La lettre que je vous ai écrite était une exception à une règle de vie et de distanciation du monde au profit de l'oeuvre, que je pratique comme vous

    Je disparais donc, n'ayez crainte. Mais il y a une chose que je n'accepte pas ! Vous m'avez donné votre oeuvre, je vous en ai remercié puisque je l'ai aimée. Je vous ai envoyé à mon tour des bribes de la mienne et vous me renvoyez le tout.

    Imaginez un instant qu'après avoir vu mon oeuvre, vous m'envoyiez un de vos livres et que je vous le renvoie, aussi sec!!!. Je ne suis pas d'accord sur le plan humain !

    Vos livres sont ici devant moi. On crée aussi pour partager, sinon pourquoi puiblier ???. Acceptez que je vous renvoie la photo de mon territoire, en signe de protestation. Qu'elle vous rappelle qu'il existe d'autres sauvages, en d'autres lieux

    Je ne vous en veux pas et vous conserve toute mon estime

    Vancau

    PS Vous m'auriez écrit : "On arrête les frais mais je garde une photo", tout aurait été différent

    Je veux simplement faire de ma folie, un gigantesque feu d'artifice

     

    Ma Bio n°265 1996-1er Trimestre
    Ma Bio n°265 1996-1er Trimestre
    Ma Bio n°265 1996-1er Trimestre
    Ma Bio n°265 1996-1er Trimestre
    Ma Bio n°265 1996-1er Trimestre
    Ma Bio n°265 1996-1er Trimestre
    Ma Bio n°265 1996-1er Trimestre
    Ma Bio n°265 1996-1er Trimestre
    Ma Bio n°265 1996-1er Trimestre
    Ma Bio n°265 1996-1er Trimestre

    Jeudi 1er février 1996

    Je termine Cioran "Larmes et Saints"

    Je commence Max Gallo "Un Pas vers la Mer"

     

    Vendredi 2 février

    J'ai à ce jour, enregistré 11 films d'Hitchcock, plus 2 interviews

    Encore la Yougoslavie. Les Serbes ont froidement assassiné tous les Bosniaques qui voulaient s'enfuir de SREBRENICA. Au moins 3000 musulmans massacrés

    Une carte d'Eric Neuberg et une invitation à son expo, à Bastogne "Talisman", le 24 février

    Il neige

     

    Dimanche 4 février

    On reparle de l'Affaire LEROUX à Nice (Renée et Agnès-Palais de la Méditerranée-Fratoni) dans une émisson sur la Mafia rachetant les casinos à la Côte d'Azur

     

    Lundi 5 février

    Une émission sur Le Combat de Serge Klarsfeld. Sa femme Beate est allemande non-juive. Elle a giflé le Nazi Kiesinger en pleine campagne électorale et c'est Willy Brandt qui a été élu. Son père  Arno Klarsfeld, déporté en septembre 43, a giflé un Kapo en arrivant dans son camp de concentration. A fait condamner Lishka (Chef de la Gestapo à Paris) au Procès de Cologne. A fait arrêter et condamner Barbie, en découvrant le document signé par lui et ordonnant la déportation des "Enfants d'Izieu", fin 1944. Pour rappel, LAVAL, PETAIN et René BOUSQUET, auquel on peut ajouter le chef de cabinet de Laval, le "Main Jaune" Jean Jardin, grand -père de l'écrivain Alexandre Jardin ("Des Gens biens") et père de Pascal Jardin, auteur du "Nain Jaune"

    Pierre Mertens, l'écrivain belge nous parle de Mitterrand (voir ci-dessous), l'ami de René BOUSQUET, chef de la Milice française. Il parle aussi de l'Attentat-bidon de l'Observatoire et de sa complaisanceà l'égard de Mobutu

     

    Mardi 6 février

    Je termine "Mozart assassiné" de René Fallet

    Je restaure mes champignons peints avec du durcisseur

    Emission de Bussy "Les Arts en Liberté" sur les Gares allemandes(voir ci-dessous)

    Cet hiver j'ai réalisé, en Broux de noix, 36 grands formats, 36 moyens et des tas de petits

    Depuis des mois, je transcris dans un cahier à part tous les rêves que j'ai écrits dans mon journal, journal qui commence, en fait en 1975 et non en 1980, avec 4 cahiers couvrant la période 1975-1980, dont 3 en format A4, le tout faisant 970 pages. C'est MON JOURNAL DES RÊVES

     

    Mercredi 7 février

    BAROQUE : Qui est d'une irrégularité bizarre. Se dit d'un style qui s'est développé au 16e-17e et 18e siècle, d'abord en Italie puis dans de nombreux pays catholiques, style caractérisé par la liberté des formes et la profusion des ornements

    ROCOCO se dit du style "rocaille" du 18e siècle, carcactérisé par la profusion des ornement contournés et par la recherche d'une grâce un peu mièvre

    Un Siècle d'Ecrivains sur Patrick Modiano (voir ci-dessous). Son oeuvre est une topographie une quête au sein de Paris. Obsédé par l'Occupation. Sa mère est anversoise, son père juif d'Alexandrie, instable et aventurier. A passé son enfance dans le même appartement que Maurice Sachs. Son frère Rudy est mort d'une leucémie à 10 ans, en 1957. Sa mère était comédienne de boulevard. Proche de Truffaut. En 1969, rencontre Queneau, ami de la famille; Prix Roger Nimier. Goncourt en 1958 avec "Rue des Boutiques obscures"

     

    Jeudi 8 février

    Je téléphone à Patrice Gaillet. La cata. Il a un cancer à la joue droite. Il faudra opérer à St Luc à Bruxelles. Je suis assommé

    Coup de fil de Viviane Bechoux de Rossignol qui veut que je lui dise l'orthographe du mot ANATOR dont je lui aurais parlé à l'apoque. Heureusement je comprends qu'il s'agit d'ATHANOR (Four de l'Alchimiste). Elle est séparée de fait, donne des cours à St Luc( de restauration d'estampes)

     

    Vendredi 9 février

    Un GEOPOLIS sur le Ruanda (voir ci-dessous). C'est en 1916 que les belges s'installent au Ruanda et soutiennent les Tutsis. Mais en 1950, les Tutsis réclament l'Indépendance et les colons belges se rallient aux Hutus.Les Tutsis fuient dans les pays voisins et font des raids. Dès 1963, la chasse aux Tutsis commence. L'armée Ruandaise Hutu est encadrée pae des officiers belges. Mille Tutsis sont exterminés. En 1973 s'installe le règne d'Habyarymana, un Hutu. Les Tutsis exilés pour la plupart, ont renoncé à la lutte armée. Habyarimana est inconditionnellement soutenu par les belges et par le Roi Baudhuin. Mais Habya est un dictateur et les Tutsis revenus d'Ouganda, au sein du FPR (armée gouvernementale ruandaise soutenue par la France) déclarent la guerre aux Hutus et la Belgique ne bronche pas. En avril 1994 Habyarimana est abattu à l'atterrissage de son avion par les Tutsis, soi-disant, ou par je ne sais qui et le Génocide des Tutsis commence

     

    Je relis l'histoire d'Oedipe et d'Antigone (voir ci-dessous mon tableau). Oedipe veut dire "Pieds enflés", son père Laios lui ayant troué les chevilles pour les lui attacher dans la montagne. En effet l'Oracle de Delphes lui avait interdit d'avoir un enfant car Laios avait une relation homosexuelle avec Chrysippos et l'Oracle lui avait prédit que s'il en avait un, celui-ci le tuerait. Oedipe sera recuelli par un berger qu'il pense être son père. Oedipe ignore donc que son père est Laios, le roi de Thèbes, lorsqu'il le tue. Le sphynx est un monstre qui sévit dans la région de Thèbes. Oedipe après avoir tué son père, rencontré par hasard et qui lui barrait le chemin avec son charriot, (une bête dispute qui tourne mal), rencontre le Sphynx et le vainct en résolvant son énigme (Quel est l'animal qui le matin marche sur 4 jambes etc...). Et en récompense, Creon, beau-frère de Laios, lui offre la main de sa soeur, Jocaste, qui se trouve être la mère d'Oedipe. Oedipe et Jocaste donneront naissance à Antigone dont Jocaste est à la fois, la mère et la grand-mère

     

    Samedi 10 février

    Un article sur le Génocide Srebrenica-Glogova. Deux mille corps de Musulmans viennent d'être retrouvés (voir ci-dessous)

     

    Dimanche 11 février

    En visite chez les Gaillet à Villers-devant-Orval. Patrick a un cancer de la joue et je vais aux nouvelles. Il aura le résultat de ses examens dans quinze jours. Toute la famille est présente. Je vais féliciter la chienne Toundra qui a eu un jeune

     

    Lundi 12 février

    Un Thema sur André BRETON (voir ci-dessous)

    Mon territoire neigeux(voir photos)

     

    Mercredi 14 février

    Un reportage sur Maurice GENEVOIX (voir ci-dessous). Ecrivain de la guerre, puis de la campagne et de la forêt dès 1930. Ecologiste avant la lettre. Ami de Max.Jacob et de Vlaminck Veuf à 48 ans

    Rencontre Suzanne et en a une fille, Sylvie

    Maurice Genevoix, né le 29 novembre 1890 à Decize dans la Nièvre en Bourgogne et mort le 8 septembre 1980 à Jávea, est un romancier-poète français, héritier du réalisme.

    L’ensemble de son œuvre témoigne des relations d’accord entre les hommes, entre l’Homme et la Nature, mais aussi entre l'Homme et la Mort. Son écriture est servie par une mémoire vive, le souci d'exactitude, et le sens poétique. Normalien, il admire tout autant l’éloquence des artisans ou des paysans. D’une grande vitalité malgré ses blessures reçues lors de la Première Guerre mondiale près du village des Éparges, en avril 1915, et animé de la volonté de témoigner, il écrit jusqu’à ses derniers jours. Son œuvre, portée par le souci de perpétuer ce qu'il a tenu pour mémorable, produit d'une grande longévité littéraire, rassemble 56 ouvrages.

    Maurice Genevoix est surtout connu pour ses livres régionalistes inspirés par la Sologne et le Val de Loire comme son roman Raboliot (prix Goncourt 1925). Il a cependant dépassé le simple roman du terroir par son sobre talent poétique qui, associé à sa profonde connaissance de la nature, a donné des romans-poèmes admirés comme la Dernière Harde (1938) ou la Forêt perdue (1967).

    Genevoix a également témoigné des épreuves de la génération qui a fait la Grande Guerre (1914-1918), particulièrement dans Ceux de 14, recueil de récits de guerre rassemblés en 1949. Il s'est aussi penché plus largement et plus intimement sur sa vie en écrivant une autobiographie : Trente mille jours, publiée en 1980.

    Ma Bio n°265 1996-1er Trimestre
    Ma Bio n°265 1996-1er Trimestre
    Ma Bio n°265 1996-1er Trimestre
    Ma Bio n°265 1996-1er Trimestre
    Ma Bio n°265 1996-1er Trimestre
    Ma Bio n°265 1996-1er Trimestre
    Ma Bio n°265 1996-1er Trimestre
    Ma Bio n°265 1996-1er Trimestre
    Ma Bio n°265 1996-1er Trimestre
    Ma Bio n°265 1996-1er Trimestre
    Ma Bio n°265 1996-1er Trimestre
    Ma Bio n°265 1996-1er Trimestre

    Vendredi 16 février

    Tombé en panne d'essence sur la route de Libramont, sur la glace et dans le brouillard. Dépanné par une voisine, Madame Nicolas, qui va me remplir un jerrycane d'essence au Garage Jacquemin

    Valérie part à Val Torrens ce soir. C'est une folie

    Je termine la restauration de mes champignons peints

     

    Dimanche 18 février

    On donne à la Télé, SMOKING d'Alain Resnais. Très drôle.( Voir ci-dessous)

    Et aussi Down by Law de Jim Jarmush

    Enelle, le soir me disant "A demain???" alors que l'on va s'endormir. Et moi : "Ah oui, au fond, pourquoi pas, c'est une idée, Je n'y avais pas pensé..."

     

    Lundi 19

    On donne Baby Doll d'Elia Kazan avec Caroll Baker

     

    Mardi 20 février

    Une prochaine expo au CACLB, sur la Chasse." APPEL AUX CHASSEURS". Heureusement que je ne suis plus dans le coup car ça aurait encore pété (voir ci-dessous)

     

    Mercredi 21 février

    Un reportage sur "Les Oubliés de Kigali". L'assassinat des dix commandos belges (voir ci-dessous)

    Je déblaye mon seuil envahi par la neige et puis part déblayer celui d'Enelle à Bertrix

    Il neige depuis le 2 février

     

    Jeudi 22 février

    Photo de mon ruisseau sous la neige (ci-dessous) ainsi que des totems

    Le CACLB projette de rééditer une opération Portes Ouvertes chez les autres artistes luxembourgeois

    Il neige à gogo

     

    Vendredi 23 février

    Coup de fil inattendu d'Alain Schmitz, soi-disant pour me demander des nouvelles de Patrice Gaillet. Il me questionne sur mes projets. Je n'en ai aucun

    Le chat noir de Valérie, Figaro, en pension chez moi, reste bien au chaud. (voir photo)

     

    Samedi 24 février

    A Bertrix Enelle est dans les inondations avec son ruisseau en bordure de fermette

    Vernissage Eric Neuberg à l'Hôtel de Ville de Bastogne. Magnifique. Beaucoup trop long discours de George Fontaine. Muriel et Francis sont là, Benoît Dominique, Secrétaire communal et aussi une femme originaire de Liège qui peint mais n'a jamais exposé. Sa mère aussi est peintre et aveugle de naissance. Elle habite San Francisco. Elle va venir exposer à Bastogne. Son mari(de la fille) est passionné de Jazz et me connait par Rossignol (voir photos ci-dessous)

    Discussion avec Didier Anciaux sur Cioran et Schopenhauer

    Ensuite, tous au resto chinois. Mais ça dégénère entre Eric et George Fontaine qui s'en va avec Willy Dory. Nous restons un peu avec Eric mais nous sommes en désaccord avec lui car c'est lui qui a demandé un discours et maintenant il s'en plaint

     

    Dimanche 25 février

    Valérie et Stephane viennent rechercher leur chat Figaro

     

    Mardi 27 février

    Enelle me téléphone le soir, après son congé de carnaval catastrophique à Bertrix. Elle a acheté une maison cet après-midi par agence immobilière et a signé le compromis. C'est à Pontaury, près de Mettet. Bravo. Je pleure, après le coup de fil. Joli coup qu'elle m'a donné là...

    Le soir je me plonge dans Powys "Apologie des sens" et regarde un docu sur Tahar Ben Jelloun

     

    Mercredi 28 février

    Patrice Gaillet sera opéré le 11 mars

    Mort de François CHAUMETTE à 62 ans (cancer)

    On diffuse "Un Tramway nommé Désir"" A streetcar named Desire". Une phrase de Vivian Leigh "On m'a dit de prendre un tramway nommé Désir et puis un autre qu'on appelle Cimetière et, après 5 arrêts de descendre aux Champs Elysées..."

     

    Jeudi 29 février

    Visite de Pascale R. Un fiasco complet; L'Impuissance personnifiée. Je lui offre néanmoins un brou de noix

    Ma Bio n°265 1996-1er Trimestre
    Ma Bio n°265 1996-1er Trimestre
    Ma Bio n°265 1996-1er Trimestre
    Ma Bio n°265 1996-1er Trimestre
    Ma Bio n°265 1996-1er Trimestre
    Ma Bio n°265 1996-1er Trimestre
    Ma Bio n°265 1996-1er Trimestre
    Ma Bio n°265 1996-1er Trimestre
    Ma Bio n°265 1996-1er Trimestre
    Ma Bio n°265 1996-1er Trimestre
    Ma Bio n°265 1996-1er Trimestre
    Ma Bio n°265 1996-1er Trimestre
    Ma Bio n°265 1996-1er Trimestre
    Ma Bio n°265 1996-1er Trimestre
    Ma Bio n°265 1996-1er Trimestre

    Vendredi 1er mars 1996

    Enelle passe ici . J'apprends qu'elle n'a pas de copie du compromis qu'elle a signé, donc aucune preuve. On téléphone à l'agent immobilier et je le prie d'envoyer ce compromis signé par Fax à mon agent à Libramont. Ordinateur, connais pas, à cette époque. Vers 18h00 le fax est sur le téléfax de mon agent auquel je téléphone.Enelle est sauvée.Toujours cette même inconscience, cette propension destructive à se faire rouler

    Arrive Eric Neuberg et nous passons une très belle soirée. On a regardé ensemble Alain Delon à Bouillon de Culture. Il s'en est tiré en dépit de son inculture notoire

    Mais on parle aussi du flic de Nathalie, vu au vernissage d'Eric, un petit minable qui, le lendemain a fait un grand numéro chez la soeur d'Eric, en racontant, très excité, les petites tortures dans les commissariats de police...pour se mettre en valeur sans doute

     

    Dimanche 3 mars

    Mort de DURAS à 81 ans

    Mort de Leo MALET

    Un hommage à Serge Gainsbourg "Je me suis fait faire trois millions de Jocondes sur paipier-cul, et chaque matin j'emmerde son sourire ambigu "

     

    Mardi 5 mars

    Duras à ARTE en dernière minute vu son décès. Deux heures d'India Song et une interview de Dumayet. Duras me bouleverse encore plus qu'avant. La bicyclette d'Anne-Marie Stretter. LOLA VALERIE STEIN. "Il tirait la nuit sur les jardins de Shalimar (Le Vice- Consul). "Lol a très bien compris qu'on se déprenne d'elle"

    Je reçois une lettre de Minique, de Toulon, lettre assez ironique et particulière, l'essentiel étant qu'elle soit guérie (voir ci-dessous)

     

    Mercredi 6 mars

    Eric me téléphone. A découvert un Christ en croix sans bras dans son terrain. Me parle de "J'ai un ami"  de Rezvani que je lui ai prêté

    Jeudi 7 mars

    Je visionne Raymond CHANDLER (voir ci-dessous). Lire "The Big Sleep". Quinze à 17 personnes à son enterrement. Sa femme Cissy est morte en 1954 (lui en 1959). Son père disparaît quand il a sept ans. Il part à Londres avec sa mère. Naturalisé anglais en 1907. Part aux USA en 1912. Rencontre Cissy en 1919. Elle a 17 ans de plus que lui. Il l'épouse en 1924. A Los Angeles il travaille dans le pétrole mais il est viré à 45 ans pour alcoolisme. Il déménage sans arrêt. Il reconnait que c'est HAMMET qui a inventé le roman noir

     

    Jeudi 7 mars

    Enterrement de Marguerite DURAS

     

    Vendredi 8 mars

    Journée de la Femme

    J'aprends à jouer India Song au piano (d'oreille comme toujours)

    En regardant mes "Mémoires braisées" de Rossignol...Pourquoi ne pas les proposer pour l'exposition aux Chiroux sur le thème du FEU???

    J'écris à mon ami André Pirard au Collège Saint-Servais pour lui dire que je ne viendrai pas au Banquet des 40 ans de Rétho et je lui envoie quelques articles de presse à mon sujet à l'intention de mes ex-copains qui seront là, ce jour-là

    Lundi 11 mars

    Opération de Patrice Gaillet. Je téléphone à Mady qui me retéléphone. Elle me propose de venir voir Patrice un WE et de lui apporter des livres. On parle aussi de son optimisme nouveau, apparu avec son cancer, ce qui est pour le moins paradoxal. Mercredi prochain, elle va le voir avec les enfants

    On donne LE TAMBOUR de Volker Schlöndorff à la Télévison, ainsi que "Les années de plomb" un film de Margarethe von Trotta, la mère du petit Oscar Matzerath, (David Bennent fils de Heinz Bennent que l'on verra dans Le Dernier Metro)

     

    Mardi 12 mars

    Voici une lettre publiée par Le Cirque Divers, dans son bulletin de mars 1996, lettre écrite à Vitrival, le 21 septembre 1967 et qui est un vrai délire. C'est la lettre d'un Milicien belge, envoyée au Ministère de la Défense Nationale

    "Monsieur le Ministre

    J'ai l'honneur de vous exposer ma situation. Je suis marié avec une veuve, laquelle a une fille. Mon père a épousé cette fille

    Donc à cette heure, mon père est devenu mon gendre puisqu'il a épousé ma fille. Et puis ma belle-fille est de ce fait devenue ma belle-mère, puisqu'elle a épousé mon père. Ma femme et moi par ailleurs avons eu un fils à la StJean

    Cet enfant est donc le fils de la mère de la femme de mon père, en conséquence, mon oncle, puisqu'il est le frère de ma belle-mère. Mon fils est donc devenu mon oncle. Quand à la femme de mon père, elle a eu à Noël, un garçon qui est à le fois mon frère puisqu'il est le fils de mon père, et mon petit-fils, puisqu'il est le fils de la fille de ma femme.

    Ma fille se trouve être ma mère puisqu'elle est devenue la femme de mon père et moi, en plus que je suis le mari de la mère de cette femme, donc son père, je suis aussi le frère de mon petit-fils. Comme le mari de la mère d'une personne est le père de celle-ci, il arrive qu'à cette heure je suis le père de mon père et le frère de mon fils. Je suis donc mon propre grand-père

    J'ai donc l'honneur Monsieur le Ministre de vous demander de me renvoyer dans mes foyers, vu que la réglementation interdit que le père, le fils et le petit-fils soient mobilisés ensemble

    Veuillez agréer Monsieur le Ministre etc...

    Signature illisible

    Le père de mon père

    2e F1B

     

    Une des pièces occupée par Enelle à La Courbeure avec une de ses grandes peintures au-dessus du divan (voir ci-dessous)

     

    Mercredi 13 mars

    Lawrence DURRELL à "Un siècle d'écrivains" (voir ci-dessous)

    A la télé, j'apprends la mort de Jacques-Louis NYST, Jacques Luinyst de son nom de peintre, à 53 ans. Nous avions exposé ensemble il y a 3 mois à Liège et je savais qu'il avait un cancer. Je l'avais rencontré chez lui en 1965, pendant mon service militaire, emmené à Presseux-Sprimont par son frère Frédérique Nyst et nous y sommes retournés un certain nombre de fois en 1966 et 67 et 68, avec mon épouse Céline . C'est même chez lui ,que j'ai rencontré Jacques Lizène. Ci-dessous quelques photos prises au Château de Presseux. Son père avait été directeur de la STIL (Tramways liégeois)

    "Jacques était un poète, pas un plasticien" a dit Jacques Charlier, hier à la Télé . Il a parfaitement raison. Jacques était d'ailleurs un des pionniers wallons de la video, avec sa femme Dany qui travaillait à la RTB

    Mort de Kieslowski à 54 ans

     

    Voici des photos de quelques uns de mes Broux de Noix accrochés dans mon atelier

     

    On joue BLEU de Kieslowski avec Juliette Binioche

     

     

    Mardi 14 mars. Un article sur l'écrivain suisse Jacques CHESSEX

    Ma Bio n°265 1996-1er Trimestre
    Ma Bio n°265 1996-1er Trimestre
    Ma Bio n°265 1996-1er Trimestre
    Ma Bio n°265 1996-1er Trimestre
    Ma Bio n°265 1996-1er Trimestre
    Ma Bio n°265 1996-1er Trimestre
    Ma Bio n°265 1996-1er Trimestre
    Ma Bio n°265 1996-1er Trimestre
    Ma Bio n°265 1996-1er Trimestre
    Ma Bio n°265 1996-1er Trimestre
    Ma Bio n°265 1996-1er Trimestre
    Ma Bio n°265 1996-1er Trimestre
    Ma Bio n°265 1996-1er Trimestre

    Vendredi 15 mars

    Je suis toujours dans "Pascal Lainé" qui écrit bien mais ne m'excite pas plus que cela

    La mort d'Ugo, fils de Michèle, le cancer de Danielle, celui de Dominique, celui de Patrice, celui de Jacques Nyst, celui de Jean Blanc ami de Dominique, quelle ambiance....

     

    Samedi 16 mars

    Coup de fil de Dominique Bechet (dite Minique). Je comprends enfin l'allusion de sa lettre (voir plus haut) à laquelle je n'ai pas répondu "Je ne vois pas ce qui te permet de juger Marie-Odile alors que tu t'es comporté exactement de la même façon avec moi" me dit-elle

    Oh là, tout doux la Minique. D'abord je ne t'ai jamais parlé d'amour et ne me suis en rien engagé; Deusio, Thierry est mon ami depuis 20 ans et il est normal que je sois de son côté car il ne faudrait pas l'oublier, c'est elle qui l'a quitté; Or ils disaient s'aimer, cohabitaient depuis 6 ans, avaient acheté une maison ensemble, réalisé un spectacle etc...Aucun rapport avec notre situation

    Eh bien me répond-elle "Je crois que nous n'avons plus rien à nous dire;" "En effet, réponds-je et nous raccrochons le combiné. Ce sera désormais le silence absolu et cela m'arrange tout à fait

     

    Dimanche 17 mars

    J'apprends par Mady, que l'opération de Patrice a duré 12h30, qu'on lui a enlevé le Péroné (adjoint quasi inutile du Tibia) pour essayer de réparer sa machoire

    Un reportage sur Lee Harvey OSWALD et un Thema sur les OVNIS, tout ceci, enregistré comme toujours (voir ci-dessous)

     

    Lundi 18 mars

    Je prends des photos de ma petite Plume dans le hall (voir ci-dessous)

    Patrice Gaillet au téléphone. Il peut me parler grâce à sa trachéo. On parle de bouquins Boyd-Auster-Hemingway-Salinger (Patrice est féru de littérature américaine). Je lui demande s'il lit langlais? Héla non, sinon je leui aurais prêté mes Vonnegut. Mais nil a lu en français "Abattoir 5".(Slaughterhouse Five)

    Il voudrait avoir 3 cannisses à moi (peintes pour le spectacle de Marie-Odile)

    Mort de René CLEMENT

    On joue Louis II de Bavière-LUDWIG- de Visconti

    Un article sur BHL et Sarajevo

    (Voir ci-dessous)

     

    Mardi 19 mars

    Je passe chez Yvan Thierry le photographe de Libramont. Il n'a jamais vu le catalogue d'Omer Marchal dont il a fait les photos. On ne l'a même pas invité au vernissage. Quelle bande de salopards !!!. Tout se confirme

    Les grenouilles sont là

    Je commence "La Vie passionnée de Vincent Van Gogh" d'Irving Stone

     

    Mercredi 20 mars

    Une lettre de mon condisciple du Collège Saint-Servais, André Pirard SJ. Très sympa mais aucun de ces ex-amis d'enfance ne tentera de prendre contact avec moi, par la suite. Vrai, ils sont resté catholiques et moi pas. ls sont aussi restés à Liège et moi pas (voir lettre ci-dessous, ainsi que la liste de mes ex-condisciples de la Rhéto 1956)

    Une émission sur Hervé BAZIN (voir ci-dessous) "Un siècle d'écrivains"

     

    Jeudi 21 mars

    Une invitation de mon ami José Bedeur au Théâtre Le Café à Bruxelles avec son ami Christian DURAY, "Eboueur poétique"

    et le Centenaire de la Mort de Paul VERLAINE à Paliseul, où il séjournait fréquemment chez ses tantes Evrard (Région de Bertrix). Le père de Verlaine était de Jehonville, près de Paliseul "Au pays de mon père il y a des bois sans nombre"

    (voir ci-dessous)

     

    Vendredi 22 mars

    Je visionne BLANC de Kieslowski. Je suis très troublé

    Aussi un portrait de Marcel LIEBMAN, Professeur à l'ULB

    Les grenouilles ont pondu

     

    Samedi 23 mars

    Ci-dessous le trajet de la Comète HYAKUTAKE, qui sera observable du 23 au 28 mars

    Un article sur le "HERGE" de Pierre ASSOULINE

     

    Dimanche 24 mars

    Depuis qu'Enelle a acheté sa maison bien loin de chez moi, nos relations sont excellentes. Allez comprendre. J'ai avalé la pillule et elle est soulagée de ne pas avoir à vivre dans ma région. C'est beau l'amour ....

    Un Thema sur Ingrid BERGMAN

    Je reçois un article du 5 mars sur l'expo Neuberg à Bastogne

     

    Lundi 25 mars

    Les grenouilles continuent de pondre dans mes bassins (voir photos)

    Ma Bio n°265 1996-1er Trimestre
    Ma Bio n°265 1996-1er Trimestre
    Ma Bio n°265 1996-1er Trimestre
    Ma Bio n°265 1996-1er Trimestre
    Ma Bio n°265 1996-1er Trimestre
    Ma Bio n°265 1996-1er Trimestre
    Ma Bio n°265 1996-1er Trimestre
    Ma Bio n°265 1996-1er Trimestre
    Ma Bio n°265 1996-1er Trimestre
    Ma Bio n°265 1996-1er Trimestre
    Ma Bio n°265 1996-1er Trimestre
    Ma Bio n°265 1996-1er Trimestre
    Ma Bio n°265 1996-1er Trimestre
    Ma Bio n°265 1996-1er Trimestre
    Ma Bio n°265 1996-1er Trimestre
    Ma Bio n°265 1996-1er Trimestre
    Ma Bio n°265 1996-1er Trimestre
    Ma Bio n°265 1996-1er Trimestre
    Ma Bio n°265 1996-1er Trimestre

    Mardi 26 mars

    Je plante un Aulne sur la tombe de Craquotte, ma première chienne, morte il y a un an. J'y pense sans arrêt

    Patrice Gaillet. Une des greffes a mal pris. On a regreffé une peau. Toujours pas de sortie en vue par conséquent

     

    Jeudi 28 mars

    Une performance à l'Atelier 340 (voir ci-dessous)

    Jean-Marie Gheerardijn et ses mouches. Tout simplement répugnant

    Un entrefilet sur Gstaadt, la station suisse pour individus riches et célèbres

     

    Vendredi 29 mars

    Ma cousine Régine me téléphone que sa fille Florence, comédienne, joue à Bruxelles au Théâtre National; Il s'agit de Francesca de Franck WEDEKIND, joué par une troupe française. Metteur en scène; Braunschweig

    Benjamin Franklin Wedekind, dit Frank Wedekind, né à Hanovre le 24 juillet 1864 et mort à Munich le 9 mars 1918, est un dramaturge et un poète allemand.

    Biographie

    Apparenté à une ancienne famille comtale (les Wedekind zur Horst), Friedrich Wilhelm Wedekind, le père de Frank Wedekind, est médecin-gynécologue. Il émigre à San Francisco après la révolution de mars 1848, attiré sans doute par la ruée vers l'or. Il épouse Emilie Kammerer, la fille de l'industriel Jakob Friedrich Kammerer. Le couple aura six enfants, dont Frank.

    En 1872, la famille Wedekind s’établit au château de Lenzbourg en Suisse. En 1884, Frank commence par étudier la littérature allemande et française à l'université de Lausanne, mais son père exige qu'il fasse son droit à l'université Louis-et-Maximilien de Munich. Le conflit éclate et Frank quitte l'université pour un poste de rédacteur publicitaire chez Maggi. Attiré par le monde des saltimbanques, il travaille également pour le Cirque Herzog. En 1888, rentrant dans le rang, il se réinscrit en droit mais cette fois à l'université de Zurich : son père meurt en octobre de cette année-là, lui laissant un patrimoine conséquent, assurant son indépendance financière. Frank va désormais se consacrer à l'écriture1.

    En 1891, il publie L'Éveil du printemps, une « tragédie enfantine » où l'on découvre des adolescents en proie à l'éveil de leur sexualité, un texte relevant à l'époque de la pornographie puisqu'il y décrit plusieurs actes d'autoérotisme, de masturbation collective et évoque sans complexe l'avortement, autant de thèmes considérés alors comme tabous2.

    Il est ensuite à Paris, se lie d'amitié avec Albert Langen et fréquente le milieu de la nuit, assistant aux spectacles joués au Grand-Guignol et à des pantomimes, dont Lulu, tirée d'un « roman clownesque » de Félicien Champsaur et qui lui inspirera La Boîte de Pandore dont une première version est établie dès 1892.

    À partir de 1896, il vit une histoire d'amour avec Frida Uhl, la femme d'August Strindberg, dont il aura un fils, Friedrich (1897-1978). Le couple s'installe à Munich.

    L'année suivante, il trouve un emploi dans le journal satirique munichois Simplicissimus. En 1899, il se rend à la police allemande et est condamné à sept mois de prison ferme pour « crime de lèse-majesté », ayant écrit et fait publier des poèmes satiriques visant le kaiser : durant son incarcération, il rédige une nouvelle version de sa pièce Mine-Haha.

    En 1906, il épouse la comédienne Tilly Newes (1886-1970) dont il aura deux filles, Pamela et Kadidja. Cette même année, Max Reinhardt monte L’Éveil du printemps à Berlin3.

    Analyse de son théâtre

    Son théâtre conteste dès le départ la société bourgeoise et les tabous sexuels. Il provoque dans un dessein d'émancipation des masses et en usant de nombreux procédés dramatiques, de la farce au vaudeville en passant par le drame et le cirque. Ses provocations lui causent d'incessants problèmes de censure, l'inquiétude des directeurs de théâtre, et des problèmes de budgets. Aussi revint-il vers le cabaret de ses débuts, lieu plus permissif et moins onéreux. Là, il s'attire la sympathie des artistes, souvent irrévérencieux comme lui, tandis que les procès assurent sa notoriété. Il peut ainsi consacrer sa vie au théâtre.

    Après une période de répression, il finit par obtenir des autorités une relative liberté d'expression, un privilège implicite accordé à certains dramaturges ayant un comportement décalé, cette forme d'art étant considérée à cette époque et dans ce contexte comme négligeable. Certains observateurs contemporains de Wedekind comprirent que ses provocations et son théâtre parlaient de la société elle-même, faisant émerger la notion de théâtre vivant.

    Son œuvre annonce l'expressionnisme. Cependant, bien qu'il soit souvent associé à ce mouvement, Wedekind lui-même ne s'y reconnaissait pas, déclarant qu'il en utilisait les techniques avant que ce mouvement existe . Wedekind a été influencé par Ibsen, Nietzsche, Hauptmann, Büchner et Strindberg.

    Alban Berg s'est inspiré de L'Esprit de la terre et de La Boîte de Pandore pour écrire l'opéra Lulu.

    Wedekind est également poète et lithographe, mais son talent de dessinateur est peu connu.

    Mon frère Etienne y serait allé, est entré dans sa loge après le spectacle et lui a dit qu'elle était sur une mauvaise pente ( pièce anticléricale et en plus Florence montre ses nichons paraît-il), qu'elle devait se tirer de ce milieu et qu'il allait être obligé d'écrire un article très défavorable sur la pièce dans un journal catho. Florence dit qu'elle a vu entrer dans sa loge "L'INQUISITION". On comprendra pourquoi je n'ai plus de contacts avec ce frère qui pue la vieille soutane; Le plus drôle c'est qu'il vient de se faire virer d'un couvent à...FLORENCE

    Enelle envoie son renon à La Courbeure-Bertrix. Elle devra aussi récupérer sa caution de 1125 euros et là on n'a pas fini de rigoler

     

    Mes Ides Mélanottes dans mes étangs se réveillent (voir photos)

    Une émission sur Paolo COELHO

     

    Samedi 30 mars   NEIGE

     

    Dimanche 31 mars

    En préparant le repas de midi, je demande à Enelle de prendre le Parmesan dans le frigo. Et voici qu'elle cogne le sachet contre l'évier par inadvertance. Pour rire, je lui dis "tape encore" et je la vois frapper 3 fois le sachet sur l'évier. "Pourquoi fais-tu cela" lui dis-je? Mais parce que tu m'as dit de le faire me répond-elle. Fou-rires. Un gag de plus !

    Ma Bio n°265 1996-1er Trimestre
    Ma Bio n°265 1996-1er Trimestre
    Ma Bio n°265 1996-1er Trimestre
    Ma Bio n°265 1996-1er Trimestre
    Ma Bio n°265 1996-1er Trimestre

    0 0

    Patrick Modiano, l'écrivain de l'Incertitude
    Patrick Modiano, l'écrivain de l'Incertitude
    Patrick Modiano, l'écrivain de l'Incertitude
    Patrick Modiano, l'écrivain de l'Incertitude
    Patrick Modiano, l'écrivain de l'Incertitude

    Patrick Modiano, né le 30 juillet 1945 à Boulogne-Billancourt, est un écrivain français, auteur d’une trentaine de romans primés par de nombreux prix prestigieux parmi lesquels le Grand prix du roman de l'Académie française et le prix Goncourt. Axée sur l'intériorité, la répétition et la nuance, son œuvre romanesque se rapproche d'une forme d'autofiction par sa quête de la jeunesse perdue. Elle se centre essentiellement sur le Paris de l'Occupation et s'attache à dépeindre la vie d'individus ordinaires confrontés au tragique de l'histoire et agissant de manière aléatoire ou opaque.

     

    Le 9 octobre 2014, son œuvre est couronnée par le prix Nobel de littérature pour « l'art de la mémoire avec lequel il a évoqué les destinées humaines les plus insaisissables et dévoilé le monde de l'Occupation », comme l'expliquent l'Académie suédoise et son secrétaire perpétuel Peter Englund, qualifiant l'auteur de « Marcel Proust de notre temps ». Six ans après J. M. G. Le Clézio, il devient le 15e homme de lettres français à recevoir cette récompense. Son œuvre est traduite en 36 langues.

     

    Biographie

     

    Jean Patrick Modiano naît dans une villa-maternité du Parc des Princes à Boulogne-Billancourt, 11 allée Marguerite ; il est le fils d'Albert Modiano et de Louisa Colpijn, (née en 1918), comédienne flamande arrivée à Paris en juin 1942, connue ultérieurement sous son nom d'actrice de cinéma belge Louisa Colpeyn.

     

    Le roman familial (1945–1956)

     

    Albert Modiano, orphelin à quatre ans, n'a pas connu son père, un aventurier toscan juif d'Alexandrie, né à Salonique et établi en 1903 avec la nationalité espagnole, comme antiquaire à Paris, 5 rue de Châteaudun, après une première vie à Caracas. Élevé avec son frère, square Pétrelle puis square de la rue d'Hauteville, par une mère anglo-picarde, dans un certain abandon, c'est âgé de trente ans que ce futur père rencontre dans le Paris occupé, en octobre 1942, Luisa Colpeyn, la future mère de l'écrivain, alors traductrice à la Continental.

     

    Τrafiquant de marché noir dans sa jeunesse, vivant dans le milieu des producteurs de cinéma originaires d'Europe centrale, Albert Modiano a été, juste avant la guerre et après quelques échecs dans la finance et le pétrole, gérant d'une boutique de bas et de parfums, sise 71 boulevard Malesherbes. Après sa démobilisation14, il s'est trouvé sous le coup de la loi du 3 octobre 1940 contre les juifs mais ne s'est pas déclaré au commissariat comme il en avait l'obligation. En février 1942, soit six mois avant le décret du 6 juin 1942 portant application de cette loi et organisant les déportations, il est entré dans la clandestinité à la suite d'une rafle et d'une évasion. Introduit dans ces circonstances par un ami banquier italien, ou par la maîtresse d'un de ses dirigeants, au bureau d'achat du SD (le service de renseignements de la SS) qu'il fournira par le marché noir, « Aldo Modiano » a, au moment de sa rencontre avec Louisa Colpeyn, commencé d'accumuler une fortune qui durera jusqu'en 1947. Désormais protégé des arrestations, mais pas des poursuites, il s'installe début 1943 15 quai de Conti avec sa nouvelle compagne, là où vécut l'écrivain Maurice Sachs, qui y laissa sa bibliothèque. Le couple mènera la vie de château et fréquentera la pègre jusqu'à la Libération, qui coïncide avec la naissance de leur fils aîné.

     

    L'enfant est confié à ses grands-parents maternels venus à Paris pour cela, renforçant chez lui le flamand comme langue maternelle. En septembre 1949, sa mère rentre de vacances à Biarritz sans lui, l'y laissant pour deux ans à la nourrice de son frère Rudy, né le 5 octobre 1947. C'est là qu'à cinq ans, il est baptisé, en l'absence de ses parents, et inscrit dans une école catholique Début 1952, sa mère, rejetante qui souhaite assurer ses tournées en province, installe les deux frères à Jouy-en-Josas, où ils deviennent enfants de chœur, chez une amie dont la maison sert à des rendez-vous interlopes. L'arrestation en février 1953 de cette amie pour cambriolage le ramène pour trois ans dans un foyer désuni où les seuls signes d'attention viennent du catéchisme.

     

    L'atmosphère particulière de cette enfance, entre l'absence de son père — au sujet duquel il entend des récits troubles — et les tournées de sa mère, le rend très proche de son frère Rudy. La mort de celui-ci à la suite d'une leucémie à l'âge de dix ans, en février 1957, sonne la fin de l'enfance. L'écrivain gardera une nostalgie marquée de cette période et dédiera ses premiers ouvrages, publiés entre 1967 et 1982, à ce frère disparu en une semaine.

     

    L'adolescence terrible (1957–1962)

     

    D'octobre 1956 à juin 1960, il est placé en pensionnat, avec d'autres adolescents de parents fortunés, à l'école du Montcel à Jouy-en-Josas, où la discipline et le fonctionnement militaires font de lui un fugueur récidiviste. De septembre 1960 à juin 1962, on l'éloigne un peu plus en le confiant aux pères du collège-lycée Saint-Joseph (Thônes), en Haute-Savoie, prison où il attrape la gale dans un linge rarement changé et éprouve avec ses camarades paysans la solidarité de la faim. De retour en juillet 1961 d'une tournée ruineuse de vingt-deux mois à travers l'Espagne, sa mère trouve son père en ménage avec une blonde Italienne en instance de divorce de vingt ans plus jeune que lui qu'il épousera un an plus tard. Ses parents vivront désormais chacun à un étage de leur duplex commun.

     

    Soutenu depuis l'âge de quinze ans par Raymond Queneau, ami de sa mère rencontré en 1960, qui lui donne des leçons particulières de géométrie, il décroche son baccalauréat à Annecy en juin 1962, avec un an d'avance. Comme son père, il a l'ambition balzacienne de faire fortune mais en devenant écrivain. Toutefois, éthéromane, il abandonne définitivement les études à la rentrée suivante, en novembre 1962, en désertant l'internat du lycée Henri-IV à Paris où il a été inscrit en philosophie. Sa belle-mère refuse de l'héberger chez elle, quai Conti, à quelque dix-huit cents mètres de là.

     

    Il vient habiter, à la place de son père, chez sa mère. Là, neuf mois plus tôt, en février 1962, il a connu ses premiers ébats amoureux. Sa partenaire, amie de sa mère, était de plus de dix ans son aînée. Pour subvenir aux besoins de cette mère qui n'a pas de contrat, il mendie auprès de son père, qui organise leurs rencontres à l'insu de sa nouvelle épouse.

     

    Respirer un air plus léger (1963–1966)

     

    Ce n'est que dans le foyer d'une ancienne relation, baby sitter, et de son mari vétérinaire aux haras de Saint-Lô, qu'il peut goûter, le temps renouvelé de quelques vacances, un semblant de vie familiale. À partir de l'été 1963, toujours pour pallier l'impécuniosité de sa mère, il revend à des libraires des éditions remarquables volées chez des particuliers ou dans des bibliothèques. Trois ou quatre fois, la dédicace d'un grand auteur ajoutée de sa main augmente fortement la plus-value, falsification qui deviendra un jeu.

     

     

    En septembre 1964, une inscription contre son gré en hypokhâgne au lycée Michel-Montaigne à Bordeaux, en forme de bannissement ourdi par sa belle-mère, se solde par une nouvelle fugue et une rupture avec son père qui durera près de deux ans. Le soir du 8 avril 1965, envoyé par sa mère chercher auprès de celui-ci un secours financier, il est emmené par la maréchaussée abusivement alertée par cette belle-mère. Son père, sans un mot pour lui, le dénonce au commissaire comme un « voyou ».

     

    À la rentrée 1965, il s'inscrit à la Sorbonne en Faculté de Lettres pour prolonger son sursis militaire. Il n'assiste à aucun cours mais fréquente, à Saint-Germain des Prés, des adeptes du psychédélisme et du tourisme hippy à Ibiza. Il retrouve au Flore les précurseurs du mouvement Panique auxquels il soumet son premier manuscrit. C'est donc à un connaisseur qu'en 1966 Le Crapouillot commande pour son « spécial LSD » un article évoquant la génération Michel Polnareff, premier texte publié de Patrick Modiano.

     

    Le samedi, Raymond Queneau le reçoit chez lui à Neuilly pour un dîner hilare que prolonge durant l'après-midi une promenade dans Paris évocatrice de Boris Vian. En juin 1966, son père reprend contact avec lui mais c'est pour le persuader de devancer l'appel, ce qui se termine par un échange épistolaire acerbe. Libéré par sa majorité, Patrick Modiano ne reverra jamais son père.

     

    Le salut dans l'écriture (1967–1978)

     

    Il se présente, dans une interview de Jacques Chancel, comme un admirateur des styles de Paul Morand et de Louis-Ferdinand Céline.

     

    Sa rencontre avec l'auteur de Zazie dans le métro est cruciale. Introduit par celui-ci dans le monde littéraire, Patrick Modiano a l'occasion de participer à des cocktails donnés par les éditions Gallimard. Il y publiera son premier roman en 1967, La Place de l'Étoile, après en avoir fait relire le manuscrit à Raymond Queneau. À partir de cette année, il se consacre exclusivement à l'écriture.

     

    Avec Hughes de Courson, camarade d'Henri-IV, il compose un album de chansons, Fonds de tiroirs, pour lesquelles ils espèrent trouver un interprète. Ιntroduit dans le show bizz, Hughes de Courson propose l'année suivante, en 1968, la chanson Étonnez-moi, Benoît…! à Françoise Hardy. Deux ans plus tard, ce sera L'Aspire à cœur chantée par Régine. En mai 68, Patrick Modiano est sur les barricades mais en tant que journaliste pour Vogue.

     

     

    Le 12 septembre 1970, il épouse Dominique Zehrfuss, la fille de l'architecte du CNIT, Bernard Zehrfuss. Elle raconte une anecdote symptomatique de la querelle esthétique entre héros et subversifs :

    « Je garde un souvenir catastrophique de la journée de notre mariage. Il pleuvait. Un vrai cauchemar. Nos témoins étaient Raymond Queneau, qui avait protégé Patrick depuis son adolescence, et André Malraux, un ami de mon père. Ils ont commencé à se disputer à propos de Dubuffet, et nous, on était là comme devant un match de tennis ! Cela dit, ça aurait été amusant d’avoir des photos, mais la seule personne qui avait un appareil a oublié de mettre de la pellicule. Alors il ne nous reste qu’une seule photo, de dos et sous un parapluie75 ! »

     

    De cette union naîtront deux filles, Zina Modiano (1974), future réalisatrice, et Marie Modiano (1978), chanteuse et écrivain.

     

    Dès son troisième roman, Les Boulevards de ceinture, le Grand prix du roman de l'Académie française de l'année 1972 l'inscrit définitivement comme une figure de la littérature française contemporaine.

     

    En 1973, il écrit, avec le réalisateur Louis Malle, le scénario du film Lacombe Lucien, dont le sujet est un jeune homme, désireux de rejoindre le maquis pendant l'Occupation, que le hasard, un rien, une parole de défiance à l'endroit de sa jeunesse peut-être ou une absence de parole, fait basculer dans le camp de la Milice et de ceux qui ont emprisonné son père. Le scénario est publié chez Gallimard qu'il présente à l'émission Italiques. La sortie du film en janvier 1974 déclenche une polémique au sujet de l'absence de justification du parcours du personnage, ressentie comme un déni de l'engagement, voire une remise en cause de l'héroïsme, et provoque l'exil du cinéaste.

     

    Gérard Lebovici lui propose d'écrire pour le cinéma en 1977 en préparant un scénario pour Michel Audiard sur un gangster moderne, Jacques Mesrine. Le film ne se fera pas mais il en restera une amitié durable pour le cinéaste59.

     

    En novembre 1978, il parvient à la consécration avec son sixième roman, Rue des Boutiques obscures, en recevant le prix Goncourt « pour l'ensemble de son œuvre ».

     

    Thèmes

     

    Les romans de Patrick Modiano sont traversés par le thème de l'absence, de « la survie des personnes disparues, l’espoir de retrouver un jour ceux qu'on a perdus dans le passé », avec le goût de l'enfance trop vite effacée13. Son œuvre littéraire est d'abord construite à partir de deux thèmes majeurs : la quête de l'identité (la sienne et celle de son entourage), ainsi que l'impuissance à comprendre les désordres, les mouvements de la société. Ce qui produit un phénomène où le narrateur se trouve presque toujours en observateur, subissant et essayant de trouver un sens aux nombreux événements qui se produisent devant lui, relevant des détails, des indices, qui pourraient éclaircir et constituer une identité. Modiano (ou son narrateur) se montre parfois comme un véritable archéologue de la mémoire, relevant et conservant le moindre document, insignifiant au premier abord, afin de réunir des informations à propos de lui-même, de proches ou bien d'inconnus. Certaines pages sont travaillées de façon à sembler être écrites par un détective ou par un historiographe.

     

    Autre obsession de Patrick Modiano, la période de l'Occupation allemande. Né en 1945, il ne l'a évidemment pas connue, mais il s'y réfère sans cesse à travers le désir de cerner la vie de ses parents durant cette période au point de se l'approprier et d'y plonger certains de ses personnages. L'évidente dualité idéologique de ses parents tend ainsi à faire émerger dans ses œuvres des protagonistes à la situation floue, aux limites et profils mal définis (notamment dans la première trilogie, dite « de l'Occupation », que composent ses trois premiers romans).

     

    La question du père

     

    Le thème du père et de la paternité est central chez Patrick Modiano. D'abord parce qu'il constitue l'épicentre de tout un réseau de thèmes secondaires variables (l'absence, la trahison, l'hérédité…), mais aussi parce qu'il s'agit d'un élément d'autofiction déterminant l'ensemble de son univers romanesque. Ce thème est ainsi majoritairement présent comme toile de fond des récits de Patrick Modiano, et plus directement dans le récit autobiographique Un pedigree.

     

    Albert Modiano reste une énigme sur divers points, et l'écriture permet à l'auteur de les développer de façon libératrice. De sa jeunesse, on ignore quasiment tout, hormis sa participation à quelques trafics. Durant l'Occupation, il vit dans l'illégalité complète et utilise une fausse identité (Henri Lagroux) qui lui permet de ne pas porter l'étoile jaune. Mais le plus troublant reste un épisode dans lequel, après avoir été pris dans une rafle, Albert Modiano est emmené à Austerlitz pour un convoi. De façon surprenante, il sera rapidement libéré par un ami haut placé. L'identité de cet individu demeure floue. On suppose qu'il s'agit d'un membre de la bande de la rue Lauriston, c'est-à-dire la Gestapo française.

     

    Ayant pour habitude de rencontrer son fils dans des lieux hautement fréquentés, comme les halls de gares et d'hôtels, Albert Modiano est toujours préoccupé par de mystérieuses affaires. Patrick décide à l'âge de dix-sept ans de ne plus le revoir. Il apprendra sa mort (jamais élucidée), sans jamais connaître le lieu de l'inhumation.

    Œuvre

    Romans et récits

    Littérature d'enfance et de jeunesse

    Pièce de théâtre

    Essais

     

    Récompenses et distinctions


    0 0
  • 01/08/15--00:33: CHARLIE-HEBDO assassiné
  • CHARLIE-HEBDO assassiné
    CHARLIE-HEBDO assassiné
    CHARLIE-HEBDO assassiné
    CHARLIE-HEBDO assassiné

    Ce qu'il s'est passé dans l'immeuble de "Charlie Hebdo"

    En quelques minutes, deux terroristes assassinent 12 personnes à la rédaction de l'hebdomadaire satyrique. Charb, Cabu, Wolinski, Tignous et Bernard Maris comptent parmi les victimes.

    Les attaquants de Charlie Hebdo face à des policiers, le 7 janvier 2015.  (AFP PHOTO / ANNE GELBARD) Les attaquants de Charlie Hebdo face à des policiers, le 7 janvier 2015. (AFP PHOTO / ANNE GELBARD)
     

    "C'est où Charlie Hebdo ?"

    • Peu avant 11h30, une Citroën C3 noire conduite par un troisième homme dépose les deux attaquants devant le 6 rue Nicolas Appert, dans le 11e arrondissement de Paris. Ils s'aperçoivent qu'il ne s'agit pas de la rédaction de "Charlie Hebdo". Ils demandent autour d'eux où se trouve "Charlie Hebdo", puis se dirigent alors devant le siège de l'hebdomadaire,  au numéro 10 de la rue. 

    • La dessinatrice Coco vient d'aller chercher sa fille à la garderie. Comme elle le raconte dans son témoignage à "L'Humanité", elle est devant la porte du journal quand les deux hommes cagoulés et armés la contraignent sous la menace à taper le code de l'immeuble : "Ils voulaient entrer, monter. J’ai tapé le code. Ils ont tiré sur WolinskiCabu."

    • Armés d'une kalachnikov et d'un lance-roquette, les deux hommes pénètrent dans le bâtiment et tirent en criant toujours qu'ils cherchent "Charlie Hebdo". Ils tirent sur les deux hommes en charge de l'accueil et tuent l'un d'eux.

    • Une quinzaine de personnes assistent à la conférence de rédaction de l'hebdomadaire à ce moment précis. Les tireurs font irruption dans la salle et demandent leurs noms aux journalistes avant d'ouvrir le feu : ils disent chercher particulièrement Charb.

    "Appelle la police, c'est un carnage"

    • Dans son témoignage, Coco explique que, pendant ce temps, elle se réfugie sous un bureau et entend les deux hommes qui "parlaient parfaitement le français". Ils se revendiquent d'Al-Qaïda, toujours selon Coco qui raconte que les coups de feu durent au moins cinq minutes.

    • Laurent Léger, journaliste de "Charlie Hebdo" se trouve dans la salle au moment de l'attaque. A 11h40, il parvient à prévenir un ami proche :

    Appelle la police. C'est un carnage. Tout le monde est mort."

    Puis la communication est coupée.

    • Charb, l'un des deux policiers chargés de sa protection, Wolinski, Cabu, Tignous, l'économiste Bernard Maris, actionnaire de l'hebdomadaire, Michel Renaud, fondateur du festival Rendez-vous du carnet de Voyage, ainsi que trois autres personnes sont tuées (On ignore encore leurs identités).

    Gérard Biard, le rédacteur en chef de "Charlie Hebdo", est en vie.

    • La journaliste Catherine Meurisse arrive en retard à la conférence de rédaction. Dans la rue, elle voit surgir deux hommes encagoulés de l'immeuble de "Charlie Hebdo" qui prennent la fuite.

    "On a vengé le prophète Mohamed"

    • A la sortie de l'immeuble, une série de trois fusillades éclate avec des policiers :

    > Une première a lieu dans un axe perpendiculaire à la rue Nicolas Appert, sans faire de blessé.

    > La seconde avec une brigade policière en VTT, sans que personne ne soit touché.

    > Enfin, avant de s'enfuir en voiture, les deux attaquants tirent sur une voiture de police. Ils descendent alors de voiture et exécutent l'un des agents étendu au sol, blessé, à bout portant, d'une balle dans la tête. Ils repartent en criant : "On a vengé le prophète Mohamed", témoigne une passante.

    • Commence alors la traque à travers Paris.

    En fin d'après-midi mercredi, les deux meurtriers n'avaient pas encore été arrêtés.Il s'agit des Frères KOURACHI

    Un numéro vert (08.05.02.17.17) a "été mis à disposition" et "activé" afin de recueillir tout témoignage sur cet attentat.

    <span id="mce_marker" data-mce-type="bookmark">&#200B;</span>

    EN DIRECT. Attentat à "Charlie Hebdo" : les frères Kouachi recherchés, 7 personnes en garde à vue

    L' Obs

    Saïd et Chérif Kouachi, sont activement recherchés alors qu'un troisième homme s'est rendu à la police à Charleville-Mézières. Jeudi a été "déclaré jour de deuil national". Suivez l'évolution de la situation en direct.

    Deux frères de 34 et 32 ans, Saïd et Chérif Kouachi, sont toujours recherchés dans l'enquête sur l'attaque contre "Charlie Hebdo" qui a fait 12 morts, mercredi. (FRENCH POLICE / AFP) Deux frères de 34 et 32 ans, Saïd et Chérif Kouachi, sont toujours recherchés dans l'enquête sur l'attaque contre "Charlie Hebdo" qui a fait 12 morts, mercredi. (FRENCH POLICE / AFP)
     

    Charlie Hebdo est un journal hebdomadaire satirique français. Largement illustré, il est fait de multiples chroniques et pratique de temps en temps le journalisme d'investigation en publiant des reportages à l'étranger ou sur des domaines comme les sectes, l'extrême droite, le catholicisme, l'islamisme, le judaïsme, la politique, la culture, etc. Selon Charb, directeur de la publication jusqu'en 2015, la rédaction du magazine reflète « toutes les composantes de la gauche plurielle, et même des abstentionnistes ».

     

     

    Histoire

     

    Prémices

    Articles connexes : Hara-Kiri (journal) et Charlie Mensuel.

     

    L'histoire de Charlie Hebdo trouve principalement ses racines dans celle d'un autre journal, Hara-Kiri. S'étant connus en collaborant au journal Zéro destiné à donner leur première chance aux jeunes talents, Georges Bernier alias le Professeur Choron, et François Cavanna lancent en 1960 le mensuel Hara-Kiri, « journal bête et méchant ». Choron (dont le pseudonyme dérive du nom de la rue du 9e arrondissement de Paris où était installé le siège du journal) est le directeur de publication. Cavanna, rédacteur en chef, rassemble progressivement une équipe qui comprend Francis Blanche, Topor, Fred, Reiser, Wolinski, Gébé, Cabu. Interdit de publication dès 1961, il reparaît pour être de nouveau interdit en 1966. L'interdiction est levée six mois plus tard. Lorsqu'il reparaît, certains collaborateurs ne reviennent pas, tels Gébé, Cabu, Topor, Fred. On remarque les nouveaux : Delfeil de Ton, Fournier, qui signe alors Jean Nayrien Nafoutre de Sayquonlat et Willem.

     

    En 1969, Cavanna, Choron et Delfeil de Ton lancent le mensuel Charlie3. Ce journal de bande dessinées était initialement la version française du mensuel italien Linus (du nom d'un personnage des Peanuts), qui publiait des séries américaines classiques et des BD contemporaines, à la fois françaises, italiennes et américaines4. La plupart des séries anglo-saxonnes étaient traduites par Cavanna à partir des traductions italiennes de Linus. Comme Linus, Charlie doit son nom à un des personnages des Peanuts, en l'occurrence Charlie Brown. Delfeil de Ton est pendant un an le rédacteur en chef de ce Charlie Mensuel et y publie, les introduisant ainsi aux adultes en France, les Peanuts de Charles M. Schulz (que le magazine Spirou avait déjà présentés en mini-récit à ses lecteurs, mais ceux-ci étaient des enfants).

    1969-1981

     
    François Cavanna, l'un des fondateurs de Charlie Hebdo

     

    En 1969, l'équipe de Hara-Kiri, rassemblée par Cavanna qui, tout en continuant le mensuel, décide de créer un hebdomadaire. Gébé et Cabu reviennent. En février 1969, Hara-kiri-hebdo est lancé. En mai 1969 il est renommé L'hebdo hara-kiri.

     

    En novembre 1970, le général de Gaulle meurt, alors que dix jours auparavant un incendie dans une discothèque à Saint-Laurent-du-Pont avait fait 146 morts. L'hebdo titre en couverture, de façon sobre, sans aucun dessin, « Bal tragique à Colombey - un mort ». L'hebdo hara-kiri est interdit de paraître par le ministre de l'Intérieur, Raymond Marcellin. Faisant fi de l'interdiction, l'équipe décide que le journal doit continuer à paraître et trouve la parade en changeant son titre : il devient Charlie Hebdo, en référence au mensuel Charlie. Le nouveau titre constitue également une allusion à de Gaulle. Charlie Hebdo continuera ensuite à paraître sous ce titre et ne reprendra pas l'une de ses appellations initiales L'Hebdo Hara-Kiri.

     

    Comme à l'époque de Hara-Kiri, le professeur Choron est directeur de publication, tandis que Cavanna est rédacteur en chef. Lors des dernières années de parution c'est « toute l'équipe » qui assure la rédaction en chef et Cavanna est nommé « ange tutélaire ». Vers 1977, le journal publia une chronique sur l'extrême droite de l'époque (le Groupe Action Jeunesse, le Groupe Union et Défense, les Groupes Nationalistes Révolutionnaires de base de François Duprat, appelés "greuneubeu", les Groupes de Base du Mouvement de Yves Bataille...) qui témoignait d'une objectivité et d'une connaissance surprenantes[réf. souhaitée].

     

    Le 23 décembre 1981, faute de lecteurs réguliers en nombre suffisant, la parution s'arrête au numéro 580. Un numéro 581 paraîtra un an plus tard en décembre 1982 pour commenter les incidents provoqués par les anciens membres du journal, dont le Professeur Choron, lors de l'émission Droit de réponse consacrée à la mort de l'hebdomadaire. Ce journal n'avait pas de revenus publicitaires, mais surtout pas assez d'abonnés Avant de disparaître, il lance un dernier gag, le quotidien Charlie Matin… qui ne paraît que trois jours de suite.

     

    Depuis 1992

    L'acte de naissance du nouveau Charlie Hebdo correspond à la démission de Philippe Val et Cabu de La Grosse Bertha à la suite d'un différend avec le directeur de publication Jean-Cyrille Godefroy et à leur désir d'avoir leur propre hebdomadaire. Au cours d'une réunion-repas, à la recherche d'un titre, Wolinski lança « et pourquoi pas Charlie Hebdo, le titre est libre ! » La proposition fut immédiatement acceptée8. Philippe Val, Gébé, Cabu et Renaud apportèrent le capital pour financer le premier numéro. Une société par actions fut créée, Les Éditions Kalachnikof. Ils en détiennent environ 80 % ce qui les rend quasiment propriétaires du journal et assure son indépendance. Renaud vendra ses parts à son départ du journal, et la veuve de Gébé les revendra pour 300 000 euros à la société.

     

    C'est ainsi que Charlie Hebdo nouvelle mouture est né en juillet 1992. Il bénéficia pour son lancement de la prestigieuse notoriété du Charlie Hebdo historique, d'autant plus qu'on y retrouvait les signatures vedettes des années 1970 : Cavanna, Delfeil de Ton, Siné, Gébé, Willem, Wolinski, Cabu et une maquette identique. Sont également présents Charb, Oncle Bernard, Renaud, Luz et Tignous. Il fut présenté et accueilli non comme un nouvel hebdomadaire mais comme la suite, la reparution de l'ancien. Le premier numéro s'est vendu à 120 000 exemplaires. Sur la page de une, la légende titre URBA, Chômage, Hémophiles, Superphénix, on voit en dessous François Mitterrand dire « Et Charlie Hebdo qui revient ! ».

     

    Le professeur Choron, à qui on n'avait pas proposé de poste par lui jugé acceptable, tenta pour sa part de relancer simultanément un Hara-Kiri hebdomadaire, où travaillait aussi Philippe Vuillemin, mais sa parution fut brève. Par la suite, il lancera La Mouise, vendu par des personnes à faible revenu (étudiants, SDF…) et leur assurant quelques revenus (initiative saluée d'ailleurs par Cavanna). Dans ce nouveau Charlie Hebdo, Philippe Val, Gébé et Cabu détiennent toutes les responsabilités. Philippe Val est directeur de rédaction, Gébé responsable artistique. Sous la direction de Philippe Val, le journal mène des combats rappelant la lignée contestataire d'extrême gauche. En cela, il se différencie de l'ancien Charlie Hebdo sans réelle ligne ni appartenance politique particulière, ce que le talent individuel reconnu de ses collaborateurs, rédacteurs et dessinateurs - humour corrosif, contestation efficace - et la stabilité de l'équipe renforçaient encore. Cette continuité et cette stabilité seront finalement malmenées. Plusieurs collaborateurs quitteront le journal ou en seront renvoyés. Les méthodes du nouveau directeur de rédaction du journal seront contestées au sein même de la rédaction, mises au jour parfois par plusieurs cas d'opposition ou de démission (Philippe Corcuff, Olivier Cyran, Lefred-Thouron ou François Camé, ainsi que des collaborateurs extérieurs réguliers…), voire de licenciements (par exemple le critique de cinéma Michel Boujut et l'actuelle collaboratrice du Monde diplomatique, Mona Chollet) à la fin des années 1990 et au début des années 200012.

     

    Une large diversité d'opinions s'y exprime cependant, montrant que n'y existe pas de ligne éditoriale de prêt-à-penser. Comme Hara Kiri (aujourd'hui disparu), Charlie Hebdo est associé à une rare liberté de ton, et ce en son sein même, Charb ne se privant pas par exemple d'éreinter le fumeur Siné, et ce dernier incitant à voter « non » au référendum de 2005 sur la constitution européenne alors que Philippe Val milite fortement pour le « oui ». Le journal est édité tous les mercredis et publie également un certain nombre de hors-séries à périodicité variable.

    2002-2004

    En novembre 2002, le chroniqueur philosophe Robert Misrahi publie une tribune sur l'ouvrage d'Oriana Fallaci La Rage et l'orgueil intitulée « Courage intellectuel » dans laquelle il fait un éloge de l'ouvrage. Il écrit notamment : « Oriana Fallaci fait preuve de courage intellectuel. […] Elle ne proteste pas seulement contre l'islamisme assassin. […] Elle proteste aussi contre la dénégation qui a cours dans l'opinion européenne, qu'elle soit italienne ou française par exemple. On ne veut pas voir ni condamner clairement le fait que c’est l’Islam qui part en croisade contre l'Occident et non pas l'inverse. »

     

    Cet article crée une polémique auprès de plusieurs associations qui estiment que l'ouvrage contient des propos racistes et le soutien de Misrahi à l'auteur italienne est vivement critiqué dans des publications comme Acrimed. La semaine suivant la publication de l'article, plusieurs lettres de lecteurs choqués sont publiées dans Charlie Hebdo et une réponse de l'hebdomadaire à ces courriers désavoue le chroniqueur. Après les attentats du 11 septembre 2001, Charlie Hebdo se désolidarise de certains courants d'extrême gauche qui, par antiaméricanisme, n'ont pas condamné les islamistes. Ces positions lui vaudront des relations conflictuelles avec cette gauche tiers-mondiste, en particulier, lorsqu'il dénonce la présence de Tariq Ramadan au FSE en 2003. Dans son éditorial du 15 novembre 2003, Philippe Val dénonce une « rhétorique immuablement semblable à celle qui innerva l’Europe d’avant-guerre » et qui, « a de quoi alarmer tous ceux qui savent comment meurent la paix et la démocratie ». Il affirme que Tariq Ramadan « est un propagandiste antisémite ». Il critique une partie de la gauche à qui il prête des positions antisémites au nom de l'antiracisme, se référant en particulier à la conférence de Durban en 2001 durant laquelle le sionisme fut assimilé à une politique raciste.

     

    Après le décès de Gébé, Philippe Val, toujours rédacteur en chef, lui succède comme directeur de la publication. La vente est d'environ 60 000 exemplaires[réf. nécessaire]. En décembre 2004, le sociologue Philippe Corcuff, chroniqueur depuis avril 2001, quitte Charlie Hebdo suite à des désaccords éditoriaux avec la direction et en particulier avec Philippe Val13.

    2006

     
    Des gendarmes protègent Charlie Hebdo à la suite de la publication des caricatures.

    Tandis que le tirage régulier est de 140 000 exemplaires, le 8 février 2006 160 000 sont publiés et vendus. Le journal procède alors à deux réimpressions et 400 000 exemplaires s'écoulent14. Cette semaine-là, Charlie Hebdo publie la série de caricatures de Mahomet du journal Jyllands-Posten. La semaine précédente, ces dessins avaient déclenché des protestations dans des pays à majorité musulmane après que des imams danois y avaient fait campagne contre elles. Certains voient dans cette démarche, une tentative d'augmenter l'autocensure pratiquée par des pays européens à propos de l'islam. Des organisations musulmanes françaises comme le Conseil français du culte musulman, ont demandé l'interdiction du numéro, qui contient également des caricatures de Mahomet dessinées par les collaborateurs réguliers du journal. Cette demande n'a pas abouti à cause d'un vice de procédure. Le président de la République, Jacques Chirac condamne par la suite ces « provocations manifestes ». L'affaire des caricatures amène la publication du Manifeste des douze le 1er mars 2006.

    Le 15 mars 2006, le ministère de la Culture organise une soirée en l'honneur du dessin de presse pour saluer les dessinateurs et caricaturistes après l'affaire en question. Plantu, Cabu, Wolinski et les plus jeunes Sattouf, Jul, Charb et Luz, tous les dessinateurs de Charlie sont particulièrement salués. Un hommage est adressé aux caricaturistes, occasion, un mois après la polémique suscitée par la publication des caricatures de Mahomet, d'entendre le directeur de cabinet du ministre, Henri Paul, réaffirmer leur statut d'« acteurs de la liberté », et d'apprendre la création d'une « mission pour la conservation et la valorisation du dessin de presse », parrainée par Wolinski. L'association des amis d'Honoré Daumier, avait inspiré l'événement.

    Libération publie des réflexions de plusieurs dessinateurs du journal, en réaction à cette affaire :

    Charb déclare : « J'ai vu les dessins, c'est énormément de bruit pour pas grand-chose. En France, je parle pour Charlie, on a publié des représentations du prophète qui étaient beaucoup plus choquantes que ce qui a été publié au Danemark. Une fois, une association musulmane très minoritaire et plutôt discrète a intenté un procès à Charlie parce qu'un dessin avait mis en scène le prophète. Ils sont allés en justice, ils ont perdu. À Charlie, avant qu'on soit embêtés par les musulmans intégristes, on a eu affaire à l'extrême droite catholique. Ça s'est terminé normalement devant les tribunaux, ils ont perdu et voilà. Ils attaquent pour tester en espérant gagner et que la législation change. Les juifs, on doit constater qu'ils ne nous font pas chier. Dans Charlie, on traite surtout de l'Église catholique parce qu'elle est encore très majoritaire ». Luz explique « en tant qu'athée, il est évident puisque l'on est dans un pays catholique que l'on va s'attaquer plutôt aux catholiques qu'aux musulmans, et plutôt au clergé, qui est le vrai représentant de cette aliénation, qu'à Dieu. Après, tout dépend du média qui porte le message. Quand c'est Charlie Hebdo, la critique ne porte pas sur les musulmans mais sur l'aliénation dans la foi ». De son côté, Jul explique également « c'est beaucoup plus facile de faire des dessins violents sur les chrétiens que sur les autres religions. Sans doute parce qu'on est dans un pays catholique. On ne peut pas taper sur une religion minoritaire comme on tape sur une religion majoritaire. Si l'hystérie provoquée par ces dessins est aussi forte, c'est aussi parce qu'il y a un racisme anti-arabe et anti-musulman en Europe. Mais je trouve totalement anormal que cette affaire ne se soit pas simplement réglée devant les tribunaux ».

    D'autres intellectuels comme le philosophe Michel Smadja dans le même journal, qui loue le travail de Charlie Hebdo, écrit à ce propos : « comment se fait-il que Charlie Hebdo et ses collaborateurs (dont Caroline Fourest) semblent un vivier d'intelligence du monde et d'honnêteté bien plus crédible que certaines unités du CNRS ? Peut-être parce que, dans la rédaction de ce journal satirique, on a conservé l'idée qu'être de gauche n'est pas une simple posture sociale, mais plutôt, avant toute prise de position, l'exigence de la lucidité ».

    2007-2009

     
    Ancien siège de Charlie Hebdo à Paris.

    Charlie Hebdo a été poursuivi par la Grande Mosquée de Paris, l'Union des organisations islamiques de France (UOIF) et la ligue islamique mondiale pour la publication de deux des caricatures de Mahomet du journal Jyllands-Posten ainsi que la une dessinée par Cabu représentant « Mahomet débordé par les intégristes » déclarant que « c'est dur d'être aimé par des cons » (Le Monde du 08/02/07). Le procès de Charlie Hebdo, qui s’est tenu au Tribunal de grande instance de Paris du 7 au 8 février, a abouti à la relaxe, requise par le procureur de la République, et prononcée le 22 mars. Joann Sfar a publié un compte-rendu du procès dans un de ses carnets. Le CFCM se déclara néanmoins pour sa part satisfait des attendus du jugement. La société éditrice de Charlie Hebdo, les Éditions rotatives, est bénéficiaire de 968 501 euros. Sur cette somme, 85 % ont été reversés aux actionnaires (Philippe Val et Cabu ont touché 330 000 euros, Bernard Maris 110 000 euros et Éric Portheault, responsable financier, 55 000 euros).

     

    En juillet 2008 éclate l'« affaire Siné », qui aboutira au licenciement du dessinateur (lire plus bas). En août, Charlie lance sa propre maison d'édition, Les Échappés, dirigée par le dessinateur Riss. Le 10 septembre, l'hebdomadaire lance son site Internet20. Le même jour paraît le premier numéro de son concurrent Siné Hebdo.

     

    Le 12 mai 2009, le journal indique dans un communiqué que Philippe Val quitte son poste pour rejoindre Radio France Le dessinateur et chroniqueur Charb devient le nouveau directeur de la publication et le dessinateur Riss occupe désormais les fonctions de directeur de la rédaction avec pour adjointe la journaliste Sylvie Coma. Le départ de Philippe Val, à la tête du journal (d'abord comme rédacteur en chef, puis directeur de la publication et de la rédaction) depuis 17 ans, ouvre une nouvelle ère. Dans l'éditorial du numéro 899 de Charlie Hebdo, Charb annonce un « Charlie 3 ». Riss affirme qu'« il y aura plus de dessins et les textes seront plus courts, mais c’est tout ». Pour Charb, « le principal changement c’est que Charlie ne sera plus associé à [Philippe] Val. (...) On a envie de renouer avec ce qui nous rassemble : le goût de la satire. »